‹ De la navigation de l'Amazone: réponse à un mémoire de M. Maury, officier de la marine des EtatsChapitre 11 sur 57 · AVIS · texte numérisé non relu

AVIS

Cet ouvrage n'a pas la prétention d'offrir le tableau intégral et complet de l'organisation actuelle de l'empire du Brésil. Ce n'est pas, non plus, un roman semé d'aventures personnelles ou un recueil d'impressions de voyage. Son but est moins ambitieux et plus positif, car il vise essentiellement à l'utile.

Pourquoi se le cacher ? la presse du Continent ^européen est aujourd'hui trop préoccupée de questions locales pour prêter une. sérieuse attention à ce qui se pass'e dans l'Amérique du Sud. La situation du Brésil est surtout l'objet des appréciations les plus erronnées. On croit généralement que, sauf les villes et les environs de Rio Janeiro, Bahia

et Pemambuco, cet empire est un vaste désert parcouru par quelques hordes de sauvages, et où la civilisation n'a pas encore posé le pied. J'avoue avec franchise que je m'étais moi-même laissé surprendre, jusqu'à un certain point, par cette prévention, et que j'éprouvai presque de l'étonnement à la vue des bateaux à vsfipeur qui relient entre elles aujourd'hui toutes les provinces du littoral brésilien, des lignes de fer qui étendent leurs réseaux dans l'intérieur, des villes et des colonies qui se fondent comme par enchantement, depuis les frontières de la Banda Orientale jusqu'aux régions que baigne la rivière des Amazones.

Un séjour assez long dans ces dernières contrées în'ayant mis â même de les connaître plus particulièrement, je conçus le projet de résumer mes observations dans cet opuscule, en y joignant quelques détails relatifs aux autres provinces où je m'étais twrrêté, et en reproduisant quelques documents statistiques officiels que j'ai eu Tavantage de pouvoir me procurer sur les lieux.

La persuasion m'est acquise qu'en l'absence d'un ouvrage du même genre, fait d'après une plus grande échelle, cet essai ne sera pas sans utilité pour la civilisation brésilienne, sur les progrès de laquelle il est temps d'appeler la sérieuse attention de l'Europe.

' Si, parce modeste travail, j'étais, d'ailleurs, assez heureux pour avoir servi le cause du conmierce, et celle, non moins précieuse, de la colonisation, il ne me resterait plus qu'à me féliciter de l'avoir entrepris.

A. DE BELMAB.

léCSKDBBS, MaBS, 1861»

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