FORCE PUBLIQUE DE TERRE ET DE MER
Garde Nationale. Dans un pays où les forces régulières sont peu considérables et stationnent sur des points extrêmement éloignés les uns des autres^ l'office de la garde^'nationale ne consiste pas, comme en d'autres pays, à jouer au soldat ou à, figurer pompeusement dans les fêtes publiques. Une pénible tâche incombe souvent à la milice citoyenne du Nouveau-Monde, et surtout à celle de l'Amazonie. C'est bien souvent sur elle seule que l'autorité se repose pour le maintien ou le rétablis-
sèment de Tordre et l'exécution des mesures nécessaires à la sécurité dn pays. Aussi, l'administration a-t-elle apporté toute sa vigilanœ à la rendre aussi nombreuse que possible.
Celle du Para se divise en 5 commandements ou divisions, comprenant un effectif, de plus de 20 mille hommes, distribués en 2 bataillons d'iurtillerie, 31 d'infanterie, 2 compagnies détachées et 3 sections de compagnie.
Malgré le difficulté de prévenir tous les abus dans un service qui embrasse tant de postes écartés, on peut dire que celui de la garde nationale du Para se fait généralement d'une manière satisfaisante.
Troupe de ligne : En 1860, celles qui stationnent dans le Para se composent de 3 bataillons d'artillerie et du lime d'infanterie, le tout formant un effectif de 855 hommes, officiers et soldats. Ces forces qui seraient réellement insuffisantes sans le concours de la milice nationale, sont encore diminuées par les détachements envoyés dans le Maranhâo. Elles sont sous l'autorité du commandant d'armes de la province.
Police : Elle forme un corps qui, au complet, devrait s'élever & 220 hommes. H n'était pourtant que de 167, en 1860. H est vrai que les autorités comme les particuliers n'ont qu'à se louer du zèle et du devoûment â la chose publique, dont paraissent animés tous les membres de ce corps, indispensable dans tous les pays.
Mabutb : La ville de Belem possède un arsenal de guerre, mais il est juste de dire que sa situation
le rend incommode, et que son approvisionnement est encore très-incomplet. Un décret impérial du 4 janvier 1835 a établi une Ecole d'élèves de Marine qui est, aujourd'hui dans un état des plus prospères, et qui a fourni déjà plusieurs sujets à la navigation, mais il est indispensable qu'elle soit puissamment soutenue par le gouvernement central pour doter le pays d'un établissement maritime du premier ordre. Le temps viendra, sans doute aussi, de remplacer par des édifices spacieux et mieux disposés les modestes constructions qui portent aujourd'hui à Belem le noA pompeux d'Arsenal de guerre.