‹ De la navigation de l'Amazone: réponse à un mémoire de M. Maury, officier de la marine des EtatsChapitre 42 sur 57 · TRAVAUX PUBLICS · texte numérisé non relu

TRAVAUX PUBLICS

En 1860, ils se poursuivaient sur une assez grande échelle. H suffira de relater ici les principaux. Ce sont pour Para: —

L'achèvement du palais de la présidence, un hôtel de la douane, la construction d'une caserne d'artillerie, d'une autre d'infanterie, d'un pont pour le service de la Douane, d'un édifice pour les

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séances de TAssemblée provinciale, du Tribunal et du Jury; rétablissement d'un marché public, la restauration du Jardin Botanique, la plantation de promenades, &c.

Four la province :

Etudes d'un chemin de fer d'une longueur de 25 lieues, devant aller de Belem à Bragance; érection de 4 petits phares dont il était de tout nécessité de munir les rives de l'Amazone dans des localités de Fanacuéra, Goiabal, Sutahy, et l'ile de Marianna ; la construction de 14,960 palmes carrés de quais, en grosse muraille avec revêtement de pierres taillées, pour protéger la ville de Santo- Antonio contre le choc des marées et les crues de l'Amazone ; une construction du même genre, et de 12,544 palmes cubes au dock du Beducto, travail difficile à cause de l'inondation du sol et de l'action des marées ' enfin, une foule de travaux de tout genre et de première utilité, exécutés le plus souvent par le corps des gardes champêtres.

La fortification de la ville d'Obidos attire surtout l'attention des autorités centrales et provinciales. On y achève en ce moment un nouveau fort qui mérite d'être visité par les voyageurs européens- Il est de form^ circulaire, avec des batteries à barbette, et s'élève au sommet de la colline où l'on à bâti Obidos, sur la rive gauche de l'Amazone. J'ai vu là, en 1860, 12 pièces de canon déjà placées dans les batteries ; elles étaient à la Fecksans^ 8 du calibre du 80, et 4 du calibre de 32. Le mur de revêtement était terminé ainsi que la barbette, la genouillère, le parapet, les orillona avec leurs bas-

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sîns, les banquettes lattérales, le carrelage en brique, la caserne, le logement du commandant, les magasins pour les munitions, le cellier et la cuisine.

n restait encore à faire les conduits pour Vé-^ coulement des eaux, ouvrage que la configuration des lieux rendait assez difficile ; le mur et le fossé du côté de l'est, le nivellement des terrains de l'ouest jusqu'à la hauteur des batteries, la construction de la soute aux poudres, l'a^îhèvement des peintures de l'intérieur et de divers autres ouvrage de détail, finalement, la démolition de plusieurs maisons se trouvant dans le périmètre du fort.

L'ensemble de ces dépenses était évalué à 28,000 francs.

L'ingénieur, auteur de ce système de défense de l'Amazone, qui, dans cet endroit n'a pas plus de 900 brasses de largeur, avait proposé de le compléter par la construction de deux autres forts. Un au bas de l'acropolis que je viens de décrire, afin de pouvoir fournir un feu à fleur d'eau ; l'autre sur la rive opposée du fleuve, afin de pouvoir croiser le feu des batteries. Ce moyen semblait le meilleur pour causer le plus de mal possible aux embarcations qui voudraient forcer le passage. Mais une plus exacte exploration des lieux a démontré que l'exécution de ce plan, d'ailleurs très-dispendieux, ne remplirait pas le but qu'on se proposait. Effectivement, il existe sur la rive droite de l'Amazone, en face d'Obidos, un immense amas d'eau appelé Lago Grande, communiquant avec l'Amazone par deux embouchures, une à 20 lieues au-dessous

d^Obidos, et l'autre à 8 lieues au-dessus. Or, ce lac étant parfaitement navigable par les embarcations qui n'ont pas un fort tirant d'eau, il est évident qu'il rendrait complètement inutiles tous les forts que l'on pourrait établir à Obidos. Ces considérations dit fait abandonner le plan de l'ingénieur.

Je n'entrerai pas dans de plus longs détais sur ce qui concerne la province du Para; ce que j'en ai dit me paraissant suffire x)our en donner une idée assez exacte à mes lecteurs. Un coup d'œil sur l'état financier de ce pays aurait pu trouver ici sa place, mais j'ai pensé qu'il était mieux de ne faire, à ce sujet, qu'un article relatif au même temps à la province du Para et à celle des Amazones, qui n'en est, à ATai dire, que la continuation.

HADTE-AHAZONE.

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