‹ De la nécessité d'un culte publicChapitre 3 sur 3 · SS · texte numérisé non relu

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leur conduite, vous sentez, Milord, que la religion ne peut être exposée à aucune injure; car l’envie et la jalousie ne lui feront point d’ennemis. Des hommes qui ne la regardent aujourd’hui que comme une invention humaine , n’oseraient l’offenser , quand même le Législateur n’aurait porté aucune loi contre les impies 5 la crainte seule de révolter les esprits et de se rendre odieux, les retiendrait dans le devoir. Mais dès que desprêtres profanes incommoderont la société par des prétentions injustes , par leur avarice , leur luxe, leur faste, leur oisiveté et leur gentillesse : dès que ne valant pas mieux que nous, iis nous choqueront également, par leur indulgence relâchée , et par l’amertume de leur zèle , comment sera-t-il possible d’établir une sorte d’alliance entre la religion èt la philosophie? Tant qu’on aura du bon sens, on sera indigné et scandalisé , et comment empêchera-t-on de tourner en ridicule des hommes qui ordonnent au nom de Dieu d’avoir des vertus dont ils ont un soin extrême de se préserver ? Quand leur conduite les aura rendus méprisables, il n’y aura qu’un public hébété et stupide qui pu isse les respecter ; et si 1$ public est hébété

et stupide, la république n’est-elle pas perdue? S’il reste quelque lumière, il ne tardera pas à s’élever des hommes irréligieux , qui auront l’audace d’attaquer la religion même , et de persuader aux personnes peu attentives que les vices des prêtres appartiennent à la religion ; on dira qu’elle ne peut faire que du mal, parce que ses ministres sont devenus incapables de faire du bien.

Pour faciliter l’accord de la religion et de la philosophie , j’ai encore quelques mesures à prendre 5 et je vous avertis que .la religion sera obscurcie et défiguréepar des superstitions insensées, si la société à laquelle vous donnez des Loix, ne cultive pas sa raison , et néglige ' de s’instruire par l’étude du droit naturel et de la morale dont nous parlions il n’y a qu’un moment. Si les laïques sont ignorans, le clergé sera tenté d’abuser de ses connaissances , et bientôt il ne se donnera pas la peine nécessaire pour devenir savant 5 l’ignorance va régner, et avec quelle facilité les pratiques les plus indifférentes , les plus puériles et les plus superstitieuses ne prennent-elles pas alors la place des devoirs les plus essentiels? c’est alors que pour satisfaire leur avarice et leur ambition, des

prêtres oseront vous dire que Dieu aime l’argent, et lui prêter leur colère, leur haine et leur emportement. Rien n’est plus aisé que de se persuader ce qu’on a intérêt de croire ; et bientôt des vices qu’on appellera des beaux noms de charité et de zèle , résisteront à toute la force des Loix.

Voyez avec quelle facilité tout s’altère et se corrompt dans l’ignorance , elle change en quelque sorte la nature des choses 5 et je ne vous en citerai qu’un exemple , mais bien propre à vous faire sentir l’importance de la vérité que je vous propose. C’était sans doute bien fait d’autoriser la piété qui portait les fidèles à visiter les tombeaux des Saints ; car il est naturel, qne s’occupant des vertus des hommes célèbres dont ils allaient honorer les reliques , ils conçussent un désir plus vif de les imiter. Ces sortes de pèlerinages produisirent un effet salutaire , tant qu’on les fit dans l’esprit qui les avait établis ; mais la ferveur des fidèles diminuant enfin de jour en jour, on ne jugea pas que ces pèlerinages devenaient plus rares , parce qu’on était moins pieux , mais qu’on était moins pieux , parce qu’ils étaient moins fréquens. Des Ecclésiastiques ,

peut-être zélés, vraisemblablement intéressés, mais sûrement ignorans , travaillèrent donc à. ranimer la foi des fidèles: ils songèrent à les tromper pour leur bien on ne parla plus que des miracles qui s’opéraient sur les tombeaux des Saints; et sans qu’on s’en apperçut , on prêtait à la religion le secours du qiensonge, Cette ferveur ne fut encore que passagère^ car il n’y a que la yérité dont, on ne se lasse jamais;, et pour ranimer la piété , il fallut donc, enseigner qu’avec le secours de ces pèlerinages on obtenait la rémission de tous ses péchés.

L’ignorance qui avait établi ce beau principe , ne manqua pas d’en conclure , que si les tombeaux des Saints avaient le privilège de purifier les âmes , la terre sainte devait avoir une vertu bien plus efficace et plus étendue. Voilà donc les voyages d’outre-mex à la

mode , et les prêtres les ordonnèrent comme

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les médecins ordonnent aujourd’hui les eaux de Spa et de Barège. De ce qu’il était si utile pour le salut d’aller visiter les lieux saints ? on en conclut assez naturellement qu’il serait encore plus méritoire d’en chasser les infidèles qui les profanaient. Voilà donc la folie des Croisades établies , et tous les principes du

droit des gens et des Nations anéantis. Mais ne croyez pas qu’on s’en tienne'là ; plus l’erreur à laquelle on s’abandonne est grande , plus les conséquences qu’on en tirera seront nombreuses. Puisqu’on efface les plus grands péchés en répandant le sang des infidèles , pourquoi la guerre contre les hérétiques ne serait-elle pas agréable à Dieu ? Pourquoi ne les dépouillerait-on pas de leurs biens? Pourquoi les Princes suspects d’hérésie resteraientils tranquillement sur leur trône? Si les Ecclésiastiques peuvent faire la guerre, pourquoi ne pourraient-ils pas faire des conquêtes? Puisque tout 'appartient à Dieu, pourquoi ceux qui le représentent ne seraient-ils pas les maître de tout ?

Mais si l’ignorance avilit et dégrade la religion , il y a, Milord, une science qui ne lui est pas moins funeste. Il fallait que les hommes qui ont établi des chaires et des docteurs en Théologie , ignorassent parfaitement la nature de notre coeur et de notre esprit. Ils ne connaissaient pas, sans doute, notre curiosité, notre présomption, notre audace, notre vanité , ni combien il nous paraît doux de régner sur les opinions. La religion ne peut être

enseignée avec trop de simplicité; et comment a-t-on pu se flatter qu’en établissant des disputes réglées entre les Théologiens , on parviendrait à faire triompher la vérité , et n’établir qu’une même doctrine? La véritable science de la religion, consiste à connaître ses dogmes et ses rites , et à les transmettre à ses enfans comme on les a reçus de ses pères. Dès que vous permettez aux Théologiens de ne s’en pas tenir aux leçons d’un simple cathéchisme , soyez sûr que toutes les Loix que vous ferez pour rendre utiles leurs controverses, ne produiront que des querelles dangereuses. Malgré vous, vos Théologiens se diviseront ; ils se haïront, ils se persécuteront pour la plus grande gloire de Dieu , ils se rendront mutuellement méprisables y et tandis que leurs argumens troubleront le monde, il ne pourra plus y avoir aucune union entre la religion et la philosophie. Plus les Docteurs seront divisés , plus la foi des gens d’esprit s’affaiblira ; il se formera des incrédules , et ils profiteront des divisions des Théologiens pour oser se montrer.

Cicéron veut, dans son Traité des Loix, que personne n’ait des Dieux à part, soit

nouveaux, soit, étrangers , pour leur rendre un culte particulier ; à moins qu’ils n’aient été authentiquement reconnus. Il a raison ; car , selon sa remarque , ces Dieux et ces cérémonies inconnus , qui ne sont avoués ni des prêtres , ni du sénat , doivent produire beaucoup de confusion dans le culte , et rendre inutile un des ressorts les plus puissans de la société. Il défend encore qu’on puisse vaquer à des sacrifices particuliers sans y appeler les ministres publics de religion. Le motif qu’il en donne , c’est que n’y ayant aucune sorte de religion , si elle est raisonnable , qui ne soit relative à quelque collège de prêtres publics , on ne doit point craindre d’y employer leur ministère. Ne1 pourrait- on pas ajouter qu’il serait dangereux de souffrir dans la République, des prêtres inconnus et clandestins ; puisqu’ils pourraient se soustraire à la censure des Loix et à la vigilance des Magistrats , et faire des fanatiques et des illuminés ? D’ailleurs , les prêtres anciens voyant diminuer leur considération par ces intrus , s’acquitteraient avec moins de zèle de leur devoir , ou abuseraient de leur crédit pour persécuter les partisans du culte nouveau. En effet, une

religion, telle que celle des anciens Romains, a beau être tolérante par sa naturelles prêtres ne souffriront jamais patiemment qu’un nouveau Dieu vienne leur débaucher leurs dévots : c est à quoi le Législateur doit pourvoir , et c’est en ménageant cette faiblesse de 1 humanité qu’on prévient les troubles.

Je dis donc que le Gouvernement doit être intolérant ; mais ne soyez pas effrayé , Milord, de cette expression ; par l’intolérance , je n’entends qu’une extrême attention à empêcher que la religion ne s’altère , ou qu’il ne s’en forme une nouvelle : et tout le monde sait , à l’exception de nos philosophes beauxesprits , que les Romains eurent cette intolérance, tant que I©ur République fut bien gouvernée. Mais une religion nouvelle s’est-elle formée, je dirai alors avec l’Auteur de F Esprit des Loix j qu’il n’est plus tems de la pi oscme, et qu il faut la tolerer. Si c’est une superstition qui puisse être dangereuse , ne lni opposez que de la douceur j ses abus mêmes éclaireront enfin les esprits } et des Loix trop sevères les attacheraient plus fortement à leurs erreurs. Si vous êtes assez mal hahile pour faire plaindre les Novateurs , s’ils peuvent

passer pour martyrs , vous augmenterez le nombre de leurs partisans. Quel avantage , d’ailleurs, trouvera-t-on à forcer des citoyens de trahir leur religion ? Des hommes qui n’obéissent pas à leurs consciences , obéirontils fidèlement aux Lois ? Au lieu de proscrire des malheureux qui s’égarent, voyez par quels moyens vous pouvez vous associer la nouvelle religion et lui faire aimer le Gouvernement. Si vous m’otez quelqu’un des droits qui m’appartiennent comme citoyen , ] aurai, lieu de me plaindre; je me méfierai de vous, parce que je croirai que vous vous méfiez de moi; je me rendrai vraisemblablement coupable , parce que je verrai que vous me regardez déjà comme tel. Dès qu’un Législateur est assez éclairé pour me tolérer , il doit m accorder tout ce qui ne blesse pas les bonnes moeurs et les principes du Gouvernement. Il doit protéger la nouvelle religion aussi sincèrement que l’ancienne ; s’il ne le fait pas , il en naîtra d’abord des plaintes, des muimuies, des reproches. Les scandales et les haines succéderont , et les citoyens seront armes les uns contre les autres.

La religion chrétienne est , dit-on , into-

îérante par sa nature ; mais entendons-nous ? je vous prie. Si on veut dire qu’ayant été donnés aux hommes par Dieu même , ses ministres ne peuvent adopter des erreurs contraires aux vérités qui leur sont révélées, ni admettre un nouveau culte, comme le pouvaient autrefois les Grecs et les Romains , on a raison ; mais qu’il y a loin de cette intolérance ecclésiastique à la tolérance civile et politique? Quoi ! parce que les Luthériens , les Catholiques Romains et les Calvinistes ne peuvent s’admettre mutuellement à leur communion , doivent-ils s’égorger? Dieu seul sait quelle punition mérite l’erreur de l’esprit ; mais la raison nous démontre que dans ce monde ce n’est point un crime digne de mort. Le Législateur peut-il se rendre coupable, quand il obéira à la Loi éternelle , qui ordonne aux hommes de s’aimer ? Je l’avoue, j’aurais quelque peine à croire que le Gouvernement fît une faute en

imitant la bonté et la patience de Dieu.

Plus le zèle que les ministres de la religion chrétienne ont pour le salut des âmes , «st propre à leur faire illusion , plus le Législateur doit être attentif à résister à cette sorte de séduction. Vous êtes destinés, doit-il

leur dire , à montrer aux hommes le chemin qui conduit au Ciel ; et quand vous avez prié Dieu d’éclairer par sa grâce ceux qui refusent de vous croire , votre mission est remplie. Voilà votre devoir; je vous exhorte à le remplir, et vous prie de me permettre de ne pas manquer au mien. Je suis Magistrat et non pas Apôtre. La paix, la tranquillité, en un mot, le bonheur de la société, voilà les objets que je dois me proposer; et je vous demande si je suis armé de l’épée pour punir des citoyens qui remplissent tous les devoirs que la Patrie exige d’eux, et qui pratiquent la religion qu’ils croient la plus agréable à Di eu. Que chacun s’en tienne aux devoirs de son état , et tout le monde sera heureux. Ne croyez pas que nos obligations soient opposées. Si je me livrais à votre zèle, je ferais haïr une doctrine que vous devez faire aimer. Je ferais une folie , puisque la vérité ne se persuade point par la force ; je servirais mal Dieu , puisque l’hommage d’un hypocrite qui trahit sa conscience ne peut lui plaire ; en associant à vos mystères des hommes qui en sont indignes, je profanerais une religion que vous voulez conserver dans toute sa pureté,

fet je me rendrais coupable de leur sacrilège. Je vous dois , il est vrai , ma protection ; mais m’égarer avec vous et par vos conseils imprudens , serait-ce vous protéger? Remarquez , au contraire , qu’en me bornant au bonheur temporel de la société , je vous donne une protection véritablement utile; c’est vous apprendre à ne pas obéir à un zèle indiscret qui vous rendrait coupables , et comme citoyens et comme ministres de la religion. Quand j’aurai consenti à vous faire détester et à me faire haïr moi-même par des Loix inutiles , injustes et sanguinaires ; pensez-vous que la religion s’en trouvera mieux , et que ses ennemis ne se multiplieront pas ?

Ces considérations sont d’autant plus importantes, Milord, et sont des principes d’autant plus certains , qu’on ne peut s’en écarter une fois sans tomber dans un abîme de maux d’où il est en quelque sorte impossible de sortir. Dès que le Gouvernement aura été assez malheureux pour faire un acte de persécution , vous verrez la religion dégénérer en fanatisme. Ne mettez jamais en opposition les Loix divines et les Loix humaines ; car les gens de bien qui croient entendre les or-

Rres de Dieu , n’obéiront pas à des hommes : et comme on se croit en droit de les persé-^ euter, ils se croiront en droit de se défendre. Alors , toutes les passions irritées et soulevées par les désordres que produit l’injustice , se porteront aux violences les plus abominables; et j’en appelle aux guerres de religion dont l’Europe a été désolée; à quelle vengeance, à quelle lâcheté , à quel crime , à quel forfaitles mains des fanatiques se refusèrent-elles ?

La rivalité des Princes du sang et des Guises n’aurait produit que des tracasseries de cour; si les violences de François Ier. et de son fils à l’égard des Réformés, ne les eussent invités à se précautionner contre les injustices du Gouvernement. L’ambition du Prince deCondé ne fut plus la basse et intrigante ambition d’un courtisan , quand l’Amiral de Coligny l’eut averti de joindre sa cause à celle des Calvinistes mécontens. Il étonna alors son ennemi qui fut réduit à paraître plus Catholique qu’il ne l’était en effet , pour se faire un parti et prévenir sa ruine. Le Roi perdit tous ses droits et tout son pouvoir, parce que sa persécution indiscrète avait allumé le fanatisme. Personne ne voulut lui obéir ; les uns l’accusaient d’etre

trop Catholique , les autres de ne l’être pas ' assez , et tous méprisèrent l’autorité royale. Vous vous rappeliez dans quelle faiblesse tomba le Gouvernement toujours obligé de faire la paix et la guerre, sans jamais pouvoir concilier des hommes qui croyaient ne pouvoir subsister qu’en exterminant leurs ennemis.

Telle est la malheureuse situation où se trouve un État , quand des religions se sont fait d’assez grandes injures pour en venir aux armes. Le passé donne des alarmes pour l’avenir , et la haine semble se produire incessamment. Il s’écoulera des siècles avant que le Législateur trouve les esprits assez lassés de leurs dissensions pour recevoir les principes d’une sage tolérance , qu ’il eût été d’abord si lacile de faire adopter. La ligue fut vaincue par Henri IV j et quelque envie qu’eût ce Prince d’établir une paix solide, il ne put procurer à ses sujets qu’une trêve. De combien de maux les hommes ont-ils donc besoin pour être sages? L’édit de Nantes , qui dans ees ^circonstances, était sans doute la Loi la plus raisonnable qu’on pût publier , ne contenta personne et laissa subsister les anciennes haines et les soupçons. La nécessité où Henri IV avait

été de se faire Catholique, était une preuve évidente qu’il n’était pas possible de faire une paix solide entre les deux religions. En forçant Henri IV à faire abjuration, les Catholiques

devaient se flatter qu’ils le forceraient encore,

lui ou son successeur j à servir leur haine; et les Calvinistes , témoins de ces sentimens , devaient être toujours prêts à recommencer la guerre , parce qu’ils n’étaient point assez stupides pour croire qu’on respecterait leurs privilèges. S’il paraissait facile de détruire des Protestahs, c’étajt une raison pour qu’on le tentât , si l’entreprise paraissait difficile, c’était une raison pour qu’on la crût nécessaire Ainsi

la guerre civile était inévitable, si le Gouver-

hemertt était encore aussi faible qü’il l’avait

été sous les fils de Henri II; ou bien il fallait

s’attendre à la révocation de l’édit de Nantes,

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si le Gouvernement avait de la force et de la vigueur. Quoiqu’il Arrivât , la France devait donc encore se sentir, sous les successeurs de

Henri IV , de la faute qu’avaient Faite' François I et son fils ; en donnant l’exemple de la persécution]

En Angleterre même , Milord , où sous les Auspices d’un sage Gouvernement, la raison

, . . . ( 5cf )

a- fait tant de progrès, combien ne retrouverez-, vous pas encore de traces de vos haines théologiques ? Combien n’a-t-il pas Fallu de teins y de guerre et de desastres avant que les Allemands aient pu réparer les torts que leur a faits leur intolérance? Peut-être même que lu feu des dissentions n’est pas entièrement éteint ; peut-être n’est-il que caché sous la cendre. Quelle longue suite de maux l’intolérance traîne-t-elle donc après elle, s’il est vrai que le Gouvernement établi par la paix de Westphalie n’ait pu dissiper entièrement les défiances et les haines des Catholiques et des

Protestans ’

{Ici se termine l’entretien philosophique sur la PUBLICITE DU CULTE. )

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