OBSERVATION I
Le nommé L. vient le 14 septembre 1926 à notre consultation, il se plaint de brûlures en urinant. L'examen décèle une urétrite blennorragique typique, le malade doit se marier huit jours plus tard, ses bans sont publiés. Nous lui interdisons d’une façon formelle le mariage. Il ne suit pas nos conseils. Deux mois plus tard, nous sommes appelé près de sa femme, nous diagnostiquons une salpingite. Malgré la promptitude de nos soins, la malade fit une péritonite et succomba quelques jours après.
b) La Syphilis
Voici cette terrible maladie, cette « grande avorteuse », cette gueuse qui pénètre lentement, sûrement dans votre sang, qui envoie, dans la profondeur de votre cerveau, de votre moelle, ses fidèles tréponèmes. Cette atroce maladie qui, non contente de faire de vous un fou délirant, fait de vous souvent un cadavre vivant, qui se putréfie un peu plus chaque jour, loin de disparaître, a fait pendant et depuis la guerre, de terribles ravages. La France lui fournit un tribut chaque année de plus de 140.000 victimes, si on compte les avortements, les mort-nés, les hérédo-syphilitiques, les paralytiques généraux pratiquement morts pour la société, les tabétiques, etc., etc., c’est pratiquement, plusieurs centaines de mille de victimes qu’enserre dans ses tentacules monstrueuses cette ogresse moderne.
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