‹ De la Nécessité du Certificat Médical PrénuptialChapitre 5 sur 26 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Sur le point de terminer nos études, au moment de prononcer nos vœux médicaux, ce n’est pas sans une certaine tristesse que nous regardons la route parcourue, ce n'est pas non plus sans une certaine angoisse que nous regardons la route à parcourir. Mais, fils de nos œuvres, c’est avec une certaine joie que nous voyons s’achever l'édifice de notre idéal, édifice construit de nos mains pierre à pierre. Parfois, las de notre rude travail, nous avons eu envie de lâcher notre truelle, et nous laisser aller au doux plaisir de la vie, mais une fidèle et douce compagne relevait notre courage ; et plus fort, nous reprenions notre labeur animé d’une foi nouvelle.

Aujourd’hui, nous avons fini notre vie d'étudiant et il nous faut envisager notre rude vie de praticien. La route à parcourir est encore longue, semée d’embûches, et lorsque nous réfléchissons à l’étendue de nos devoirs, des connaissances que nous devons posséder, nous sommes saisi d’une certaine angoisse, semblable au mineur qui à longtemps travaillé sous terre et qui, ébloui, se trouve soudain en pleine lumière. Mais si

SPAS

l’imnmensité de notre tâche nous effraie, n’avons-nous pas pour nous encourager la grandeur de notre profession ? Ÿ a-t-il quelque chose de plus grand que de secourir les malheureux et puis, quand les ressources de notre art, de notre thérapeutique sont vaines, n'est-ce pas une grande ressource de pouvoir encore consoler ? Que Dieu nous donne la force de mener à bien notre rude métier et lorsque seul dans les nuits glacées, dans les campagnes boueuses et sans lune, 1 nous donne encore la main pour gravir notre pénible chemin.

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