‹ De la Néphrectomie Primitive dans la Cure Chirurgicale des Grosses PyonéphrosesChapitre 11 sur 69 · CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR LES PYONÉPHROSES · texte numérisé non relu

CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR LES PYONÉPHROSES

L'étude complète, et détaillée des suppurations rénales avec rétention et distension, a été magistralement décrite par de nombreux auteurs. Nous nous bornerons done ici, à rappeler quelques notions pathogéniques, étiologiques, anatomo-pathologiques et cliniques indispensables, pour comprendre la conduite opératoire moderne, en présence d’une grosse pyonéphrose.

Pathogénie et étiologie

Pour qu'une pyonéphrose soit réalisée, 1l faut deux conditions primordiales, classiques depuis lontemps :

a) Infection, b) terrain favorable.

a) Infection : 1. Agent pathogène. Les microbes le plus souvent retrouvés par ordre de fréquence, sont : le colibacille, staphylocoque, entérocoque, bacille typhique et, plus rarement, gonocoque et anaérobies.

Associations du colibacille avec staphylocoque, et plus rarement, bacalle de Koch ont été signalées.

2. Porte d'entrée. La porte d'entrée est relativement facile à retrouver, lorsqu'il s’agit de staphylocoques, qui déterminent le plus souvent, une pyonéphrite et secondairement,

Henri

la rétention et la dilatation du rein, Sur 148 cas de pyonéphrites, Charles Motz a pu retrouver, dans 66 cas, un foyer suppuré, extra rénal : furoncles, anthrax, abcès multiples à staphylocoques, parotidite, angine, ostéomyélite, prostatite, etc.

Mais si la porte d’entrée est relativement facile à dépister, lorsqu'il s’agit de staphylocoques, il est beaucoup plus diflicile de s’en rendre compte, lorsqu'il s’agit de colibacilles, hôtes habituels de l'organisme, et le rôle du terrain favorable acquiert ici une importance capitale.

b) Terrain favorable : «En effet, il ne sullit pas, dit Gosset dans sa thèse, qu'un microbe arrive dans le rein, pour qu'il détermine une lésion », 1l faut qu’un certain nombre de conditions transforment le milieu en terrain favorable.

Le plus souvent, la localisation rénale est déterminée par rétention rénale antérieure : rein distendu des vieux urinaires, hydronéphrose, lithiase, néoplasme. La lésion rénale est primordiale et précède ici l’infection.

Dans UN REIN ANTÉRIEUREMENT SAIN, la localisation est déterminée par des causes adjuventes qu’on a invoquées depuis longtemps : congestion, traumatisme, refroidissement, suractivité fonctionnelle, etc., qui restent encore dans le domaine des hypothèses et qui n’ont Jamais pu être vérifiées. Dans un rein antérieurement sain, ces causes déterminent le plus souvent une pyonéphrite, c’est-à-dire, une néphrite suppurée et collectée, des abcès du rein qui constituent une variété de lésions bien individualisées et étudiées depuis longtemps. Il s’agit en effet, bien souvent d’une infection à staphylocoques ou colibacilles et les deux à la fois. L'Anthrax du rein a été décrit pour la première fois par J. Israël, en 1891. En 1901, le même auteur a consacré un chapitre important aux suppurations collectées du parenchyme rénal dans son Traité de Chirurgie Clinique des Maladies des reins. Ce chapitre, à été complété en 1925 avec la

ollaboration de W. Israël.

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