OBSERVATION N° VI
(résumée) L. Boy»
The Journal of the Americ. medic. assoc.’ de Chicago). Vol. XXXVII N° 15, 9 octobre 1926, p. 1214 à 1216.
Néphrectomie d'emblée pour pyonéphrose calculeuse. Mort.
Il s'agissait d’un fermier de 46 ans, atteint depuis 1 an, en apparence d’une gêne dans la région lombaire droite, avec pyurie, et conservation suflisante de l’état général.
A l'examen, l’auteur trouve une masse emplissant toute la moitié droite du ventre, du côté du bassin, assez mobile, et indolore.Les urines purulentes étaitent infectées de colibacilles. La radiographie confirmait le diagnostic d’une grosse pyonéphrose calculeuse. L'opération fit tomber sur une masse énorme de 20 X 20 X 25 centimètres environ, s’enfonçant dans le petit bassin, lipomateuse, impossible à énucléer. L’auteur tenta une néphrectomie sous-capsullaire mais dût bientôt se résigner à pratiquer le morcellement de la masse mêlée de calculs de pus et de matière friable sanguimolente sur laquelle le champs n'avait aucune prise. Il put, ainsi, recueillir 196 grammes de matière dont il a perdu plus de la moitié.
Hémostase fut surtout extrêmement difficile. A la fin de l’intervention, le malade était exsangue. Quant on a voulu tenter la transfusion on constata que les étudiants donneurs de sang étaient en congé de Noël. L’opéré mourut 15 heures après.
L'auteur se demande s’il aurait dû persévérer dans la ligne de conduite ou s’il n’aurait pas mieux fait en constatant les difficultés d’ablation de pratiquer d’abord une néphrostomie avec ablation des calculs pour tenter plus tard la néphrectomie. Il pense cependant que la large plaie rénale suintante et sanguinolente qu’il aurait du abandonner baignant dans l'urine et le pus aurait eu les mêmes suites désastreuses si même l’hémorragie primitive avait pu être
jugulée. C’est ce qu’il tentera néanmoins en pareil cas s’il se présente devant lui, à l'avenir.
Cette observation nous paraît extrêmement intéressante 2 . L L2 v et démonstrative en ce qui concerne la néphrostomie, qui
est une opération de nécessité lorsque la néphrectomie d’emblée paraît semée de difficultés techniques insurmontables. La conduite opératoire des chirurgiens doit s’oriénter vers la néphrostomie ou la néphrectomie d'emblée au moment même de l’intervention selon les conditions locales qui s’imposent.
OBSERVATION No VII (résumée) M. E. Cuauvin (Marseille) Communication à la Sté Fse dUrol. Séance du 20 mars 1933.
Pyonéphrose calculeuse chez un enfant de 11 ans. Néphrectomie. Guérison Il s’agit d’un garçonnet de 1 ans qui a été hospitalisé à l’hôpital de la Conception pour douleurs de l’hypocondre gauche et hématuries.
Gardé quelques jours dans ce service, il est adressé à l’auteur le 10 février.
L'enfant auparavant normal et sain, bien développé, de taille moyenne pour son âge.
Pas d’antécédents pathologiques particuliers.
Histoire clinique : hématurie sans cause appréciable, quatre mois auparavant se reproduisant presque chaque jour assez abondante.
Ïl y a un mois environ, les hématuries se sont taries, tandis que les douleurs lombaires gauches ont débuté. Ces douleurs d'importance variable suivant les moments, n’ont jamais affecté la ligne clinique des coliques néphrétiques, mais il semble qu’elles étaient régulière-
ment calmées par le repos. Pas de phénomènes de cystite. Pas de fièvre.
Du côté des autres organes, rien à signaler.
A l'examen, défense musculaire assez nette dans la région lombaire gauche. Il a été impossible de percevoir le rein, mais la pression appuyée à l’angle costo-vertébral éveille une douleur assez vive.
Les urines de quantité normale, sont peu colorées et très troubles. L'analyse y révèle le 13 février des traces importantes d’albumine, du pus, du sang, en petite quantité et quelques staphyloccoques.
La radiographie montre à gauche de la colonne vertébrale, en face de LIII, $e dessine une ombre apparemment calculeuse, 2 centimètres environ de l'ombre vertébrale et de volume d’une noisette. Pour identifier cette ombre, et pour la localiser avec précision l’auteur fait une wrographie intraveineuse (Ténébryl) qui à montré un rein légèrement augmenté de volume et à sa grande suprise
entièrement creusé de cavités pyonéphrotiques. Le calcul corres-
pondait à une image pyélique qui l’occupe tout entier. Autour de lui, disséminées en couronnes se tassent les unes contre les autres, des cavités calicielles dilatées.
Du côté opposé, le rein est de dimensions normales, ainsi que le bassinet très nettement dessiné.
Ces images, sont appréciables à la première radiographie, 5 minutes après l'injection. Elles sont encore très nettes à la troisième et dernière épreuve. Il existe donc un rein gauche et ce rein possède une bonne valeur fonctionnelle.
L'auteur dit : « je me suis autorisé après cette simple urographie de pratiquer une néphrectomie absolument indiquée pour la pyonéphrose lithiasique. Entre temps, le repos au hit avait fait disparaitre le sang dans les urines.
Analyse des urines globales le 17 février montra des traces d’albumine, du pus, l’absence de sang et de germes.
Le 21 février, intervention : anesthésie générale à l’éther. Lombotomie : découverte du rein volumineux, flasque, mou, assez diflicilement isolable dans sa gangue de périnéphrite seléreuse absence de la 12€ cote a facilité les choses et l’auteur dit qu'il a libéré sans trop de mal le rein malade. Ligature et section de l’uretère, puis du pédicule. Fermeture sur un drain.
Les suites opératoires satisfaisantes. Au bout de 48 heures, on retire le drain et le 109 jour, les fils, la plaie étant cicatrisée entièrement.
Depuis, le petit homme est en parfait état.
La pièce extirpée est une pyonéphrose typique et banale. La dilatation cavitaire intéressant surtout les cavités calcielles, le
bassinet est moulé sur le calcul qui l’enserre assez étroitement. L’uretère est normal.
La notteté des renseignements qu'a fourni le ténébryl, alors que la pyélographie rétrograde est peu aisée chez l’en-
fant, a pu autoriser de conclure à l'intégrité du refn opposé et a permis de pratiquer une néphrectomie d'emblée qui a donné un succès thérapeutique excellent.
OBSERVATION N° VIII (résumée) VinNTICI ET CONSTANTINES CO. Journal d'urol., 1930. Pyonéphrose. calculeuse g. avec cystite secondaire
M. R.. 46 ans, vient à l’hôpital Lariboisière le 24 février 1937 pour une pyurie très abondante, et cystite très intense.
La radiographie montre un calcul du rein gauche.
L'examen histo-bactériologique et examen fonctionnel :
Rein droit Rein gauche
Sang Pus très abondant Nombreuses cellules UÜrates de soudes
épithéliales Phosphate de chaux Nombreux cristaux d’oxalates Bactéries
de chaux Staphylocoques.
Urée : 15,18 Urée.:+3,79 Chlor. : 11,70 Chlor. : 7,01 PRSMP HSE TEE P.S. P. traces +2 =2 %
Intervention (Marion), le 9 mars 1927.
Néphrectomie gauche pour pyonéphrose calculeuse, sans aucun accident. Fermeture drainage.
À la coupe, gros rein avec calculs nombreux et des cavités énormes remplies de pus et de calculs ramifiés, très durs.
Les suites opératoires normales.
Le malade sort guéri le 29 mars.
Phénomènes vésicaux se sont amendés petit à petit.
Revue en septembre 1929 en parfaite santé. Les urines sont claires. Les mictions normales.
Le
1AÈES
OBSERVATION No IX (inédite résumée) Recueillie dans la Société de Méd. de M. MArioN
Pyonéphrose calculeuse gauche. Néphrectomie d'emblée, guérison.
La malade C. 1... Jane, 29 ans, entre dans le service de M. le Prof. Marion, le 15 janvier 1934, pour des douleurs lombaires gauche, pyurie extrèmement abondante, et amaigrissement considérable.
Au mois de juin 1933, la malade s’est aperçue qu’elle avait des urines très troubles ; en même temps elle ressentait une sensation de pesanteur, de gêne, dans la région lombaire gauche qui disparaissait au repos, pour réapparaitre lorsque la malade était fatiguée ou marchait. Le 8 décembre, survient une cerise très dou-
loureuse, fébrile, qui dure une quinzaine de jours. Depuis, la malade a continué à maigrir et présentait un état d’asthénie et de fatigue générale et n’était pas capable de faire le moindre travail. Léger état sub-fébrile, persistait. Les urines étaient extrêmement purulentes. Une radiographie était faite au mois de Janvier et on constate qu'il existe un calcul du rein gauche. Jamais d’hématurie.
À la palpation rénale, on ne sent pas de tumeur, mais, on réveille une douleur au niveau de la région lombaire gauche.
Le 18 janvier, une cystoscopie et examen fonctionnel sont pratiqués (Motz) : légère cystite du trigone, le reste de la vessie est sain. O. U. g. œdematié, O. U. d. normal.
Vessie Rein droit Rein gauche Urée’: 7er: 30 Assez nomb: polynucléaires Pus extrêmement abond. Chlor. : 7,61 Nombreux colibacilles Très nomb. colibacilles - B. S: P. 5 + 40 Urée:10gr..35 Pas d'élimination
"ADS Chlor. 8 gr. 19 à