‹ De la Néphrectomie Primitive dans la Cure Chirurgicale des Grosses PyonéphrosesChapitre 53 sur 69 · ARR · texte numérisé non relu

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le ballottement lombaire. Cette masse est douloureuse au palper. Les ürines sont troubles, la température, 3805.

Cystoscopie. Examen fonctionnel, montrent des lésions de cvstite du trigone. O. U. g. normal. O. U. d. œdématié, laissant sourdre de l'urine purulente.

Examen histo-bactériologique montre la présence de pus et colibacilles à droite — pas de pus — pas de mierobe à gauche.

Examen fonctionnel : On constate l'intégrité du rein gauche avée absence de sécrétions à droite.

Pvélographie droite : grosse hydronéphrose droite.

Azotémie : 0,415, Constante : 0,112.

Intervention (Dossot) le 23/7/31. On tombe sur une énorme hydronéphrose infectée de volume d’une tête d’enfant à terme, Ablation sans incident, fermeture de la plaie opératoire, drain, mèche ;

Suites opératoires simples, la température à 390 la veille de l'opération descend à 3709 le lendemain. Le drain mis dans la plaie lombaire donne abondamment du pus ; la malade est agitée, la température remonte à 399 le troisième Jour, puis descend progressivement à 3705. |

Le 27 juillet ablation du drain, température 3702,

Le 29 jrullet ablation de la mèche.

Amélioration rapide de l’état général, la malade ne souffre plus et déclaré se sentir très bien.

Le 2 août: ablation des fils, cicatrisation rapide. Diurèse-: 1500 grs. Les urines sont claires.

La malade sort la plaie cicatrisée le 16 août complètement guérie.

Des nouvelles reçues dernièrement sont excellentes.

OBSERVATION XXVIIT (inédite) (résumée).

Recueillie dans le service de M. le Prof. Lecuet.

La malade : Del... Claire, 26 ans, entre dans le sérvice de M. le Prof. Legueu, salle Laugier le 10 janvier 1930, pour des douleurs très violentes dans l'hypocondre gauche accompagnées d’un état fébrile marqué. Elle souffrait depuis quelqües temps, quelques

mois, de sensations de pesanteur dans la région lombaire gauche,

Sans que cette simple sensation de gène fut accompagnée d'aucun

phénomène urinaire. Puis, brusquement, quelques jours avant son entrée, à l'hôpital, les douleurs s’exacerbèrent, devinrent très vives et continuelles, et la fièvre s’éleva à 396, 406.

On ne relève aucun antécédent pathologique dans le passé de la malade en dehors de ces phénomènes. Pas de grossesse antérieure.

À l'examen, fièvre à 409, pouls 110 ; bon état général.

Une grosse masse volumineuse et douloureuse remplit la fosse lombaire gauche, descendant jusqu’à la crête iliaque. Parois contracturées, urines très troubles, pas de phénomènes de cystite..

On pose le diagnostic préalable de pyonéphrose gauche et on envoie la malade à la cystoscopie pour examen et cathétérisme du rein en rétention.

Examen cystoscopique par M. Fouquiau 11 janvier 1930 :

Vessie saine dans l’ensemble — dans la partie droite de la vessie, au-dessus de l’orifice urétéral 2 ou 3 petites taches ecchymotiques, À gauche, essai de cathétérisme : on ne monte pas au-delà de 15 centimètres et la sonde ne donne rien. La température à 40° pendant 24 heures, le surlendemain à 39°. Elle s’abaisse le 3€ jour à 38° pour remonter à 399 les jours suivants. La fosse lombaire est toujours très tendue.

Le 17 janvier, nouvel essai de cathétérisme gauche, on monte cette fois-c1 Jusque dans le bassinet. La sonde évacue une énorme quantité d’urines très purulentes.

Pyéloscopie gauche : montre après injection de 22 ec. d’iodure de sodium une volumineuse hydronéphrose. Absence complète d'évacuation. On a noté nettement le phénoméne de la neige.

. Examen fonctionnel et pyélographie droite : le bassinet du côté droit est normal avec cependant une évacuation un peu lente.

Rein droti Rein gauche Q. Q. cellules Nombreuses cell.

Pas de pus Nombreux polynucl.

. Pas de microbes Très nombr. cplibacil.

Urée : 25,34 Urée : 0,75 Chlor. 2,9 Chlor. 4,4

Constante : 0,069. Azotémie : 0,25.

Z. Mass. « / 10

La température oscille autour de 3895. La néphrectomie décidée est pratiquée le 20 janvier 1930. Sans incident suture des parois, des mèches et un drain.

Pièce : Gros rein uropyonéphrotique avec conservation minima du parenchyme — artère anormale, nette, évidente.

Suites opératoires excellentes. La température à 389 le lendemain de l'opération tombe à la normale le 3° jour. “

Le 23 janvier, ablation des mèches, et du drain. Cicatrisation rapide.

Le 29 janvier, ablation des fils, la malade sort guérie le 7 février.

La plaie presque complètement cicatrisée.

OBSERVATION No XXIX (résumée) A. BŒcKkEL

Jour. d'Urol., Tome XV, février 23. Pyonéphrose consécutive à une hydronéphrose congénitale, dilatatian totale des votes d'excrétion du rein droit.

Cette observation concerne un homme de 35 ans, qui est adressé à l’auteur par son médecin le 4 septembre 1922, pour douleurs lombaires du côté droit, datant de 6 mois environ.

Antécédents héréditaires sans intérêt. Dans les antécédents personnels, on relève une ostéomyéhte du fémur et du tibia gauche à l’âge de 15 ans. Cette affection a duré plus d’un mois.

En mars 1922, à la suite d’un refroidissement, le malade commence à ressentir dans la région lombaire droite des douleurs intermittentes prononcées surtout le matin au réveil, et qui disparaissaient presque complètement lorsqu'il se donnait du mouvement, peu à peu les douleurs deviennent plus vives, le malade souffre aussi bien le jour que la nuit. Au début, il fut obligé de garder le lit, ne pouvant presque plus marcher. Le mal ne faisant qu’empirer, il se décide à consulter le docteur Müller qui l'adresse dans le service de M. Bæckel.

État actuel : homme de petite taille, d'aspect chétif, assez bon état général malgré une légère fièvre vespérale oscillant autour de 380. En dehors de l'appareil urinaire tous les autres organes fonctionnent bien. Les douleurs accusées par le malade ont leur siège

dans la région lombaire droite avec irradiation dans la colonne vertébrale et le creux axillaire droit, pas d'irradiation vers l’uretère. Elles sont assez vives bien qu’intermittentes. Aucune douleur vésicale, mictions complètement indolores, n’a jamais expulsé ni gravier m sable.

. Depuis plusieurs années, le malade se lève en moyenne deux fois la nuit pour uriner ; depuis quelques jours, il présente aussi une légère pollakiurie diurne. |

A l'examen ; le rein droit est très augmenté de volume, douloureux à la palpation. Le pôle inférieur du rein gauche est évalement perceptible ; mais sa palpation ne révèle aucune douleur. Urètre libre, prostate normale, rien aux testicules, n1 aux épididvmes. Les urines sont uniformément troubles, leur quantité est assez variable tantôt normale tantôt exagérée ; l'examen histo-bactériologique révèle du pus en abondance, présence de colibacilles, pas d’hématies, pas de cylindres. |

Cystoscopie — bonne capacité vésicale. Muqueuse vésicale normale. O. U. g. normal ;

Le méat droit est dilaté et entouré d’une zone très congestionnée ; ses bords sont œdematisés.

Cathétérisme urétéral bilatéral :

La sonde rantène à gauche une urine claire, non purulente, stérile ‘avec 17 % d’urée. Ejaculation normale.

Capacité du bassinet gauche : 8 centimètres.

Ea sonde urétérale droite donne issue à une grande quantité d'urine très trouble, qui s'écoule à jet continu. Elle contient du pus, des cohibacilles, urée : 1,15 %.

20 septembre, urétéro-pvélographie bilatérale par le Docteur Weigel (bromure de sodium).

Le bassinet gauche normal. Dilatation énorme de l’uretère, du bassinet, des calices du rein droit.

29 septembre : azotémie 0,16 constante 0,072.

Le fonctionnement du rein gauche étant suflisant, la néphrectomie droite faite d'emblée est effectuée sans incident (voie lombaire) l’uretère très élargi, est reséqué sur une étendue de plusieurs centimètres. Drainage temporaire de l’espace périrénal. Suites opératoires normales ; cicatrisation rapide de la plaie. L’opéré quitte le service complètement guéri le 30 octobre.

L’examen de la pièce : le rein extirpé présente un volume double de celui d’un rein normal. Sa surface extérieure est bosselée.

À la coupe on voit que l'organe est réduit à une mince coque émettant des cloisons qui limitent plusieurs loges en renfermant du pus pur. Ces loges aboutissent toutes au bassinet qui est dilaté et rempli de liquide purulent. L’uretère s’insère à la partie inférieure de la poche. Très notablement dilaté il a la dimension d’un médius parois très amincies et lumière largement perméable. Sur toute l’étendue du trajet, on ne constate ni bride ni coudure.

Le malade revu quelque temps après était en parfaite santé.

OBSERVATION N°0 XXX (résumée) LepouTRe (Lille) Journal d'urol., 1930.

Hydronéphrose infectée, enectopie pelvienne. N'éphrectomie transpéritonéale. Guérison.

Mne D... Jeanne, 20 ans.-entre le 30 septembre 1930. Bien portante auparavant, depuis 5 à 6 mois. elle maigrit. À du pus dans ses urines, et fait des poussées fébriles.

A l'examen somatique rien de particulier. Au palper de l’abdomen et des régions lombaires, on ne sent rien. Les urines sont troubles uniformément dans Jes 3 verres. Il y a évidemment de la pvélo. néphrite mais on n'est pas orienté du côté malade.

La cystoscopie montre une vessie normale avec méats urétéraux normaux.

Le 15 octobre un cathétérisme de l’uretère droit donne des urines limpides. L’injection de 7 centimètres d’eau bouillie provoque des douleurs de distension du bassinet.

10 novembre, cathétérisme de l’uretère gauche ; il s'écoule une urine très trouble, en goutte à goutte continues comme dans l’évocation d’une poche de rétention. Injeetion de 30 cc d’une solution de collargol à 10 % ne provoque pas la moindre réaction. Ceci fixe le côté malade.

Le 14 novembre, radiographie négative au point de vue caleul.

Par cathétérisme avec une sonde opaque M. Lepoutre injecte 50 cc de collargol à 10 %.

LR RAS NE

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