‹ De la Néphrectomie Primitive dans la Cure Chirurgicale des Grosses PyonéphrosesChapitre 54 sur 69 · UN TER AT · texte numérisé non relu

UN TER AT

Radiographie montre une fosse lombaire vide. Le bassinet volu-

mineux se trouve dans le bassin presque sur la ligne médiane devant

-le promontoire. Du bassinet s'échappe un uretère fluxueux que l’on ne peut suivre qu’à la terminaison.

Urosélectan le 21 novembre montre parfaitement bien le rein droit sain, mais rien du côté malade. Cet examen n'aurait pas permis le diagnostic.

Se basant sur la pyélographie, M. Lepoutre pratique la néphrectomie transpéritonéale le 24 novembre non sans avoir injecté auparavant par prudence le 22 et le 23 novembre, 22 cc. de sérum anticohbacillaire de Vincent.

Intervention le 24 novembre 1930, en position déclive, laparatomie médiane. Dans le bassin à gauche du rectum, on voit une légère saillie « mais si, dit M. Lepoutre, je n’avais pas été prévenu par mes examens antérieurs, je l'aurais sans doute méconnu. »

Incision sur cette saillie du péritoine et on décolle de chaque côté. On se trouve en présence du bassinet et on rencontre bientôt l’uretère que l’on sectionne au thermo entre deux ligatures. Décollement du pôle inférieur du rein est facile, on le bascule vers le haut, Là on trouve trois pédicules qui paraissent venir de la bifurcation de l’aorte. Ligature de ces pédicules. Le rein enlevé on reconnaît son lit. Il est bordé en haut par l’artère iliaque primitive, en dehors par l’hypogastrique. Suture soignée du péritoine, fermeture de la plaie sans drainage ?

L’opérée a guéri très simplement. À part la réaction sérique qui fut légère, il n’y a aucune réaction générale n1 locale.

Pièce opératoire : le rein aplati en forme de galette, bassinet exe trêémement distendu est rempli de pus, au milieu duquel s’échappe

: l’uretère.

Cette observation nous paraît intéressante et à plusieurs titres. La pyélographie s’est révélée seule capable de faire le diagnostic avant l’opération. Ni le palper hypogastrique ni le palper bimanuel, même lorsqu'on était prévenu, n’a permis de percevoir la signification. Urosélectan dans ces cas, n’a pas rendu de grands services, et s’est montré comme ‘une méthode infidèle.

Au point de vue traitement, la néphrectomie par voie transpéritonéale, s’est montrée facile, malgré ses dangers. La voie sous-péritonéale est impossible et la troisième voie mixte par exclusion de Œhlecker n’a pas été pratiquée à cause de la facilité de la voie transpéritonéale qui d’ailleurs a été suivie d’un succès thérapeutique complet.

OBSERVATION No XXXI (résumée) Vixrici ET CONSTANTINESCO

Journat. Urol., février 1930, page 127

Hydropyonéphrose gauche avec cystite rebelle secondaire. Néphrectomie d'ensemble. Guérison.

Mme G... vient à l'hôpital au mois de juin 1929, pour une ceystite extrêmement marquée. Mictions 10 à 20 fois par jour.

Son histoire clinique date de quelques années. Elle a commencé à souffrir de la vessie en 1921, dans des circonstances mal précisées.

La malade se rappelle que les urines étaient très troubles contenant du pus et du sang.

Le traitement (urotropine, huile goménolée dans la vessie), ne donna aucun résultat, la malade vient à Paris pour consulter M. le Prof. Marion. La capacité vésicale ne permet pas de cathétérisme

urétéral. La malade est mise au bleu de méthvlène, d’ailleurs sans amélioration.

M. le Professeur Marion lui fait mettre alors du radium dans la vessie qui apporte une amélioration mamifeste des phénomènes vésicaux (mictions toutes les heures). La radiographie étant négative, la malade recommence à souffrir, on lui donne du bleu de méthylène par voie buccale et de l’argyrol en injections vésicales.

En 1923, la malade commence à souffrir du rein gauche.

Une cystoscopie pratiquée en 1924, montre des lésions de cystite aiguë. On lui prescrit des injections vésicales au nitrate d’argent à 1 pour 50, après injection de la morphine et du collargol à 2 ‘%..

Sr

CLHSTES

À la suite de ce traitement, la malade remarque une amélioration qui n’est pas d’ailleurs de longue durée.

Nouvelle cystoscopie en 1925 par M. Marion. La vessie présente des taches ecchymotiques et de la congestion du bas-fond. Malgré le traitement par nitrate d'argent en injections vésicales, (2 % — 20 cc), l’état empire ; les troubles sont plus accentués au moment des règles.

Une cystoscopie en 1926 pratiquée le 4 mai, montre une vessie avec des points rouges et le cathétérisme donne les deux reins égaux en fonctions, mais avec du pus du côté gauche.

La malade continue à vaquer à ses occupations tout en souffrant de la vessie.

En 1927, à la suite d’une grippe de forme gastro-intestinale, la cystite devient très accentuée, et un mouvement fébrile apparaît. La malade entre à l'hôpital.

On essaie un cathétérisme urétéral. On réussit à passer une sonde dans le rein droit, l’o.u. gauche fut impossible à cathétériser à cause des lésions vésicales.

Examen fonctionnel et histo-bactériologique : 14 juin 1926. (707).

Rein droit Rein gauche Sang en petite quantité (Sonde vésicale) Pus. . Nombreuses hématies Colibacilles : Pus extrêm. abond.

Colibacilles.

Urée : 11,13 Urée : 5,82 Chlor. : 4,68 Chlor. : 4,68 PS PES NO 43 0 P. S. P. : traces.

Le cathétérisme montre un rein gauche déficient avec un très bon rein droit.

L'opération du 19 juin fut pratiquée par M. le Professeur Marion.

Néphrectomie d'emblée. Sans incident. Le rein extirpé montre à la coupe une grosse dilatation des calices, avec une coque enr fiante des substances rénales.

Les suites opératoires furent normales. La plaie fut cicatrisée en 10 jours.

En ce qui concerne la vessie, la malade continua à souffrir pendant les premiers 7 jours, qui suivirent l’opération, mais ensuite, les mictions commencèrent à s’espacer petit à petit, et la malade

LABS

au 15€ jour après l’opération pouvait conserver ses urines Sans le moindre effort pendant 3-4 heures.

Les urines commencent à s’éclaircir.

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