‹ De la Néphrectomie Primitive dans la Cure Chirurgicale des Grosses PyonéphrosesChapitre 55 sur 69 · IV. — PYONÉPHROSE ET PYONÉPHRITE · texte numérisé non relu

IV. — PYONÉPHROSE ET PYONÉPHRITE

OBSERVATION No XXXII Nora

In Pyonéphrites de Ch. Morz (obs. 104). (résumée. Pyonéphrite et pyonéphrose

M. T.. consulte le 22 janvier 1931 pour phénomènes de cystite d’une violence rare. Température élevée, douleurs lombaires droites. Pollakiurie diurne et nocturne (toutes les 10 minutes). Ténesme dans l'intervalle. Il souffre mais peu dans la région lombaire droite. Fièvre à 400 le soir, 3805 le matin.

État général très touché : allure infectée.

L'examen histo-bactériologique des urines totales le 23 janvier 1931 donne : hématies, pus extrèmement abondant, pas de microbes.

Traitement médical institué, sonde à demeure ne donne aucune amélioration. Fièvre à 400 persiste. |

le 28 janvier 1931, division sous-anesthésie général. Très faible capacité vésicale, on ne peut pénétrer dans l’uretère droit.

Vessie — Rein droit Rein gauche

Pus extrêmement abondant Pus sans microbes.

Pas de microbes

Grosse déficience rénale droite. L’uretère gauche n’ayant pas été pénétré, 1l est possible qu’une filtration gauche puisse revendiquez ce que l’on a trouvé dans la vessie.

On pense à une tuberculose bi-latérale avec infection secondaire sur le rein droit. On institue une thérapeutique désinfectante pendant 10 Jours. La température persiste à 390-400. L'état décline rapidement, cependant, les douleurs droites s’accentuent et l’on perçoit à la palpation une masse nette de ce même côté.

À ce moment, apparaissent des signes pleuro à la base droite, et. on se demande si l’on n’est pas en présence d’une granulie. Une consultation avec un phtisiologue élimine cette hypothèse.

On se décide à intervenir du côté droit, soit pour pratiquer une simple néphrostomie, ou si possible la néphrectomie d'emblée selon les circonstances.

Opération : le 12 février 1931. Enorme rein droit, avec périnéphrite uretère normal. Néphrectomie d'emblée, la pièce gros rein avec abcès corticaux et médullaires ouverts dans le bassinet.

La culture du pus des abeès permet d'identifier le colibacille à l’état de pureté.

Suites opératoires : chute de la température le soir. Guérison rapide, per primum. Les urines restent troubles pendant trois semaines et deviennent absolument claires ensuite.

Malade revu le 8 mai 1931 en parfait état, il a engraissé de plusieurs kilogrammes. Urines parfaitement limpides.

Observation XXXIII

ALEexAaNDRi, de Rome. (In « Pyonéphrites » de Ch. Morz. Obs. LXXX) Pyonéphrite-Pyonéphrose.

C... Guidot, âgé de 43 ans, entre à la clinique le 24 mars 1930. Le malade ressent depuis 2 ans, des sensations de brûlures à la miction et de la pollakiurie, mais pas de douleurs lombaires. Il a présenté une hématurie transitoire qui ne s’est répétée qu’une fois avant son entrée à l’hôpital. À son admission, le malade se présente avec un bon état général. L’examen ne donne aucun signe objectif. Les reins ne sont pas perçus à la palpation qui ne réveille aucune douleur. Les urines fortement albumineuses se montrent purulentes avec des polynueléaires altérés, des longs bacilles disposés en chaînettes et de

coccis. Pas de B. K.

La cystoscopie montre une vessie de capacité réduite, (120 grammes) ; une plaque de cystite localisée en arrière de la bulle d'air, une autre plaque avec œdème près de l’orifice urétéral gauche. O. u. droit est normal et fonction bien. L’élimination de l’indigo carmin se fait normalement à droite. Tandis qu’à gauche, l'élimination est encore nulle au bout de 42 minutes. La radiographie élimine la pos-

sibilité de lithiase. L'épreuve à l’urosélectan montre le bassinet et

l’uretère gauches très dilatés. À l'intervention, le rein gauche est fortement augmenté de volume avec quelques bosselures. L'uretère

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