‹ De la Néphrectomie Primitive dans la Cure Chirurgicale des Grosses PyonéphrosesChapitre 9 sur 69 · Mass · texte numérisé non relu

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cholécystite, disait Gosset dans sa thèse, une collection suppurée réclame le même traitement immédiat : évacuation large ».

Donc, nous disons avec lui, que lindication opératoire découle de la non-évacuation du pus. C’est au chirurgien urinaire que revient la tâche diflicile par une intervention chirurgicale d’arracher le malade à une mort certaine.

Gosset (1), dans sa thèse, proclamait en 1900 :

« Le seul traitement chirurgical des pyonéphroses, €’est l'intervention sanglante : Néphrostomie où néphrectomie. C’est systématiquement à la néphrostomie qu’il faut recourir, quitte à pratiquer plus tard l’ablation du rein malade, s’il vient d’être prouvé que sa valeur fonctionnelle est nulle ».

Depuis, l'indication opératoire n’a guère changé : lintervention sanglante reste le seul moyen eflicace dans le tratement des grosses pyonéphroses, mais actuellement, l’urologie moderne possède, dans son arsenal instrumental des armes beaucoup plus puissantes ; des méthodes d’exploration de l’appareil urinaire d’une précision plus parfaite et d’une application chnique plus facile pour l’urologue et moins pémible pour le malade.

Les méthodes chirugicales elles-mêmes, allant toujours vers le (mieux chirurgical », müûries par l’expérience et perfectionnées par les progrès techniques sont appliquées maintenant avec plus de simplicité pour le chirurgien et plus de sécurité pour le malade ; le résultat final naturellement est meilleur et la mortalité opératoire moins lourde.

Dans un service d’urologie moderne comme le service de notre Maître, M. le Professeur Marion à l'hôpital Necker, on peut déterminer d’une façon rigoureuse, avant toute opération sur le rein, les données indispensables énumérées plus haut, et seulement après, on a le droit scientifique de conclure sur le choix de l'intervention.

(1) Gosser. — Etude sur les pyonéphroses, Thèse de Paris, 14900.

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- Durant notre séjour à la Clinique Urologique de Necker, profitant de l’enseignement Imcomparable, de-nos Maîtres éminents M. le Professeur Legueu et ensuite M. le Professeur Marion, 1l nous a été donné d’observer un certain nombre de pyonéphroses et d'assister à leur traitement chirurgical. Nous avons pu suivre nos malades et juger des résultats immédiats et éloignés des interventions pratiquées.

Le nombre des observations que nous avons pu colliger pour apprécier les résultats de la néphrectomie d'emblée, s'élève à 50, dont 17 sont inédites.

La plupart des observations ont été recueillies par nous à la ehinique urologique de Necker et rapportent la majorité de ces opérations pratiquées pour pyonéphrose dans le service depuis ces deux dernières années.

Nous ne pouvons, malheureusement, les publier toutes, car celles qui restent sont incomplètes il leur manque des renseignements précieux et nous n'avons pas eu la possibilité, malgré notre bonne volonté, de nous mettre en rapport avec les malades.

Nous basant sur ces. documents, sur les excellentes leçons de nos deux Maîtres, sur les observations publiées dans ces dernières années, et sur les opinions de nombreux auteurs, nous cherchons dans ce travail à préciser les indications opératoires dans les pyonéphroses quelle que soit leur forme étiologique et surtout de faire valoir lès avantages incontestables immédiats et éloignés de la néphrectomie d'emblée, chaque fois qu’il y a la possibilité de la tenter.

Nous avons constaté que la néphrostomie, opération de nécessité, conserve sa valeur, quand on ne peut vraiment pas agir autrement. |

Sous ses allures bénignes, et ses apparences simples, elle ne l’est guère souvent plus que la néphrectomie primitive, et bien des fois si cette opération de simple drainage donne une amélioration passagère, le pus s'écoule mal, la fièvre se

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rallume, et l’on est obligé de faire la néphrectomie secon daire, qui comporte parfois des difficultés insurmontables, , sans compter que l’on ajoute l’un à l’autre, deux chocs opératoires, deux anesthésies et que la seconde opération est souvent pratiquée sur un malade plus affaibli encore. Donc, la néphrostomie manque souvent son but primordial qui est de drainer la rétention septique et d’améliorer l’état général et rejette ainsi sur la néphrectomie secondaire toutes les difficultés. Cette dernière opération devient une opération grave, difficile, comportant une lourde mortalité opératoire.

D’autre part, les malades, dont nous rapportons les observations, malades dans un état alarmant, en proie, avant l'opération à une cachexie infectieuse, que l’on croyait souvent trop faibles pour subir une néphrectomie d'emblée (opération considérée comme trop hardie) laquelle, tout en supprimant la collection purulente et le rein altéré, qui devenait dangereux pour son congénère, à permis aux malades de conjurer le danger, et de présenter des suites opératoires des plus simples, une amélioration rapide de l’état général, une guérison presque immédiate et définitive, faisant croire à une véritable résurrection.

Nous n’avons pas la prétention de fixer ici les règles défimitives du traitement chirugical des pyonéphroses qui est souvent une question d'espèce et d'appréciation personnelle, et, en pratique, c’est souvent à l'intervention que sera posé le bilan exact des lésions, et que l’on prendra la décision d’un simple drainage ou d'une exérèse radicale, mais en apportant ici quelques données cliniques et techniques, nous espérons contribuer par ce travail, à préciser les avantages réels qu’on peut tirer de la néphrectomie d'emblée, dans la cure chirurgicale des grosses suppurations rénales, chaque fois qu'il y a la possibilité de la tenter.

C’est en écoutant nos maîtres, insister à chaque occasion sur cette question, et sur leurs conseils que nous avons pensé à

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faire notre thèse sur ce sujet, qui est le résultat de l’enseignement reçu à la clinique urologique de Necker.

M. le Professeur Chevassu qui nous a fait le grand honneur. de vouloir bien accepter la présidence de cette thèse fut pou nous, le premier Maître en urologie et durant notre séjour dans son service à l’hôpital Cochin en 1929 et 1930 par sot: enseignement éclairé et sa bienveillante attention, nous a dirigé le premier vers cette spécialité.

De plus, au cours de cette même année, bien difficile pour nous, car nous avons dû subir une maladie grave, M. le Professeur Chevassu s’est montré d’une rare bonté à notre égard, en nous prodiguant ses inappréciables soins éclairés qui ont abouti à notre rétablissement et nous ont permis la continuation de nos études.

Nous sommes heureux et très ému de pouvoir enfin, à l’occasion de la soutenance de cette thèse, lui exprimer toute notre gratitude et lui témoigner notre vive admiration.

Durant notre séjour à la Clinique urologique de Necker, ce Centre d’urologie française et mondiale, dans le service de M. le Professeur Legueu en 1932 et en 1933 et ensuite avec M. le Professeur Marion à partir du 1% octobre 1933, nous avons eu le grand honneur et la chance inappréciables de pouvoir profiter par la suite, de l’enseignement incomparable de ces deux autres Maîtres éminents de l’urologie moderne.

M. le Professeur Legueu fut le premier à guider nos pas incertains dans le choix si difficile d’un sujet de thèse, ex avec sa maîtrise personnelle si extraordinaire, jointe à la clarté saisissante de son enseignement, nous a facihité dans la plus large mesure l'élaboration de ce travail qui ne fait qu’exprimer les idées directrices de l’enseignement acquis dans son service.

Maître-indulgent, ami de ses élèves, il a toujours cherché à pousser les jeunes aux recherches personnelles, à provoquer chez eux l’éclosion des idées nouvelles qu’il examinait

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