CONCLUSIONS
I. La néphrotomie s'impose d'urgence dans les cas d'anurie par obstruction d’un uretère, un des deux reins étant absent congénitalement ou détruit ou atrophié ou encore sain, mais inhibé par acte réflexe. Il était nécessaire de mettre en relief cette indication restée longtemps méconnue et encore un peu trop oubliée de nos jours.
II. L’urgence de la néphrotomie dépend de la gravité de l’état général. Néanmoins en présence d’une anurie persistante sans grands troubles généraux ou d’une anurie à répétition, cette intervention serait légitime.
HI. Il faut toujours inciser le rein douloureux. Si le malade a antérieurement souffert dans les deux côtés, il faut opérer sur celui qui a été ou est encore le siège de la dernière crise néphrétique.
IV. La néphrotomie ainsi faite est une excellente opération. Aussi indiscutable que la trachéotomie ou l’anus contre nature, elle a été trop rarement pratiquée.
DE V. Mise en parallèle avec l'abouchement de l’uretère à la peau de la région lombaire, elle a ’avantage: a) De porter à coup sûr au-dessus de l’obstacle ; b) De permettre l’ablation de ce dernier si c’est un calcul ; c) D'être plus simple et d'éviter l’infiltration d’urine.
VI. Cependant dans les cas rares où on aura diagnostiqué un obstacle siégeant à la partie inférieure de l’uretère on pourra recourir à la création d’un méat lombaire artificiel, mais en sachant bien que, si l’on supprime les chances de mort par hémorragie, on crée un infirmité permanente, une fistule lombaire.
Vu, bon à imprimer :
LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE, TRIPIER. Fu, bon à imprimer :
LE DOYEN, LORTET.
Vu, bon et permis d'imprimer :