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puis, elles ont €6t6 toujours très régulières jusqu'à ces dernières années où elles sont devenues moins. abondantes; jamais d'aménorrhée complète.
Histoire de la maladie. — Jusqu'à l’âge de 19 ans, la malade nous paraîl avoir joui d’une santé relativement bonne; sa nature alors vigoureuse, lui rendait facile son travail de couturière, malgré qu’elle veillait assez souvent, très tard dans la nuit. Elle avait 20 ans lorsque sa mère tomba malade de la variole; elle fut sa garde-malade, se surmena pendant les 3 mois que dura cette ma-
ladie; sa mère guérit, mais la santé de Thérèse déclina rapidement;
elle commença par se plaindre d'inappétence, de faiblesse, de cour-
batures d'insomnie, mais elle put cependant continuer-son métier de tailleuse
Vers cette même époque, la mère d'une de ses camarades d’atelier mourut de bronchite chronique. Elle fut voir la morte, « qui, nous dit-elle, reposait sur son lit, le visage violet et bouffi, En voyant ce visage, j'eus l'impression que cette femme était morte élouffée, » Elle en éprouva une grande émotion, Elle sort de chez son amie, bouleversée, et dès lors, l’image de la morte se dresse sans cesse devant ses yeux; l'idée de cette asphyxie s'implante dans son esprit, et malgré les efforts désespérés qu'elle fait, pour la chasser, elle devient sa préoccupation de tous les instants, Bientôt elle reporte cette idée sur elle-même; elle va mourir étouffée, asphyxiée comme la mère de son amie; elle sent même qu'elle étouffe de jour en jour, et le dénouement fatal est proche, car son état de faiblesse ne lui permet pas d'opposer la moindre résistance, Cefte peur d'étouffer la poursuit toute la journée, mais aux approches de la nuit, elle devient une véritable torture, l'obscurité porte cette phobie à son paroxysme et la malade passe ses nuits à demi assise sur son lit, avec auprès d'elle et à portée de sa main, une lampe allumée.
Elle n'ose plus descendre dans une cave, aller dans un endroit sombre, même avec une lumière, car, dit-elle « si la lumière s'éteint, c’est fini aucun moyen de résister à l’étouffement. »
En même temps la santé de Thérèse devient de plus en plus mauvaise; elle dort mal, se couchant tard pour abréger autant que
possible la durée de la nuit si terrible pour eile; s’agitant dans son lit
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