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elle attend le sommeil pendant de longues heures, -ruminant sans cesse cette idée que l'asphyxie peut l'emporter subitement sans qu’elle ait le temp; d'appeler au secours. Lorsqu'elle s'endort, il est ordinairement 2 ou 3 heures du matin; son sommeil est troublé par des rêves fréquents, rarement professionnels, le plus souvent pénibles, avec des visions tristes. Son sommeil dure à peine 4 et 5 heures et elle se réveille la tête lourde, brisée de fatigue.
Elle mange très peu maigrit rapidement et elle a même peur que son intestin devenu trop petit, ne puissé contenir les aliments, ou les laisser passer; ils vont s'arrêter et elle étouffera encore par ce moyen.
Elle éprouve des vertiges avec la sensation que le sol se déplace sous elle: vertiges coïncidant avec des sifflements d'oreilles, des bourdonnements plus accentués à gauche; son acuité auditive diminue et elle ira s’affaiblissant par la suite.
Tout travail lui devient impossible; toujours en proie à mille malaises se croyant perdue, elle consulte suecessivement plusieurs médecins. Six reçurent sa visite à différentes époques, chacun preserivant un traitement, que la malade suivait, parait-il, très rigoureusement; surtout des toniques, des injections de eacodylate de soude, de l'hydrothérapie. Il y eut des améliorations passagères, mais la guérison tant souhaitée par la malade, ne se produisait pas.
Telle est l’histoire de la malade jusqu'au mois d'avril 1907, époque à laquelle Thérèse vint une première fois à la consultation de M. le professeur Régis; après examen, M. Régis conseille un séjour de quelque temps à l'hôpital, mais il se heurte à un refus catégorique de la part de la mère de la malade qui l'accompagne; cependant, quelques jours après, à la suite d'une nouvelle consultation, Ia malade se décide à entrer, à l'hôpital où il nous est permis de Fexaminer le 8 mai 1907.
Examen de la malade. — Nous nous frouvons en présence d’une femme qui paraît triste, abaltue, occupée cependant à des travaux d’aiguille, Lorsque nous fF'interrogeons sur son état, elle quitte son travail et se montre d'une loquacité frappante; pour nous parler de ses différents malaises, des divers maux dont elle a souffert, elle est vraiment intarissable. Elle à l'idée qu'elle est fort malade,
qu'elle peut la devenir plus encore et qu'elle ne guérira pas.