INTRODUCTION
C’est en 1894 que, pour la première fois, Gault, sous l'inspiration de M. le Professeur agrégé Devic, médecin des Hôpitaux, faisait du syndrome de la neuro-myélite optique aiguë le sujet d’un travail complet. La participation fréquente des lésions des nerfs optiques aux différents processus morbides qui frappent le système nerveux central et le contingent de symptômes visuels apporté par ces névrites optiques à la symptomatologie de l'affection initiale étaient, avant lui, des faits parfaitement connus, tout au moins en ce qui concernait les affections cérébrales diverses (tumeurs cérébrales, encéphalites, méningites aiguës) et les lésions chroniques médullaires ou cérébro-médullaires (tabès, sclérose en plaques, etc., etc.).
Ce qui l'était moins, c'était l'association anatomique de ces névritesoptiques avec des lésions de my-
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élite aiguë diffuse, réalisant cliniquement un type morbide, caractérisé par une paraplègie à évolution aigue, précédée ou suivie d'une amaurose totale bilaterale. Et, actuellement, les faits de cette nature sont encore assez mal connus, à cause de leur grande rareté clinique. Nous verrons, en effet, que la littérature médicale est assez pauvre en observations de ce genre. Et cependant, lorsqu'on parcourt les observations publiées de ces cas de myélite aiguë avec double névrite optique, on est frappé deleurs ressemblances profondes, de leur superposition presque parfaite et les quelques divergences constatées dans l'intensité ou le mode d'évolution des divers troubles ne parviennent pas à obscurcir l’uniformité du type général. L'évolution simultanée de ces névrites op- . tiques et de ces myélites aiguës n'apparaît plus alors comme le fruit du hasard ou le résultat d'une coïncidence fortuite, mais bien, plutôt, comme une association naturelle dont l'explication doit être recherchée dans l'étude de la nature de l'affection considérée, de seslésions et, peut-être, des circonstances étiologiques qui déterminent son apparition.
C’est à M. Louis Gallavardin, médecin des Hôpitaux, que revient l’idée première de ce travail qui nous à été grandement facilité, surtout au point de vue bibliographique, par la communication faite à la: Société Nationale de Médecine de Lyon, à la séance du 927 juillet 1903, par MM. E. Weill, professeur de Clinique des maladies infantiles à la Faculté de Médecine et Louis Gallavardin, médecin des Hôpitaux. Dans cette communication, M. Gallavardin
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rapporte l'observation d’une petite malade entrée dans le service de la clinique des maladies infantiles, qui présentait les symptômes d'une myélite aiguë diffuse avec double névrite optique. Comme les autopsies de myélite aiguë, accompagnée de névrite optique et l'examen microscopique des lésions observées ont été assez rarement pratiqués, il nous à paru intéressant, puisque nous possédions les deux, de publier cette observation, tout d’abord parce qu'elle contribuera à fixer le syndrome clinique de la double névrite optique, évoluant au cours d'une myélite aiguë, et ensuite parce que de l’étude des lésions constatées, sortira peut-être une concep-
tion un peu nouvelle de l’association de ces deux actes morbides.
Avant d'entreprendre l'exposé de ce travail, nous sommes heureux, tout en nous conformant à l’antique usage, de pouvoir, ici, adresser à tous nos maitres, nos respectueux remerciements.
Nous prions M. Louis Gallavardin, médecin des Hôpitaux, de vouloir bien les agréer d'une facon toute particulière. C’est lui qui nous donna l’idée première de ce travail et nous en aplanit les difficultés par ses recherches antérieures. Nous sommes heureux de terminer nos études médicales, comme nous lesavons commencées, sous les auspices de ce maitre dont nous avons pu apprécier si souvent les rares mérites.
En voulant bien accepter la présidence de notre thèse, M. le Professeur Weill nous donne un témoi- Ban
anage de haute bienveillance dont nous lui sommes particulièrement reconnaissant.
Durant le cours de notre externat, nous avons successivement passé dans les services de MM. les professeurs agrégés Gangolphe, Vincent, chirurgiens des Hôpitaux ; de M. le professeur de clinique Gailleton, de M. Rabot, médecin des Hôpitaux.
Nous tenons à leur adresser ici tous nos remerciements pour l’affectueuse sollicitude qu’ils nous ont toujours témoignée et les sages conseils qu’ils nous ont constamment prodigués.
Nous remercions également M. le professeur agrégé Siraud, MM. les docteurs Gayet, Carle, chefs de clinique, quiont toujours, pour nous, fait preuve d’une bienveillante amitié.
Enfin nous prions tous nos amis, tous ceux qui ont bien voulu nous aider dans le cours de nos études, nous donner leurs conseils dans les moments difficiles, de bien vouloir accepter l'assurance de notre inaltérable affection.