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ne sut pas se contenir et voulut trop prévaloir. En même temps les richesses des nations vaincues corrompirent les vainqueurs ; aux disputes des deux ordres succédèrent les querelles des ambitions particulières. La république avait fait des citoyens trop grands et trop puissants pour n'être pas tentés de se mettre au-dessus des lois et de régner en maîtres. Les guerres civiles éclatèrent et aboutirent à l'asservissement général. La noblesse décimée, mutilée, vécut encore un temps sous les césars, dans quelquesuns de ses membres, par leurs souvenirs et leurs regrets. Les césars essayèrent même de la relever et de la reformer comme une pièce utile et une décoration de leur gouvernement. Mais après le règne des Antonins, elle suivit la décadence de toutes choses, jusqu'à ce qu'elle finît par s'évanouir dans le fantôme du sénat de Rome et sous les titres du Bas-Empire.