‹ De la noblesse et des récompenses d'honneur chez les RomainsChapitre 13 sur 147 · Plut., Mar · texte numérisé non relu

Plut., Mar

2d DE LA NOBLESSE

s'exposer à la honte d'un refus légitime ? On le voit, ce n'étaient pas les plébéiens anoblis qui se montraient le moins durs aux plébéiens sans aïeux, fls donnaient ainsi un éclatant démenti à la constitution romaine, telle, du moins, que Fabricius l'exposait au roi Pyrrhus dans le discours que lui prête Denys d'Halicarnasse * :

< Ma pauvreté ne m'a pas empêché de parvenir aux plus hautes dignités auxquelles un citoyen puisse aspirer. La république fait d'amples et magnifiques traitements à ceux qu'elle charge du soin de ses affaires; En sorte que le plus pauvre ne compte pas moins que le plus riche dans l'estimation du mérite"; et tous les Romains sont égaux, quand ils se montrent dignes des honneurs. > Cicéron semblait penser de même ^ non pas quand il parlait dans l'assemblée du peuple. Alors il se vantait d'avoir forcé les barrières que la noblesse opposait au mérite sans naissance ^ Ce droit d'éligibilité à tous les emplois pour tous les citoyens, conquête de l'ordre

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