‹ De la noblesse et des récompenses d'honneur chez les RomainsChapitre 12 sur 147 · L*an 462 de Rome^ le consul Postumius traitait encore · texte numérisé non relu

L*an 462 de Rome^ le consul Postumius traitait encore

blesse formait un parti, non plus une caste, mais un parti aussi jaloux de ses prérogatives, aussi méprisant du populaire, aussi intolérant à rencontre des ambitions d'hommes nouveaux, que l'avaient pu être en leur temps les plus fiers rejetons du sénat de Romulus et des Tarquins ^

Déjà, dans le vr siècle, deux plébéiens de grand nom, deux tribuns, Sempronius Graochus et Sempronius Rutilus, regardant comme un affront qu'on préférât aux nobles.!^ dans l'élection des censeurs, Acilius Glabrion, qui n'avait point d'ancêtres à citer, mais seulement des victoires, lui intfentèrent une accusation injuste ^ Et l'honnête Métellus, autre plébéien illustre, moins violent, non moins superbe, lorsque Marins, déjà en renom dans l'armée et jusque dans Rome , lui demandait un congé pour aller briguer le consulat, ne conseillait-il pas d'un air de pitié à ce soldat de fortune d'attendre que le fils de son général, un tout jeune enfant, eût été consul \ et de ne pas

de haut en bas son collègue plébéien et tous les parvenus,

Tuv veaxrcl TrapeXôovrcov elç^vcoo-iv. DlONYS.,p. 2333, éd. de Reiske.

Les choses étaient bien changées au vi* siècle !

1. Sall., Jug., 41, 42, 63; Cic, Verr. act, I, 6, II, 3, 4; Agrar», II, 1.

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