‹ De la noblesse et des récompenses d'honneur chez les RomainsChapitre 131 sur 147 · Valer. Max, II · texte numérisé non relu

Valer. Max, II

Les réflexions que Thistorien ajoute ensuite sont remarquables. « Admirons, s'écrie-t-il, le juge qui, dans une affaire évidente \ supprime les lenteurs inutiles.^ Louons surtout Lutatîus d'avoir soutenu avec tant de fermeté le droit de sa dignité suprême ^ Ne blâmons pas Valérius d'avoir réclamé, pour son courage et sa victoire, un prix, sinon légitime, au moins mérité ^ >

L'esprit de la discipline romaine se montre nettement dans la position et la solution de cette question judiciaire. A celui qui a remporté la victoire, le mérite sans le droit; à celui qui avait le commandement supérieur et les auspices, le droit sans le fait.

Auguste n'avait qu'à saisir l'occasion de consacrer purement et simplement cette règle des ancêtres par un grand exemple; Agrippa lui épargna la difficulté et les périls d'en prescrire lui-même l'application.

L'an 725, le sénat avait décerné le titre d'imperator à César Octavien, non pas en raison de ses victoires, mais comme attribut du souverain commandement \ ainsi qu'on avait fait pour

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