‹ De la noblesse et des récompenses d'honneur chez les RomainsChapitre 139 sur 147 · Flav. Vopisc, Aurel.y 13; Prob · texte numérisé non relu

Flav. Vopisc, Aurel.y 13; Prob

3. Justo sanguine miles eliam tum cruentus, ad imperatoris tentoria congregatus, laudes ei perhibebat et graiias.., qui appellaos pierosque nominatim^ quos stabili mente aliquid clarum fecisse ipse arbiler pe^spexit, navaîibvs donavU coronis, et civicis, et castrensibus, Amm., XXIV, 6, p. 409,

220 LES RbCOMPENSES D'HONNEUR

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DÉCORATIONS QVILES

Nous avons vu précédemment les insignes triomphaux, misérable débris du triomphe, détournés encore de leur objet naturel, échoir souvent en partage au mérite, même au démérite, dans l'état civil. D'un autre côté, par une sorte de contradiction apparente, à mesure que les empereurs détachaient du consulat et de la préture, pour les amoindrir, les attributions militaires, ils en communiquaient les noms et les marques sans fonctions à toutes sortes de personnages indifféremment, aux guerriers comme aux magistrats. Cétait toujours la suite d'un même dessein. Ils avaient besoin de multiplier les amusements de vanité et de gloriole. Il fallait accoutumer les hommes de toutes les conditions et de tous les rangs à se complaire et à se reposer dans l'état présent. Au peuple, du pain et des spectacles; aux grands et aux riches, des titres sans office, des décorations sans pouvoir, le plaisir de paraître quelque chose sans rien faire, de figurer parmi les honorables, les titulaires des hautes dignités, sans travail, sans responsabilité, sans assujettissements. Telle est

l'origine des ornamenta ou imignia consulariay prœtoria, quœstoria.

Si l'on en croyait Dion Cassius \ il y aurait eu, dès le temps de la république, des consulaires qui n'auraient pas été consuls ^ ; cette institution ne serait point une invention des premiers césars. Jusqu'à ce qu'on découvre chez les autres historiens et dans quelque monument authentique la preuve de cette assertion, l'anomalie est si contraire aux mœurs, aux opinions du peuple romain, que je ne puis m'empêcher de la révoquer en doute. Un tel régime ne vapas à la jeunesse, à la viriUlé des républiques. Mais, dans la caducité des institutions et des mœurs, ces jouets d'un amour-propre futile, ces joyaux politiques, se jettent aux hommes, devenus enfants ou femmes. Alors les dignités cessent d'être des pouvoirs, et ne sont plus que des noms et des simulacres.il est vrai que l'insolence romaine, sous les consuls, avait imaginé, pour la commodité des hommes d'importance que leurs affaires privées, ou leur plaisir, ou leur curiosité, attiraient hors de l'Italie, chez les aUiés ou dans les provinces, la legatio libéra^ espèce de commission purement nominale, pu-

\. Dtb, XXXVÏ, 23.

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