C. Carbon, l'an 687, en serait un exemple
rement honorifique, sans objet, sans devoir public, et toute à l'avantage du prétendu mandataire \ Mais ces rayons de la majesté souveraine, départis par un sénat us-consul te à un simple citoyen pour le désigner aux respects, aux égards, aux services des rois et des peuples étrangers, ne sauraient être assimilés à ces distinctions de parade, à cette inanité de grandeurs oiseuses, à ces représentations mensongères de magistratures émérites, dans la vie intérieure de la cité. C'est Jules César, le vrai fondateur de la monarchie impériale, qui, n'ayant pas assez des richesses du monde vaincu pour acheter toutes les créatures dont il avait besoin, et cherchant partout des aUments à l'émulation de l'obéissance, fût l'inventeur de ces fictions d'anoblissement *. Quand on fait des consuls semestriers, trimestriers, des consuls d'un mois, de quelques jours, de quelques heures, comme Rebilius Caninius, si vigilant, au dire de Cicéron, qu'il ne dormit pas un seul instant dans toute la durée de son consulat ^ il ne faut pas un grand
i . An legationes sumere liberns exigendi causa, sicut et tu ipse nuper, et multi viri boni fecerunt, elc. Cic. pro Fla/xo, 34. Cf» Ep. ad Attic, XV, ii; Valer. Max., V, 3, 2. Cela fut imité dans les provinces. Non veredicitur reipublicœ causa abesse quisuiprivatinegotil causa in legatione est. Dig. L 42 ex quib, caus., IV, 6.