Dig., fr. 8 de senator, Cod. L i de digniiat., XII
le S honneurs \ et le fils de maison sénatoriale qui passait par adoption dans une famille inférieure, gardait les prérogatives de son origine ^
SiTéclat des grands noms avait ses périls sous les tyrans, on ne peut nier que la naissance ne fût un important avantage dans les temps ordinaires. Juvénal ^ avait beau déclamer avec les philosophes * contre les vanités de l'orgueil nobiliaire, le préjugé n'était que trop fondé sur des exemples vivants et sur la vulgaire réalité. Pline exprimait plus éloquemment que moralement l'opinion commune, lorsqu'il s'écriait : « Pour le fils d'un consulaire et d'un homme décoré du triomphe, être nommé consul pour la troisième fois est-ce monter? Cela ne lui est-il pas dû? cela ne lui est-il pas acquis d'avance par l'illustration de ses aïeux ^ ? » Et plus loin , il loue Trajan, non pas seulement d'avoir conféré à de jeunes hommes les honneurs que méritait leur naissance, mais < de les leur avoir offerts avant qu'ils les eussent mérités ^ »
Les sénateurs ne jouissaient pas des brillants
\ . DiG., fr. 34 de ritu nupt., XXUI, 2.