Sdet., GaW., 10; Herodian , VIT, 10; Dio, LXl
cavalerie que ceux des maisons de sénateurs ^
Cette seconde classe s'augmentait des hommes
éminents par leur naissance, leurs talents, leur
grande position dans le monde, sans avoir exer-
1. LV^ 2. Dans un autre passage, LIX, 11^ il distingue encore « les chevaliers enrôlés et les jeunes ndblfes. » Je doute que Reimarus, l'interprète de Dion Cassius^ et quelques autres critiques aient bien compris le sens que cet historien attache aux mots «reXoûvre;, TÉXo;, en parlant des chevaliers. Reimarus traduit : ot xe iTnreî; oï te Ix toû téXouç xtX ol àXXoi, deinde équités tam qui miliiabant quam alii, LVI, 42, et de môme ailleurs^ LXI, 9; LXIII, 13; comme si les Itctoîç èx toû tsXouç étaient des cavaliers de l'armée. Dans sou Index, il renvoie pour l'explication plus complète du mot TéXoç à ce passage^ .
LU, 33 . : TTEpl T(ôv lincé(ov T(ôv Te è)caTOVTdpx<<^ "^^ ê% xotoXôyou xal
Twv i8ia>Tcâv T(ôv Tcpcdrcôv, OÙ Diou distingue les centurions légionnaires, qui sont chevaliers, des chevaliers non militaires, l5to>T&v, les premiers du peuple, tûv TrpcoTtôv. Ici Reimarus assimile êx xaToXo-^ou, contrôle de la milice, à èx TéXouc, corps régulier des chevaliers ; je crois qu'il se trompe. Son erreur est plus grave encore, lorsqu'il traduit twv fôta>Tâv T(ôv lufxoTûv par le nom de primipilaires. Il aurait évité cette faute, s'il s'était souvenu d'un récit dans, lequel son auteur, opposant le militaire au civil, se sert des mots orpaTttoTYiç, IdtojTTiç, LXXII, 24. Cf. XLII^ 53. Ainsi Reimarus change les chevaliers des six escadrons, iTnreîç ex TéXouç, en soldats de cavalerie, et les chevaliers qui ne font point partie des escadrons, les premiers d'entre les particuliers, twv CSuiitcôv twv Trpoycwv, en centurions primipilaires; tandis que la véritable milice à cheval, celle de l'armée, n'est jamais confondue avec l'ordre équestre, ni même avec le corps de ceux qui ont le cheval d'ordonnance. Sturz, dans la note 226* du livre LYI de son édition de Dion Gassius, cite sans examen les opinions de deux érudits, dont l'un s'accorde entièrement avec Reimarus, l'autre le rectifie en un pointy mais s'égare pour le reste : « téXoc swnt équités urbani, ordo equi-
cé de magistratures sénatoriales, illustres, splenr didi équités.
Enfin la foule de ceux qui n'avaient à faire leurs preuves de noblesse qu'au bureau du cens, et dont l'ambition se bornait^ être mis à part de la plèbe par l'habit et l'anneau et par les préséances au théâtre et au cirque *, composaient la troisième et dernière classe ; c'était la troupe la plus nombreuse assurément.
Les chevaliers avaient été , dans le principe , une élite de citoyens destinés au service de la cavalerie en considération de leur fortune et de
tum, ol àXXot, équités militantes in castris. » Ces commentateurs, alléguant l'autorité d'Hérôdien, IV, 2; VII, 7 et iO, donnent une version fausse du Tày^ia licirixàv de cet historien, comme des linçeîç Toû xéXouç de Dion, deux expressions différentes de la même chose; ce qui résulte évidemment de la lecture attentive des textes. D'ailleurs il n'est plus permis de douter que les linreïç toû téXouç de Dion ne soient les équités equo publico, après avoir lu celte phrase : « les chevaliers, ol èx toû TsXou;, dans leur revue annuelle, etc. » Il n'y avait que les six escadrons qui fissent annuellement cette cérémonie. En définitive la vérité se trouve, selon nous, dans cette conclusion : « Les six turmœ sont les équités equo publicOy téXoc, distingués du reste de l'ordre équestre, ol àXXoi. »
1. LaloiRoscia, de l'an 686, leur avait fait cette faveur seulement pour le théâtre. Auguste, en 758, voulut que les sénateurs et les chevaliers fussent séparés du peuple aussi aux jeux du cirque, mais sans y avoir fixé une place permanente pour les uns el les autres, Dio, LV, 22; Néron leur en donna une. Tac, Ann. XV, 32; Suet., Ner. ii. U supprima les euripes dont César avait entouré l'arène, et il y substitua les sièges équestres, Plin., Hist. nat,, VIII, 7.
leur âge, la jeunesse équestre. Depuis la révolution des Gracques, ils formèrent un parti uni par la solidarité des intérêts, à titre déjuges et de publicains. Les empereurs en firent définitivement un corps constitué , le premier degré de l'aristocratie impériale, une noblesse d'expeclative et, comme disait Alexandre Sévère, la pépinière du sénat *.
Il existait un ordre de magistratures inférieures qu'on appelait le vigintivirat ^ savoir: les triumvirs capitaux ^ les triumvirs monétaires, les quatuorvirs de la voirie urbaine , les décemvirs de la justice civile*. Par l'ordonnance d'Auguste , ces magistrats durent toujours et nécessairement être choisis parmiles chevaliers^, et le vigintivirat fut l'école par laquelle passaient les prétendants aux charges et dignités qui menaient au sénat : la questure, l'édilité , la pré-