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ses grades équestres; son père n'était qu'é-
grége\
On vit une innoYation non moins remarquable que celle des titres mêmes, et qui signalait encore un progrès de Foubli des mœurs anciennes et de Finvasion des idées monarchiques ; ce fut l'extension aux familles des titulaires de tous les titres et des honneurs qui y étaient attachés, à leurs femmes, à leurs filles, à leurs descendants de la seconde et de la troisième gé-' nération sans distinction de sexe ^. Il semblerait que Marc Aurèle ait été l'auteur de cette disposition, ou le premier qui lui ait douné force de loi.
Une pierre tumulaire a gardé le souvenir d'une jeune fille de condition équestre \ Sur une autre, un enfant de la maison des Boionius, d'où sortit l'empereur Antonin, est nommé ptwr egregius *.
i. Renier, /. L, n* 12. Peut-ôtre on demandera pourquoi j'ai dit tout à Theure que les titres de perfeciissime et d*égrége étaient inférieurs au rang de chevalier, quand on voit des procurateurs de César {quœ equestris twbilitas est, voy. p. 76, note 2) et môme des gouverneurs de province qualifiés d*égréges. Pour les chevaliers romains, ce titre ajoutait quelque chose, mais ne prédominait point; et il ne faisait point descendre llionmie que ses emplois mettaient au-dessus ou au niveau des chevaliers. Il arrivera un temps où il prévaudi^a. Attendons la révolution du Bas-Empire et le règne de Constintin.