‹ De la noblesse et des récompenses d'honneur chez les RomainsChapitre 65 sur 147 · Henz., 5154,5185; Eggbr, W app. Exam. crit,, p · texte numérisé non relu

Henz., 5154,5185; Eggbr, W app. Exam. crit,, p

CHEZ LES ROMAINS. lli

Mais avaQt d'accuser de fausseté les témoignages épigraphiques, il faudrait que l'identité de Taugustalité municipale avec les sodalitia religieux fût prouvée, et je crois que la démonstration du contraire s'est faite tout à l'heure.

Les exemples de réélections ne sont pas fréquents dans les monuments ; ils n'ont pas dû l'être non plus dans l'histoire. Le corps était obligé solidairement à des dépenses considérables. Il lui importait que le nombre de ses membres s'augmentât le plus possible, pour diminuer la part du fardeau incombant à chacun ; et la prudence des décurions avait sans doute égard à cet intérêt dans la désignation annuelle des augustaleSy pour la dépense des jeux ; et ceux qu'ils appelaient une seconde fois à Taugustalité faisaient sans doute des exceptions rares, mais qu'on ne doit pas regarder comme impossibles.

M. Zumpt a observé avec beaucoup de justesse que si, parmi les noms des augustales mentionnés dans les inscriptions, les affranchis sont beaucoup plus nombreux que les ingénus, c'est que tous leè citoyens de naissance et en même temps capables de suffire aux charges curiales étaient revendiqués par les décurions, qui s'empressaient de se les associer, tandis que l'affranchi était exclu du décurionat, et que son fîls seulement avait droit d'y être agrégé, ayant acquis

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l'ingénuité. Aussi est-il dit expressément dans une inscription que t L. Junius, de Pouzzoles, a été nommé, par décret des décurions, dans le municipe de Suelis, sévir augustalis premier et perpétuel , honoré de tous les honneurs que les affranchis peuvent obtenir *. * Dioclétien sanctionnait indirectement cette règle d'exclusion par le rescrit suivant : c L'usage de l'anneau d'or accordé par la faveur du prince procure aux décorés l'image de la liberté, mais non l'état d'ingénue 1

Il n'était pas très-rare que, pour pousser aux dernières limites les témoignages d'affection et d'estime, la curie municipale décernât à un affranchi, avec l'augustalité, les insignes dudécurionat ^ la représentation au lieu de la réalité impossible.

Les municipes avaient imité en cela les complaisances de la métropole pour les vanités ambitieuses ; ils prodiguaient lès titres et décorations de dignités S de même qu'elle faisait des consulaires, des prétoriens, des triomphateurs,

{. Orell., 3914.

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