CHAPITRE VIN
Traitement
Le traitement médical n'a malheureusement qu'une efficacité douteuse et devient purement symptomatique.
Contre la douleur, les vomissements, la constipation ou la diarrhée, les symptômes péritonéaux, on emploiera la thérapeutique habituelle : glace intus et extra, purgalifs légers, opiacés. Il faut avant tout chercher à soutenir les forces du malade, et prescrire les aliments qui seront les mieux assimilés.
Si l’on peut affirmer la disparition totale ou partielle du pancréas par l'abolition de ses fonctions ou en d’autres termes si la lésion passe à l’état chronique, on peut essayer de faire avaler au malade des pancréas de veau ou de porc hachés menu ou pratiquer des greffes de la glande. Nous savons que ce genre de médication a donné parfois de bons résultats.
Si le diagnostic est posé nettement, on recourra à l'intervention chirurgicale. Dans ce cas, voici la technique opératoire : 1° Laparotomie médiane sus-ombilicale; 2° Relever ou réséquer le grand épiploon et refouler l'estomac en haut; 3° Suturer les parois de l'abcès à la plaie cutanée; vider lPabcès et drainer.
On se mettra en garde autant que possible contre les hémorragies qui pourraient se produire, vu la richesse
ere | du réseau vasculaire dans cette région. On peut aussi, avec Korte, employer la voie lombaire. Il faut dans ce cas que l’abcès proémine en arrière.
Il est bien entendu que, si nous parlons d’une intervention, dont nous sommes avec Elliot très partisans, il n'est pas question de ces cas très fréquents où le pancréas est comme farci de centaines de petits abcès. Cette forme, d’ailleurs, est ordinairement à marche rapide.