‹ De la Pancréatite SuppuréeChapitre 13 sur 28 · RE LUS · texte numérisé non relu

RE LUS

Citons encore pour être complet, l'obésité, sans donner à ce fait, vu sa banalité relativement à la rareté de l’affection qui nous occupe, une influence prépondérante sur le développement possible d’une pancréatite suppurée. Nous devons ajouter toutefois, que la maladie se développe presque toujours sur des gens obèses, qui ont une tendance à faire de la dégénérescence graisseuse des organes.

Deux autres facteurs semblent mériter une importance plus grande. Ils ressortissent, eux aussi, d’un mauvais état général. Nous voulons parler de l’éthylisme et des dyspepsies en général en mentionnant plus spécialement la dyspepsie alcoolique dont l’action prédisposante peut être d'autant plus efficace qu'elle réalise les dangers que peuvent créer et la dyspepsie en général et l’'éthylisme.

Signalons, enfin, mais d’une façon générale, les excès de toute nature (surmenage intellectuel, excès vénériens, elc.).

Il nous reste à discuter le mécanisme qui produit la mort.

L'explication la plus plausible, dans les cas foudroyants, est l’action du pancréas irrité sur les filets sensitifs du sympathique, irritation aboutissant au bulbe où elle peut produire la mort par arrêt du cœur.

La mort peut être encore due à une syncope par inhibition centrale. Les phénomènes d’inhibition sont alors absolument semblables à ceux que peuvent amener un coup violent sur certaines régions (épigastre, testicule), des altérations viscérales (calculs biliaire, rénal, etc.).

Dans des cas subaigus ou lents, la mort est due aux

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troubles profonds qu'amène dans la nutrition, la disparition des produits de sécrétion de la glande pancréatique (stéarrhée, diabète maigre); n'oublions pas enfin la possibilité d’une généralisation de l'infection, la for-

mation d’embolies septiques, etc.

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