CHAPITRE
ES TOMQUE
Les quelques observations qui nous viennent soit du commencement du siècle, soit même du siècle dernier, n'offrent pas les garanties suffisantes pour que nous en acceptions sans réserve toutes les conclusions.
C'est d’abord Lieutaud, au siècle dernier. Il rapporte des cas cités par Bartholin, Tulpius, Aubert et Patin, et des cas cités par Priolan, Bouz et Gauthier, rapportés par Ancelet.
Clôssen parle d'un cas de Blancart en 1868, où le pancréas d’un enfant mort de petite vérole, contenait de petits foyers purulents. Tonnelli a rencontré une suppuration du pancréas dans deux cas de septicémie puerpérale.
Malheureusement ces faits ne sont appuyés sur aucune observation. Doring a vu, dans un cas, le pancréas dur et augmenté de volume en connexion avec un abcès du mésentère du colon transverse. On trouvait dans le pancréas quatre onces de pus de mauvaise nature. Mais peut-on affirmer que la lésion pencréatique était primitive ? Portal vit le pancréas plongeant
Er
dans le pus. Le malade avait succombé à une violente attaque de goutte ? Again trouva dans un abcès plus d’un kilogr. de pus, dans une sorte de poche formée par le tissu cellulaire péripancréatique. Dans un autre cas, également rapporté par lui, c'était un homme qui mourut après extirpation du testicule et ligature du cordon. L'autopsie montra le cordon rempli de pus et un abcès volumineux autour du pancréas. |
Percival, en 1818, rapporte un autre cas qui doit être considéré comme douteux. Andral, en 1829, décrit deux petits abcès qu'il trouve dans le pancréas.
Les quelques observations que nous avons pu recueillir montrent combien le sujet a été peu approfondi. Le seul travail sérieux qui ait été fait sur la matière nous vient de Fitz, en 1889, travail qui est devenu classique.