CRE
e , , CONSIDÉRÉE CHEZ LES ALTÉNÉS. ‘Ai
qu'un bredouillement dont on ne tiendrait probablement pas compte, si l’on n'était prévenu:
No J.
Nous fûmes consulté sur la position d’une jeune femme aliénée, dont l’état n'inquiétait personne, attendu que le délire s’annoncçait par des symptômes de peu d'éclat ; la mémoire était faible ; les idées étaient suivies, mais futiles; par instants la
1 malade travaillait; d’autres fois, elle brouillait hs
tout ce qui tombait sous sa main ; on ne remarquait rien de particulier du côté de la poitrine ; la coloration de la face n'indiquait pas une circula-
* tion très active vers la tête ; la progression était
assurée. Après quelques moments d'entretien avec l’aliénée, nous remarquâmes que la prononciation | était embarrassée ; des questions précises adressées aux parents apprirent qu'il n’y avait eu ni signes de congestion ; ni signes d’hémorrhagie cérébrale. Le diagnostic fut, tendance à la démence et commencement de paralysie générale, telle qu’on l'ob-
… serve chez les aliénés. Depuis lors, les accidents ont
marché graduellement ; la locomotion est devenue
impossible , et la Hinee végète péniblement, at-
tendant une mort prochaine.
Un militaire d’un âge moyen, qui n'avait éprou-
vé ni maux de tête, ni vertiges, ni perte de connaissance, ni gêne dans les extrémités, présentait depuis huit mois une difficulté marquée dans la prononciation ; il était dominé par une à deux | idées fixes, et d’ailleurs semblait doué de la santé la plus robuste. Plus tard, ilest tombé dans un véritable état de stupidité, ses membres ont perdn lentement la faculté de se mouvoir, et tous les caractères propres à la phlegmasie chronique de la superficie du cerveau , ont été réunis. Des le principe , la marche des accidents avait été pré- Vue. ii