‹ De la paralysie considérée chez les aliénés. Recherches faites dans le service de feu M. Royer-Collard et de M. EsquirolChapitre 103 sur 122 · QE · texte numérisé non relu

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du cerveau, et correspondent aux parties latérales

: des hémisphères ; elles existent des deux côtés ou d’un côté seulement. ( N°EX,)

I. Concrétions enkystées avec! hémorrhagie. J'ai trouvéplusieurs fois ce genred’altération. (N° XLVE, XLYII.) Vous pénétrez dans la grande cavité de l’arachnoïde, vous apercevez sur un hémisphère, ou surles hémisphères , une sorte de coagulum , remarquable par son volume, de couleur grisätre,. que vous enlevez sans difficulté, quoiqu'il adhère au feuillet cérébral de l’arachnoïde; au premier aperçu il semble homogène, entièrement albumineux;

vous l’incisez, il contient du sang tantôt liquide,

< tantôt coagulé ; une foule de filets vasculaires se

dessinent dans l'épaisseur de ses parois, qui ressemblent à un kyste: ce kyste s'est-il moulé au pourtour d’un épanchement effectué dans la cayité de l’arachnoïde , ou bien a-t-il existé avant l'épanchement? Je suppose qu ‘une couche d’albumine

se dépose et s'organise sur le feuillet séreux de la

dure-mère, une autre sur le feuillet séreux qui

recouvre la pie-mère; les deux fausses, mem-

branes sont en contact par l’une de leurs surfaces ; elles contractent des adhérences ; tout-à-coup une exhalation sanguinolente $ opère au milieu d'elles , et les éloigne plus ou moins sans les désouder dans toute leur étendue. Le produit de lhémorrhagie se trouve enveloppé, et l’ensemble représente

| un kyste fermé de toutes parts; mais une couenne

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qui se formérait et s'organiserait au pourtour d’un. épanchement fournirait des résultats A Dr.

IL nous semble donc difficile de décider si le kyste à a précédé ou suivi la formation de l’ épanchement,

fi Cependant, l’hémorrhagie ne pouvant s'effectuer . pue Sur des tissus organisés, si on trouvait du sang À

enveloppé dans une poche entièrement albumi= ti neuse , nullement ou à peine vasculaire, il faudrait … à conclure, dans ce cas, que la formation du Dh: \ ‘est secondaire. :

J. Épanchement SACS simple entre les dames. 1 de l’arachnoïde. J'ai rapporté un seul exemple de ! ce genre d'épanchement (n° LXV). Leliquide 6 épanché comprime un seul hémisphère ou les deux. | hémisphères. L’ épanchement, n’existant que d’ un. 3 côté, peut glisser jusqu’à la base du cerveau, exer- " cer une compression centrale, et déterminer les mêmes accidents qu’une hémorrhagie double. 4 NE HO nu de la a de et ae l'arach= \

s'est accumulé entre leurs surfaces ; il semble coa= gulé, et tremble lorsqu'on imprime des mouvements aux hémisphères cérébraux ; il s'écoule au moment où Jon cherche à enlever les méninges, dont le fl tissu lamelleux est également infiltré ; on exprime

; facilement la sérosité qui les pénètre. (N° XXX VII;

‘Aie XXIX, XXXII, etc.) L. Épaississement de la pie-mére et de l'arach-

EUR Habituellement l’arachnoïde cérébrale, réu-

nie à la pie-mère, forme une lame qui est excessivement mince ; lorsque cette lame n’a subi aucune altération,etqu’on cherche àlasaisiravec despinees,

- elle se déchire comme la gaze la plus fine. Chez

Jes aliénés atteints de paralysie générale, elle ac-

quiert souvent une épaisseur et une consistance

considérables, qui lui donnent une certaine analogie avec la dure-mère. La nutrition de la méningine et de la méningette a-t-elle été augmentée, ou l’épaississement est-il dû à l’infiltration du tissu lamelleux ? dans le plus grand nombre des Cas , l’épaississement disparaît avec l'œdème.

M. Injection de l’arachnoïde cérébrale et de la ptemére. Cette injection est fréquente; le cerveau est encore en place ; l’arachnoïde le recouvre ; les capillaires sont faciles à suivre et présentent une couleur vive ; les gros troncs paraissent augmentés, de largeur, sont comme variqueux et gorgés de sang.

Ann M de membrane qu’on enlève, et qu'on examine par transparence, offrent une teinte rouge

Que la dessiccation ne modifie pas.

À. Adhérence de la substance grise avec la face

interne de la pie-mère. Ce genre de désordre est

infiniment commun (n° XXV, XXIX, XX VI, XXX, XXXVU, XXXII, XXXV, etc. ), et il constitue l'al-

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tération la plus répandue dans le cas dé Pitilyate à générale; on le rencontre presque constam: ent Re lorsqu' ôn à soin de disséquer la pie-mère et 1 arach- #3 noidé sur toute l'étendue de l’encéphale. Tant l'adhérence est limitée à certains points, tels bé la partie antérieure et inférieure des hémisphères, la base du cerveau, les scissures de Sylvius, le parties moyennes et latérales de la scissure inter. lobaire (n° XXXV, XXXVIIT, XLIV , etc. ); tantôi clle est générale et existe sur toutes les circonvolue. je tions. La pie-mére refuse deseséparerdelasubstance corticale, et en emporte des plaques d’une largeur variable. Le cerveau > À l'extérieur, paraît éraillé À 4 saignant, comme écorché. Lorsque les adhérences 4

contracté d'union intime avec les circonvolutions,« la superficie du cerveau, au lieu d’être lisse et polie, est raboteuse et chagrinée. Les altérations que je décris sont quelquefois peu apparentes ets échappent à une investigation peu attentive. |

O. Consistance de la substance grise. La sub-

tres, comme les molécules d’une Done pourrie. à La substance grise des circonvolutions est. souvent 4 ramollie dans une profondeur d’un quart de ligne ou d’une demi-ligne. (N° XVII, XX, XXL, xx, d

XXIV , etc.) Quelquefois lé rämollissement est superficiel, et offre à peine l’épaisseur d’une couche de vernis. J’ai rencontré raremént l’endurcissement de la substance corticale {n° XVIII, XXXVI, XLIX.)

P. Couleur de la substance grise. Au déhors, cette couleur varie à l'infini; elle peut être érysipélateuse, rose, lilas, violette, lie-de-vin (n° XXIY, XXXII, XLIV, XXVIIT, XXIT, etc.) ; rarement

elle est pâle (n° XI, XXI, etc.); rarement elle est à l’état normal. (N° XXXVIIT, XXXVI, etc.) À l'intérieur, on observe une infinité de nuances, . telles que celles de rose, violet, violet foncé, liede-vin, rouge, rouge jaune, ardoise, etc. L'injection est fondue avec le tissu, intimement mé- : lée avec ses parties ; parlois, il existé une simple injection, et qui ne devient sensible qu'au moment où l’on intéresse les filets vasculaires. L'ins jection des petits vaisseaux, au lieu d’être distribuée uniformément, l’est-elle par plaques? la substance grise semble ecchymosée. (N° X.) Pour bien juger de la coloration de cette substance, il importe de l'étudier dans les endroits où elle abonde et forme des couches épaisses.

Q. Consistance de la substance blanche. Cette con-

sistance m'a le plus souvent semblé à l'état normal, J’ai noté chez quelques sujets seulement, et \ principalement dans le corps calleux, et dans le voisinage des parois ventriculaires, une densité

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