‹ De la paralysie considérée chez les aliénés. Recherches faites dans le service de feu M. Royer-Collard et de M. EsquirolChapitre 102 sur 122 · V6 DE LA PARALYSIE ; % FUN · texte numérisé non relu

V6 DE LA PARALYSIE ; % FUN

aussitôt, Les vaisseaux capillaires présentent : une

couleur des plus vives, et les sinus sont distendus

par un sang noir. (N° XXIV, XVII, XXXI, ete)”

D. Perforations de la dure-mère. Ces perforations, ainsi que l'usure du crâne, sont dues à la présence de végétations existant sur la pie-mère,

Le tissu fibreux n’est pas perforé d’une manière

netie , comme si le trou eût été fait avec un co & porte-pièce ; ses fibres s’écartent, sans se rompre; te et laissent dans leur interstice une espèce de claire … voie, au travers de laquelle le fongus se fraie un

passage. (N° XIX, XX, XXI, etc.)

E. Végétations de la pie-mére. Les granulätions de la pie-mère attirent en général peu l'attention ; elles prennent dans certains, cas un déveleppement dont il faut tenir compte; on en trouve de

grosses comme le bout du pouce: pour l'ordinaire elles siègent sur les côtés de la scissure interlo- 7 baire , depuis la partie antérieure des hémisphères 4 jusqu'à leur partie postérieure ; elles sont plus fré- M quentes à la partie moyenne des hémisphères que M partout ailleurs ; elles forment des masses mame-

lonnées, résullant d'une agglomération de petits

bourgeons, et sont recouvertes par le feuillet céré-

bral de l’arachnoïde ; elles se dirigent vers la dure-

mère , la traversent, et font une saillie qui nous ds

frappe aussitôt que la voûte du crâne est enlevée. Si l'on n y prend garde, en détachant ja dure-mère, on les déchire, elles restent engagées dans lésouver-

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“tures du tissu-fibreux, et on pourrait se méprendre 1 sur leur point, d’origine. Les végétations de la pieà mère sont plus ou moins nombreuses, existent, : tantôt eur les deux , tantôt sur un seul hémisphère. (N° XIX, XXI, XX, etc.)

F. Épanchement de sérosité dans la grande cavité de l’arachnoïde. Chez presque ‘tous les individus atteints de paralysie générale, il s’opère un épanchement de sérosité au pourtour du cerveau. À peine le bistouri a pénétré entre les deux feuillets de l’arachnoïde, que le liquide s échappe en jets. (N° XVI, XIX, XXIIT, LVIT, XXVI, etc.) Sa quantité peut s'élever à six , sept, huit onces , etc. (N°XXVI, XXXIV, XXX VITE, etc. ) Pourl'ordinaire, la sérosité est également répartie à droite et à gau-

che , excepté lorsqu'il existe de fausses membranes d’un seul côté. (N° XXXIV. ) L'épanchement occupe principalement la base du crâne, qui est plus déclive; le liquide baigne quelquefois la partie supérieure des hémisphères ; il est rare. qu'il produise un affaissement notable des circonvolutions. Sa couleur peut être trouble, sanguinolente; sa consistance peut varier; presque toujours | il est limpide comme de l'eau. à G. Concrétions albumineuses non organisées. Cette sorte de produit accidentel se rencontre dans la : grande cavité de l’arachnoïde, 1 tantôt d’un seul côté, tantôt des deux côtés à là fois. Les concré= tions albumineuses ressemblent à une gelée con

sistante et dans laquelle on ne découvre aucune trace à

de vaisseaux ; elles peuvent ARE un coagulum assez épais pour écarter de sept à huit lignes les

deux feuillets arachnoïdiens; elles sont aplaties ,

disposées par plaques, dont la largeur absolue n'a

rien de constant; elles sont superposées sur un hémisphère ou sur les hémisphères ; j'en ai rene | contré de très minces,légèrement accolées à l’arachnoïde qui revêt la dure-mère ; elles s’enlevaient «

facilement et s’écrasaient entre les doigts; leur M

couleur est grisâtre ou blanchâtre ; leur épaisseur varie à l'infini. (N° XXXIIL, XXXIV, XXXY, ete.)

H, Fausses membranes organisées. Les concré-

tions albumineuses qui se forment dans l'intervalle

des feuillets arachnoïdiéns sont organisables. Après

avoir resté plus ou moins de temps en contact avec

la membrane séreuse, elles prennent une structure M vasculaire et commencent à vivre. Celles que j'ai

disséquées étaient adhérentes à la lame arachnoï-

dienne qui tapisse la dure-mère; j'apercevais , en M les enlevant, des points rugueux qui servaient de

moyen d'union entre le tissu pseudo - membra- ‘ neuxet l’arachnoiïde. La couleur des fausses mem=

branes organisées est parfois rouge et animée , pars fois elle est pâle et blafarde. Leur épaisseur et leur

consistance dépendent d’une foule de circonstances qu'il est difficile d'apprécier; il est rare qu ‘elles occupent toute la surface de l’arachnoïde; le, plus ordinairement elles ne s 'étendent pas vers la base

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