CHAPITRE X
NATURE DES ALTÉRATIONS DÉCRITES DANS LE CHAPITRE PRÉCÉDENT ; AAPANCINTEON DE LEUR INFLUENCE.
A. Injection des os du érâne. L'injection du tisst osseux ne peut pas détérminer la paralysie géné
Late des aliénés, D D'abord, elle est rare; énsuité là
boîte osseuse du crâne n’exérce aucune influericé directe sur les actes de la locomotion. Cépendant
on doit tenir compte de cétte injéction, pärce=
qu’on la rencontre habituellement chez les sujets qui meurent de congestion cérébrale, où qui suc-
éombent à la suite d'une phlegmasie aiguë du cér- véau, et qu'elle suppose presque toujours uüné accumulation de sang. dans les vaisseaux de la duré-mère ct un centre de fuxion du côté dé l'en-'
céphale.
B. Usure des-os du crâne. pate du th
fibreux dé la dure-mère, vécélalions de la Pie-mère. Les perforations de la dure-mère et les enfonce-
ments de la table interne du crâne , résultent d’ une
| action mécanique. Les végétations de la pie-mère
dirigent leur sommet vers l'enveloppe fbreuse ;
leur pression continuelle, secondée par les mou-
ES
ne
388 (DE LA PARALYSIES 140) vements d’élévation du cerveau, détermine l’écartement des fibres de la dure-mère ; bientôt les
végétations portentimmédiatement sur les os, qui
s’amincissent et fournissent aux fongus des ca= vités aréolaires, dans lesquelles ils se logent. La perforation des os et de la membrane fibreuse ne
prouve. point que les hémisphères aient été com- M
primés : on ouvre fréquemment des individus qui présentent, sur plusieurs points de la pie-mère, des fongus de la grosseur d’une fraise, et dont les mouvements n’ont subi aucune altération. On eût observé quelquefois, en pareil cas; une lésion des mouvements, qu'il faudrait encore recher-
cher la cause de la paralysie générale ; en effet, la.
plupart des aliénés paralÿtiques que nous avons ouverts n’ayaient pas de fongus sur la pie-mère.
Maintenant les végétations de la pie-mère ap-, partiennent-elles à l’état physiologique ou consti-, tuent-elles une maladie? Dans ce cas, que peut-, on inférer dé leur développement? Les végétations de la pie-mère sont très communes, surtout après
un certain âge, mais elles n'existent pas sur tous les cadavres comme on peut s'en assurer en Ou-
vrant des enfants et des adolescents, ce qui ferait. croire que leur développement exige des circon=,
stances particulières. Je suis loin de prétendre que ce développement est causé par une irritation ; mais
chaque fois que j'ai rencontré des excroissances |
volumineuses de la pie-mère, chez des individus
pe)
. morts de phlegmasie cérébrale, ces exCroiSsances siégeaient constamment sur les points où lin-
flammation avait été plus vive. Souvent on trouve la pie-mère épaissie, infiltrée, chez des individus qui n’ont présenté aucun symptôme de maladie cérébrale, mais il est à remarquer que l’infiltration et l’épaississement se voient presque toujours audessous des excroissances de la pie-mère.
CG. Injection de la dure-mére. L’injection de la dure-mère doit être mentionnée sous ce rapport
qu’elle concourt à prouver l’activité de la circulation cérébrale. 14
D. Sérosité dans lu grande cavité de l’arachnoïde; dans les ventricules du cerveau, dans la cavité du rachis. L’hydrocéphale est un des phénomènes les plus frappants que présente l'ouverture du crâne des aliénés paralytiques. Chez un individu (n° XXXVI ) la grande cavité de l’arachnoïde con-
tient près de dix onces de sérosité; chaque ventri-
cule en contient près de deux; et il s'écoule une quantité notable de liquide de la cavité du rachis!
* Chez un autre (n° XXVI) l’épanchement exté-
rieur est évalué à cinq onces ; l’épanchement des ventricules à deux ; le rachis contient encore de la sérosité. Dans les observations (n° XIX, XXIIT,
XXXIV, XVI, XVII, etc. ) on voit quelque chose
d’analogue ; presque partout nous trouvons identité
dans les résultats, à part la coloration et la quantité du liquide exhalé. ;
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On sait combien est important le rôle qu'on fait jouer à la sérosité contenue entre les lames de l'arachnoïde. On désigne son accumulation sous
les titres d’hydropisie séreuse, d’hydropisie ven+
triculaire, d'épanchement séreux , d’hydrocéphale chronique consécutive, etc. Souvent, lors même
que l’épanchement est à peine d’une once à deux, et qu’il existe dans la pulpe cérébrale des altérations
capables d'expliquer la paralysie, on préfère l’ex-
pliquer par la compression qu’exerce l’épanchement, sans rechercher la plupart du temps la sans de l’exhalation.
En adoptant cette marche, on trouve de suite la cause directe de la paralysie générale des aliénés. En effet, chez tous les sujets ou à peu près, il'existe dans le crâne un amas plus ou moins considérable de liquide. Mais il me semble qu’on accorde beau:
coup trop d'influence à l’exhalation séreuse, et je
n'hésite point à croire qu'elle ne concourt à la production de la paralysie générale que d’une manière secondaire, etque la lésion des mouvements existe rait, lors même qué l’hydropisie n'existerait pas.
Voici sur quoi se fonde mon opinion, 1° J’aiobservé
quelquefois tous les signes de la paralysie générale,
sans trouver d'épanchement séreux à l'ouverture
du cadavre (n° XXXII); 2° j'ai ouvert comparative= ment des aliénés atteints de paralysie générale, et
des aliénés en démence qui avaient joui jusqu'à Ja mort d’une liberté pleine et entière desmouve:
PRE IRL TE = LS ET er RTE CR NE