‹ De la paralysie considérée chez les aliénés. Recherches faites dans le service de feu M. Royer-Collard et de M. EsquirolChapitre 111 sur 122 · AN RE : TR · texte numérisé non relu

AN RE : TR

consinérér CHÉZ VEs AITÉNÉS. 409

peut tirer de l'endurcissement et de la mollesse dé.

Qu pulpe cérébrale pour lexplication des sym-.

ptômes de la paralysie générale des aliénés. L'en-

durcissement a si rarement été signalé, quons a

perçoit de suite que la maladie dépend d’une autre cause; cela est si vrai, que les individus mentionnés par M, Bouilleau (Archives générales de médecine, tom. VIIT, pag. AAA etc. ) n'avaient

point été paralysés, et n'en avaient pas moins le

cerveau endurei. Le défaut de consistance, au

contraire, ‘est si‘commun, à une Si grande in

fluence (puisque, lors même qu l'est limité à un

seul point, et lors même qu'il s’étend.peu profondément} il détermine l’hémiplégie, comme on pau le voir dans les écrits sur le ramollissement 1 qu’on serait presque tenté de rattacher à un défaut de consistance de la pulpe extérieure tous.les ac-,

cidents qu'éprouvent les aliénés paralytiques. Mais,

dès le premier pas, on est forcé de s'arrêter : il ya une différence extrême entre l’état de la substance

grise manquant dé cohésion, s’enlevant par plaques, et l'état de la substance grise vraiment ramollie

et diffluente ; dans le premier cas, ses molécules

sont liées, restent en place, restent assemblées

sans glisser les unes sur les autres "seulement elles

offrent inoins de résistance aux manipulations auxquelles on les soumet; dans lé second, elles ont subi un mouvement de décomposition , leurs pRpports réciproques ne sont plus les mêmes. Il

En M DE La” PARALYSIE | NN est vrai que, Cu certains. ramollissements Fe ITS da résolution des membres se manifeste avant’ la partie cérébrale malade se soit déformée, a À qu'ellen’ ait tombé en deliquium ; mais ce qui ferait & éroire que l’état de relâchementde la substance cor ticale joue un rôle moins important qu'on ne l'imas. gine d'abord, c’est que beaucoup de paralytiques (n® XXVIL, XXXVIIH, XXXIT, XXXI, etc. ) qui ayaient le cerveau d’ une consistance normale, exempte d' altération, n'avaient pas eu. les mOuvVEr ments moins profondément lésés que AUS 1 cités n° XVII, XX, XXI, chez lesquels las stance grise manquait en partie de cohésion, D'u un autre côté, nous pourrions citer des cerveaux 4 où l’aliération, n’oceupait que quelques points | d’une étendue: très limitée. Mais voici l'objection la plus forte : j'ai sous les yeux des observations ‘4 | de céphalite aiguë qui me sont propres, que j'ai ! recutillies avec l'attention Ja plus scrupuleuse;les sujets ont succombé dans l’espace de quelques : jours; plusieurs d'entre eux ont présenté Punion : intime des circonvolutions à la face interne de la 4 pie-mère, l'enlèvement, par plaques, dela subs | 4 Stance corticale, et.un défaut sensible de cohés ) sion. Aucun n'avait offert des symptômes de Me à | - lysie , seulement des mouvements avaient été fi multueux, et l'agitation avait été excessive. Cette identité. d’altérations de tissu, dans des circonstances où les symptômes ne se nc cs A

tout en paraissant extraordinaire , quand on n'y à

pas réfiéchi; s'explique facilement. Je pense qu'il est mainténant avéré pour tout le monde qu'il

existe une phlegmasie du cerveau chez les paralyiiques dont la pulpe est molle et adhérente; mais une phlegmasie du cerveau, c’est une #ncéphalite, ou, en d'autres termes, une maladie semblable à celle qui a précipité les jours des sujets que j'ai présentés comme non paralytiques : il n’y a donc rien d'étonnant si dans ces deux cas, au moment de l’autopsie, les résultatsse ressemblent:

Or pourquoi cette dissidence dans les signes? Dans

le premier cas, la phlegmasie du cerveau est chronique; indépendamment du défaut decohésion qu'elle détermine , elle détermine encore dans l'ensemble de l'organe une modification de laquelle dépend la paralysie de la langue et la paralysie des membres: Dans le second, elle est aiguë : elle détermine seu-

lement un défaut de cohésion , et rien de plus: les

individus peuvent agir comme auparavant.

M. Couleur de la substance grise et de la sub. stänce ‘blanche. La coloration de la pulpe cérébrale

” diffère essentiellement de son injection. Morgagni

l'avait reconnu, M. Lallemand l’a mis Hors'de doute (lettre v°, pag. 78 et suiv. ). Quand/la couleur est décidément altérée, qu'elle est rosé , vi0-

| lacée, lie-de-vin ; lilas, etc. (n° XVI, XXEV, XXXIT), ül s’est effectué une combinaison particuliére entre

la pulpe et les molécules sanguines : le mélange est

GR nn) DE ra PARLE) oi: SE

la rosée de ES htelettes sanguines qui vient me ni vrir chaque tranche de substance cérébrale que on |Coüpe; en essuyant ces tranches , on distingue le les

orifices béants des petits vaisseaux par où le no]

se toute réunies; mais presque toujours , 10 même que la substance grise est lie-de-vin , viola= à cée , NGUS Voyons à peine des traces d'injection D capillaire dans la substance blanche. Tout le dés: ordre est dans la substance corticale. J'ai déjà ii fait une remarque semblable en parlant de: ‘son défaut de consistance : 'irritation qui prédomine au ; pourtour du cerveau cause ces phénomènes qui | seraient moins prononcés et moins fréquents! si la structure de la substance grise ressemblait à celle de la substance blanche; mais il n'en est pas ainsi : la substance grise, éminemment vas: D culaire , se gorge du sang que lui versent en abondance les méninges enflammées, se come. x bine avec lui, et s’altère profondément. La sub: Stance blanche, au contraire, plus éloignée du foyer d’irritation, naturellement plus ferme, pu dense, PA npreues moins ee |

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presque constant d’altérations. Mais ne serait-il

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