D'INTENSITÉ: AFFECTION AU DEUXIÈME DEGRÉ
\, Ce sont les symptômes de la première période ; mais poussés plus loin. Ainsi, la mobilité de la langue est beaucoup plus restreinte ; il faut, pour
ainsi dire , deviner tout ce que le malade veut exprimer; il n’articule distinctement aucun mot. Les personnes les moins exercées reconnaissent que la langue est paralysée. Quand l’aliéné est assis’, et qu'on l’engage à marcher, il appuie les mains sur les côtés de sa chaise, ou sur les bras de son fauteuil, et se souleve lentement; une fois debout, il ne s’élance pas sur-le-champ et avec assurance, mais , semblable à un enfant qui mare ses pre- miers pas, on le voit chanceler, pencher à droite , à gauche ; enfin il se hasarde , et parcourt plus ou moins d’étendue , suivant la force qui lui reste. Pendant ce court exercice, tout le corps vacille. En explorant les mouvements, tandis que l'individu repose sur son lit, on voit qu’il ya possibi-= lité de soulever les jambes et les cuisses , de les porter en différents sens. Ces opérations s’exécutent lentement; la force des membres n'est plus proportionnée à leur développement. Les extrémis - tés supérieures ressentent moins évidemment l’effet de la paralysie; cependant, chez beaucoup de sujets il existe une certaine roideur dans les bras, qui n’atteignent qu'avec effort le sommet de la
tête. Les muscles du cou participent à la faiblesse générale; le menton a une tendance à s'incliner
. surla poitrine ; de même les muscles du tronc sont
. moins actifs que dans l’état sain ; le corps est mal
res jésé ES
‘en équilibre sur le bassin.
‘ Les individus sentent, ils votent, ils entendent , ils perçoivent les odeurs ; mais l'énergie des sens est singulièrement émoussée : : il faut parfois tordre la peau pour: obtenir un signe de douleur ; il faut des . odeurs fortes pour exciter la pituitaire, encore le … malade n'est-il pas toujours capable de distinguer “ les odeurs agréables de celles qui ne le sont pas. Jlest manifeste que les points de l’encéphale qui : président aux sensations sont affectés tout. aussi … bien que ceux qui président à la locomotion.
Les aliénés frappés de paralysie générale au second degré sont, pour la plupart, plongés dans la démence ; leur malpropreté est extrême; ils salissent à chaque instant leurs habits avec leur urine et leurs matières fécales. Est-ce un défaut de pré- “voyance , un défaut de soin , ou le rectum et la vessie sont-ils réellement paralysés? Je ne penche __ pas toujours pour cette dernière opinion. Cepen- ‘dant j'ai vu une femme dont les urines coulaient continuellement, goutte à goutte, tandis qu on D. avait une peine extrème à, débarrasser le rectum
des matières qui le distendaient. Un homme , que nous avons eu long-temps sous les yeux, s'assu-
k. jettissait à introduire , plusieurs fois par jour, les
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Pendant le cours de cette période , comme pendant le cours de la précédente, la santé présente des apparencesassezsatisfaisantes : la langue n'est pas dépourvue d'humidité ; l'appétit ne languitpas; les digestions sont promptes et faciles ; la chaleur. de la peau est à l’état normal ; le pouls bat avec régularité , et ne donne pas plus de soixante pulsations par minute; la maladie cérébrale ne porte point le trouble dans toutes les fonctions.