‹ De la paralysie considérée chez les aliénés. Recherches faites dans le service de feu M. Royer-Collard et de M. EsquirolChapitre 24 sur 122 · N° XVI. — PARALYSIE GÉNÉRALE AU DEUXIÈME DEGRÉ · texte numérisé non relu

N° XVI. — PARALYSIE GÉNÉRALE AU DEUXIÈME DEGRÉ

Embarras dans la prononciation , délire maniaque-d’une grande étendue; par la suite, paralysie de la langue portée très loin; paralysie incomplète des membres abdominaux : mort. — Six onces de sérosité dans la grande cavité de l’arachnoïde ; épaississement du feuillet

. membraneux, qui résulte de lunion de la pie-mère et de l’arachnoïde cérébrale ; circonvolutions adhérentes à la pie-mère ; arrachement de la pulpe ; couleur violette de la substance grise, substance blanche saine! sérosité sanguinolente dans les ventricules ; granulations sur leur membrane; coloration foncéé dans le cervélet et dans la moelle épinière (1). | Un maniaque ; âgé de quarante-trois ans} ma rié, ayant faït'la guerre et s'étant adonne sans réserve À l'usage’ des boissons alcooliques ; ‘entra das l'établissement vers la fin demats' 1824: Nous ne pûmes savoir s’il avait eu des maladies véné-

Era e LOL \je - e :€ | Ê > PR | riennes, sil avait fait usage du mercure ; ST aval

(1): Service détM. Royer-Collard.

6o ARE DE LA VARALYSIE,

reçu des blessures à la tête, ou éprouvé des con-

trariétés assez vives pour entraîner le dérangement.

des facultés intellectuelles : il avait été primitivement doué d'un jugement droit; il était parvenu jusque là sans donner de signes d’'aliénation mentale. Sa taille était haute , ses membres étaient robustes; ses cheveux blonds; sa peau était foncée en couleur; l'appareil circulatoire prédominait. Son caractère était vif et même un peu difficile.

En arrivant, le’ malade se promenait dans le corridor, refusait de répondre aux questions

qu'on lui adressait, menaçait de frapper dès le moment où on insistait, parlait continuellement seul et à demi-voix; le plus grand désordre régnait dans ses discours ; le délire , au lieu d’être borné à un certain nombre d'idées prédominantes ’ s'étendait à tous les sujets. L'’aliéné restait couvert de ses habits, mais il n’observait aucun ordre dans leur arrangement : la nuit, il s’agitait, faisait du

bruit, bouleversait tout ce qui se trouvait à sa.

portée , et se salissait avec ses déjections. La prononciation était loin d’être franche et exempte d’embarras ; il fallait deviner la moitié des mots, et chercher le sens qu'ils présentaient. Les jambes soutenaient encoré le poids du corps; l'individu marchait à grands pas, mais chaque fois qu’un pied abandonnaiït le sol le malade vactillait. L'appétit n'avait point cessé, les digestions n'éprou-

vaient aucun trouble, les fonctions thorachiques

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GONSIDÉRÉE CHEZ LES ALIÉNÉS. Gi.

D crient librement , la santé physique en un

mot, ne se présentait nullement sous des appa-

rences défavorables. | Les parents assurérent que se ie des mou-

vements de la langue n'avait que huit mois de

date. Ce symptôme s'était manifesté à une, époque

où les jambes conservaient toute leur. force appa-

rente ; dans un temps où le sujet remplissait des fonctions administratives importantes , et ne donnait aucun signe d’aliénation mentale. Le, délire avait éclaté quatre mois plus tard ; la paralysie l'a:

vait précédé de quatre mois entiers. Les moyens

auxquels on avait eu recours pour arrêter les. progrès ultérieurs du désordre encéphalique avaient été pleinement inutiles ; la réclusion , long-temps différée. avait fini par. devenir indispensable: ( Get homme fut mis au régime; M. Royer-Collard prescrivit quelques applications de. sangsues derrière les oreilles, et on attendit. ) i

Le 28 avril suivant , trente-trois jours après l’arrivée de cet aliéné, il survint des. accidents fort graves : tout-à-coup la face devint rouge et tumé-

fiée; le malade, à moitié assoupi, ne pouvait par:

ler ; ses membres n'étaient point dans un état com- plet de résolution, mais à peine s'ils remuaient; le pote était large, les carotides battaient avec force ; | le décubitus avait lieu sur le dos. (Évacuations sanguines , diète, tisane délayante. )

… Quarante-huit heures s'écoulerent, et déjà les

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