PRÉFACE
L'ouvrage que je publie devait paraître sous les auspices dé M. Royer-Gollard; placé depuis vingt
‘ans, en qualité de médecin en chef, à la tête de la maison de Charenton, M. Royer avait été à même
d'obsérver un grand nombre d’aliénés paralytiques, et avait acquis des notions certaines sur ce genre de malades; cependant, des occupations sans cesse renaissantes ne lui avaient jamais permis de coordonner les faits précieux qu'il possédait et de consigner ses idées par écrit. Ayant, depuis trois ans , dés rapports continuels avec M. Royer s attaché à sa personne par les liens de la reconnaissance, je lui fis connaître de bonne heure la direction de mes études, et dès 1824, je lui communiquai mes recherches sur les paralysies des
aliénés; les faits que je possédais avaient été en
grande partie recueillis à Charenton. M. Royer- ‘Collard, comme médecin en chef, avait la propriété des observations, je ne pouvais rien faire sans son aveu. Il me conseilla de continuer à ex-
ploiter la mine que j'avais sous la main et se ré-
serva le droit de prendre part au travail; il voulait N
saisir cette occasion pour publier les résultats de sa
Jé
pes tirs d : MLd PÉTIA ES PRÉFACE. , PAPERS FE pe et s
longue pratique dans un établissement où les pa- TARA abondent. La mort la plus cruelle a traversé tout-à-coup des projets ‘ qui, pouvaient être d'un grand intérêt pour la science; n ayant plus
rien à espérer de mon guide, j'ose me confier à
mes propres forces. Je sens parfaitement l'énorme différence qui existe entre ce livre et celui qui
était projeté. Cependant l’ensemble, tel qu'il est, ne. sera peut-être pas inutile, et cet espoir me déter-.
mine à le soumettre au jugement des personnes qui observent. J'ai décrit ce que j'ai vu, mais beaucoup de détails ont dù m ‘échapper, codec en ce qui concerne la paralysie générale, dont l'étude
est à peine commentée; on verra que souvent je,
me suis aidé des lumières de M. Esquirol , mon
premier maître, dont toute la vie a été consacrée au,
bien des aliénés. Un regret me reste, c’est de n° a-
voir pu étendre mes recherches aux malades de. Bicêtre, et de ne posséder aucun détail qui leur.
soit relatif. Hoi S ei
à. vafr de a +
MT M aan en NN £ A mn» der F ”. " + - ë % be 2 1 RUE Ice " FA (a Rd
YA re + L .
DM LE | à ei À À