L FH
bérance annulaire, la moelle épinière, n’offrent
point de particularités importantes, seulement la
ce LEE
substance grise partage la coloration lie de vin. dont
ï a été parlé à l’occasion du cerveau.
, Poitrine. Les poumons sont libres dans ha Ca
vité thorachique ; ils sont crépitants et exempts de tubercules : : le cœur.est à l’état normal.
Abdomen. Le foie est volumineux; sa couleur est analogue à à celle de certaines rates gorgées de sang.
«La membrane interne de l'estomac est blanche et polie; celle du duodénum est très rouge, et la
couleur est des plus vives. La même altération se répète sur différents points des intestins grêles : les gros intestins ne présentent rien de semblable.
La vessie est distendue par de l'urine ; son intérieur est décolore.
ne
CONSIDÉRÉE (CHEZ LES ALIÉNÉS. | 7i per Tu
Ne x. 2e À PARAEYSIE céNÉQALE AU DEUXIÈME ù RENÉ, Mônomanie ; tentatives de suicide ; embätraë! dans la prononciätion { faiblesse des membres pelviens ; paraly; sie prédominante à à droite ; la paralysie incomplète des jambes devient également forte des deux ‘côtés du corps; délire général très difficile à contenir ; preumonie double ;, mort. — Épanchement) de; sérosité dans la cavité: de: larachnoïde; œdème de la pie- mère, et dou antion de liquide entre sa lame externe et Varachnoïde cérébrale ; substance grise adhérenté ets’enlevant par larges plaques ; } pourtour du cerveau d’un violet bleuâtre ; intérieur. de la substance grise, comme) ardoisé ; consistance générale augmentée, ce qui ést sensible même dans le pro: Jongementrachidien ; granulations dans les ventricules ; ÿ rougeur | de leur membrane. hi
As
Un homme d'u une la EUh RU Tr de Tubs ac:
tive, aimant à vivre loin du monde,: ayant des
mœurs sévères, un, Caractère ferme et facile à mécontenter; employant son: temps ; en partie à l’etude , en partie aux trayaux de la campagne; perd à quarante-sept ans sa femme. et un enfant tout élevé. Il renonce au peu de relations qu'il avait.eues jusque là , devieut rêveur, soucieux, @t cesse, dé s'occuper d’une fille unique qu autrefois il aimait beaucoup, pour penser incessamment aux objets qui lui sont ravis ; il sent lui-même qu il: n'agit pas conformément à la raison; mais, toujours ; malgré lui, il retombe dans le même cercle d'idées; il cherche à se distraire ; il veut reprendre ses an-
» ciennes habitudes; il ne peut y réussir.
Ces prodromes durent une. année entière. Enfin
le délire éclate! Le malade s’imagine que ses voisins
joie te VA
72 tAULDE LA PARALYSIE,
l'ont en ru qu ils épient le moment où il sortira pour attenter à ses jours , et il s’obstine à rester enfermé. On lui applique quelques sangsues
au cou ; il demeure convaincu que c'est une ma-
nière adroite de faire couler son sang, et il croit toucher à sa dernière heure. Souvent il se plaint d’être incommodé par un bruit comparable à celui que font des chevaux en mouvement, et il s'attend à être arraché de sa propre maison par des gendarmes, à être livré à la justice comme. s'il eût
commis les crimés les plus atroces, etc. Après
avoir fait des tentatives de suicide de toutes sortes, il finit par tromper la surveillance de sôn domestique, et se donne sept coups de couteau , qui traversent les téguments de la poitrine, sans pénétrer dans l’intérieur de la cavité. On le place dans
une maison de santé de la capitale.
Il prend un grand nombre de bains, on lui fait plusieurs saignées, et on applique des sangsues à différentes reprises ; il prend des aliments légers , et en trés petite quantité; la maigreur fait des progrès apides , et les forces sont menacées d’un épui- . sement total. (Régime réparateur, médication antiphlogistique suspendue.) La santé s'améliore , mais on découvre que la prononciation est obscure, que la langue s’embarrasse en parlant ; on remarque que la'progression manque d’assurance, et même que le côté droit est beaucoup plus faible que le côté gauche ; on s’imagine qu'il s’est formé
un épanchement sanguin dans le cerveau , mais
dés le lendemain il faut revenir de cette manière
dé voir. Le sujet recommence à marcher, et se
“ sert des deux jambes ; il ést vrai qu'il chancelle en
“ marchant, que le moindre mouvement trop pré-
f of
cipité est suivi d’une chute, mais la paralysie est répartie également. La sensibilité est conservée. Les bras sont nobles ils ont peu de force; il en est de même du système musculaire en général. Les organes thorachiques et abdominaux ne paraissent pas affectés ; le pouls est à l’état normal, ainsi ue la chaleur des téguments. #4 Onze mois d'isolement. L'intelligence est manifestement affaiblie ; les idées fixes ont fait place à undélire vague très bruyant, qui se prolonge très avant dans la nuit; les actes sont incohérents ; l'application: d'une. forte camisole suffit à peine pour réprimer l agitAMON Lés discours qu’on adresse au malade n’ont aycune influence sur ses déterminations : c'est toujours la même mobilité; la même exubérance: dé paroles. (On n’ose-plus le
Jaisser libre ; ne calculañt plus rien, ayant les membres pelviens faibles ; il tomberait à chaque pas ; on
Pattache sur un fauteuil ). [l’survient une pneumonie double: lé sujet entre à Charenton.
En arrivant. — La bouche est sèche, les lèvres sont fuligineuses; la langué est rouge et dépour-
: à vue d'humidité; toux continuelle,' accompagnée
d’une respiration hauteet rälante ; sans qu'il y ait
74 214 NDE LA PARALYSIE, d’ cn Pt es son mas plus sen-
sible à gauche qu'à droite ; impossibilité de faire 3
usage du cylindre, tant le sujet, est, br uyant ‘ét
agité; peau brûlante, pouls fréquent, danger im: minent. ( Diète, boissons mAfiasINeuess “alepés
de bras.) | “'
Le quatrième jour.—Décubitus sur le dos; respiration stertoreuse, prostration excessive ; fièvre continuelle ; espèce de révasserie et. de, délire va-
gue ; altération des traits de la faces, déjecuüons,
involontaires ; véritable agonie. ( Vésicatoires aux. cuisses. ) |
Mort le cinquième jour.—L'agitation maniaque
n’a pas cessé un moment, les bras pouvaient. encore agir, les jambes se déplaçaient,, la sensibilité était conservée; mais depuis long-temps l'énergie du système musculaire était affatblie ; l'embarras de la langue était très prononcé.
À utopste du co#ps.
T'êie. Les os se brisent avec. une facilitéextrême ; la dure-mère n'offre rien de particulier.
La grande cavité de l’arachnoïde contient de La sérosité ; il s’en est épanché une quantité censidérable entre la pie-mère et l’arachnoïde cérébrale ; cette espèce d'ædème, jointe à l'infiltxation, de la
pie-mère elle-même, donne à la méningine et à la
méningette réunies une épaisseur de près de'deux lignes; cette épaisseur diminue à mesure qu'on
(LR.
multiplie les ruptures et qu'on permet au liquide de s’écouier. | Tu ;
L'arachnoïde adhère au cerveau sur presque tous les points de sa circonférence; Ja substance grise
reste attachée à la membrane qu'on vient d’enle-
ver, et lui forme.une doublure d'un quart de ligne
‘4 d’é 5 d'épaisseur. 1,
Les circonvolutions, dépouillées de leurs enveloppes , réfléchissent uneteinte d’un vtolet bleuâtre; le bistouri, en entamant la substance corticale, éprouve de la, résistance ;, la pulpe est endurcte; sa coloration est profondément altérée, elle est
comme marbrée de brun ei de violet; dans les corps
striés, le désordre est plus marqué encore ; la substance grise est presque ardoisée. |
La substance blanche participe à l'induration , mais non à la coloration de la substance corticale.
La membrane des ventricules latéraux.est d'un
rouge très vif; toutesa surface est hérissée de points saillants , raboteux, sensibles à l'œil et au toucher. Dans le quatrième ventricule, la saillie et la rougeur des villosités est, pour le moins, aussi prononcée. | | db 0!
Il n'existe aucune lésion locale, ni dans l'hémisphère droit, nidans l'hémisphère gauche ; ni dans
Fr
les parties centrales.
Le cervelet ne pèche ni sous le rapport de la
“consistance ni sous le rapport de la couleur.
70 , IANTDE LA PARALYSIE,
La moelle alongée est endurcie; l’induration est sensible dans les faisceaux antérieurs et dans les faisceaux postérieurs ; la moelle épiniere offre
PE | RE de LA JE SRE
les mêmes particularités. La substance grise EU
foncée en couleur.
Poitrine. Les plèvres sont saines; les‘poumons
ne sont pas perméables : leur parenchyme se coupe partranches semblables à des tranches de foie ; ces organes ne sont Le suppurés. — Le cœur à l'état normal. | Abdomen. L'intestin grêle seul est malade; son canal est distendu par un liquide qui ressemble à du sang pur; ce liquide à communiqué à la membrane muqueuse une teinte rouge extrémement vive, qui résiste aux lavages auxquels elle ést soumise. “Remarque. N'est fâcheux que beaucoup des observations que je ‘cite comme propres à faire con’
naître l'aspect de la paralysie générale pendant! dé
cours dela première et-de la seconde période , soient dépourvues dé résultats cadavériques ; cés résultats eussent appris ce ‘qu’on trouve dans lé cerveau/quand la maladie n’est éncoré que’ peu
avancées mais il'est raré qu'À cette époqué on''ait.
occasion d'ouvrir des sujets : l'existence n’est pas compromise, la santé présenté’même d'assez héu-
reuses apparences , et les individus ne succombent.
qu'autant qu'il survient dans üun organe o1idañs unautre quelque désordre‘accidentel! qui ‘précipite
le terme de Ja vie (n°®°x,x1, xvE, xvIr, XVII): Quoi
CONSIDÉRÉE CHEZ LES ALLÉNÉS. À qu'il en soit, les faits que je viens de présenter 14 auront toujours leur degré d'utilité : ils démontre- . ront aux personnes habituées au diagnostic diffe- : rentiel des affections cérébrales , que la marche de « la paralysie générale des aliénés ne ressemble en - rien à celle de l’apoplexie, du ramollissement aigu, de la congestion sanguine , eic. ; et ces personnes concluront d'avance à l'existence d’une lésion de | tissu d’une nature particulière, lésion que je m'ef- . forcerai d'apprécier par la suite.