IDE LA PARALYSIE
bout ; “dès qu'il cherche à abandonner le fauteuil sur lequel il repose , lés cuisses et les jambes ré-
fusent de soutenir le poids du corps, et le malade
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rélombe pesamment sur son coussin. Un temps
viendra même où, élant assis ; l'aliéné né pourra plus ni soulever ni étendre les jambes. Les bras, les mains n’ont pas perdu d’une manière aussi absolue leur liberté d'action; mais il est visible que la faiblesse générale s’y est communiquée. Souventilne reste aucun vestige d’intelligencé , et on est obligé
d’enfoncef les aliments dans la bouche ; le malade
laisse aller ses excréments sans s’apercevoir qu'il se salit; il ne s'occupe plus des objets environnants; il
n'a presque plus d'impressions. Il est vrai qu'il en—
tend, qu'il voit, qu'il goûte, qu'il perçoit les odeurs
fortes; mais on l’affecte difficilement, et on n'est même pas toujours sûr que la sensation soit réelle. Tout ceci n’est ni général ni d’une certitude absolue; on trouvera nécessairement une foule de arélé une foule de nuances, suivant le degré de profondeur de l’altération qui existe dans le cervéñu : mais tel ést habituellement l'aspect de la maladie; quand elle a fait tous'ses progrès. Voici maintenant ce qui se passe dans les différentes régions de l'économie pendant les derniers temps dé la vie. Les digestions, qui, dans le principe, étaient si actives, finissent par languir; les forces diminuent, lmaigreur va en se dessinent de plus én plus ; à la longue, la peau se dénude, et des eschares pro-
| CONSIDÉRÉE CHEZ LES ALIÉNÉS. +70 fondes se forment sur les points du COrps les plus ‘4 saillants. Les régions latérales du dos , les régions * Jombaires , le tissu cellulaire qui recouvre le coc-
“ cyx, le sacrum, les tubérosités sciatiques, ete., - deviennent le siége de vastes foyers purulents: on ne sait plus sur quel côté coucher lg malade. C'est à cette époque que se manifeste habituellement l'infiltration des bourses, celle des cuisses, des jambes , et généralement de toutes les parties déclives. Quand le mal en est 1à, la peau est presque toujours brûlante , la fièvre continue, la figure pro= fondément altérée, et l’aliéné n’a plus que quel ques jours à vivre.
. Ilest rare que la mort survienne uniquement par suite des altérations qui existent dans le cerveau; À peu près constamment les organes abdominaux où thorachiques s'affectent; souvent les poumons contiennent des tubercules plus où moins suppurés ; souvent la membraneinterne du canal alimentaire est enflammée dans une étendue variable; quelquefois enfin les cryptes sont envahis par des ulcérations. 2