‹ De la paralysie considérée chez les aliénés. Recherches faites dans le service de feu M. Royer-Collard et de M. EsquirolChapitre 42 sur 122 · IPS · texte numérisé non relu

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: CONSIDÉRÉE (GHZ (LES ALTÉNÉS. 193 * Le pronostic fut à peu près désespéré, cepeñ- Daint on ordonna des bains , on prescrivit des ap- | HE de sangsues derrière les oreilles , et, plus . tard, on eut soin d'établir derrière le cou un large | foyer de suppuration. Point de résultat avantageux. £ . Pendant un espace de dix-huit mois, la démence resta stationnaire; M. D** avait perdu l'habitude de s’écorcher la figure , mais cette manie avait été pince par une autre, celle de se moucher avec pris , depuis le moment où il sortait du Hit jus- . ‘qu'au moment où'il se couchait : les menaces ne l'intimidaient point, il lui restait à peine l'instinct, à “et il suivait son penchant. Jusqu'ici les fonctions ‘digestives n'avaient point été troublées, seulément l'individu toussait, et perdait peu à peu de son embonpoint. En montant l'escalier il lui arrivait de > chanceler, quoique les muscles conservassent en- | core beaucoup de volume; c'était un premier

… symptôme de paralyste 3 sénérale incomplète, qui, » probablement, eût été saisi beaucoup plus tôt si le

RU eüt pris plus d'exercice; mais, S Eu | à rester dans un coin, n€ parlant jamais, on n a | yait pu apprécier de bonne heuré l’état de la langue et la solidité de la progression.

Du dixneuvième mois de son entrée à Gharen- ton au vingt et unième, époque du décès, M. D | présenta tous les signes dela phthisie pulmonaire :

he maigreur , face livide , poitrine affaissée, toux con- :1À tinuelle . suivie d’une expectoration de crachats

“ok

PP DRE Deer.

194 L1h DE LA PARALYSIE,

purulents, et parfois teints destries sanguinolentes; selles fréquentes, également purulentes et san-.

guinolentes. L’excitation était survenue , l’aliéné . parlait seul, et cherchait à sortir, mais les jambes Soutenaient mal le poids du corps; la paralysie avait

marché d’une manière brusque. La langue se trou-

.Vait complètement paralysée; ilétait difficile de com- 3

prendreles mots que le malade prononçait à moitié. : La sensibilité était assez difficile à émouvoir, mais elle n’était pas éteinte. ù

Dans la dernière quinzaine, M. D'‘* ne quitta

plus le lit; il se servait des mains; il imprimait des |

mouvements légers aux extrémités inférieures ,

mais il ne pouvait plus les soulever. Il proférait en-

.core des sons confus etinintelligibles. Un soir; une

hémorrhagie se manifeste sur la membrane muqueuse du canal alimentaire, l’aliéné rejette quel=

ques caiilots de sang par la bouche, en rend avec les selles , et expire peu de temps après.

Autopstie du Corps.

Tête. Les os se brisent facilement ; la dure-mère : est libre d’adhérences ; la grande cavité de l’arachnoïde contient au moins cinq onces de sérosité qui est également répartie à droite et à gauche de la

“faux du cerveau.

Les deux feuillets de l’arachnoïde sont examinés successivement. Le feuillet cérébral seul mérite de :

l'attention ; il est séparé de la pie-mère par un amas

. considérable de sér buité qui donne aux membranes : un aspect gélatineux ; en cherchant à les séparer . du cerveau, on voit que la pie-mère est infiltrée , . et dans quelques points elle à contracté une union . intime avec les circonvolutions cérébrales ; la sub- . stance corticale s’enlève avec les méninges et reste - attachée à leur surface.

: Je coupe avec le bistouri, et d’abord à unélégère profondeur, des portions de substance grise 3

la couleur est légèrement rosée; je pratique des

coupes qui pénètrent jusqu’au fond des circonvolu= | tions, je n’observe pas une coloration plus vive ; | au contraire la teinte rose devient jaunâtre. En gé-

néral, la consistance de cette partie du cerveau est

diminuée ; mais sur aucun point il n'existe de ra-

mollissement local.

La substance blanche est jugée saine; ses vais-

seaux ne sont ni apparents, ni injectés ; la consi- . stance est telle qu’on la rencontre chez les sujets | sains. Iln’existeaucune altération appréciable dans. les corps striés , dans les couches optiques,; les pédoncules du cerveau, la protubérance annulaire , le trigone cérébral, le septum médian, le mésolobe , etc: é |

La cavité des nuitées latéraux à une ampleur » considérable, on évalue à deux onces la quantité de sérosité limpide que contient chacun d'eux.

À * L’arachnoïde cérébelleuse est mince, difficile à

séparer du cervelet. Cet organe , coupé successive

"haG : HNANPE LA PARALYSIE, | ë mentpar tranches, présente unemollesse générale, À mais il n'existe pas de ramollissement proprement dit. La substance grise des anfractuosités est foncée. en couleur ; la coloration est beaucoup plus pro= | noncée que dans le cerveau. | 4 a:

Le canal membraneux qui sert d’étui au pro+ . Jlongement rachidien est distendu par un liquide. séro-sanguinolént, de même nature que celui dont j'ai parlé plus haut, mais rougi par quelques gouttes de sang qui s'échappent des vaisseaux qu’on a coupés, La moelle présente le degré de consistance: qui convient à l’état se elle est jugée à l'état: normal.

Poitrine: Les deux poumons sont profondément affectés. Ils sont convertisen deux masses solidegs: lorsqu'on les incise on aperçoit tantôt de vastes foyers purulents , tantôt des tubércules blancs et lardacés, exempts de décomposition: £

Le cœurn'est pas malade. | Abdomen. L'estomac, ouvert dans toute son:

étendue, se trouve enduit à l’intérieur d’une couche mucoso-sanguinslente qu’on fait disparaître: par des lavages répétés, La surface muqueuse, mise à nu, est couverte de plaques rouges # on sue comparer à des ecchymoses.

Dans le duodénum, à l'insertion du conduit:

biliaire, il existe une ulcération de la largeur du pouce ; la membrane est usée , “détruite , et l'on aperçoit la tunique musculaire. : ss

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