N° XXX. — PARALYSIE GÉNÉRALE AU TROISIÈME DEGRÉ
Agitation; embarras dans la langue; faiblesse des membres pelviens: paralyrie croissante; démence; mort, — Grande quantité de sérosité dans le crânc: œdème considérable de la méningine ct de la, méningette; coloration brune, foncée de leur tissu; pie-mère enlevant, au moment où on a détache, une couche de substance grise ; substance corticale violacée dans son intérieur; cerveau sain du reste (1).
ù M'‘*, âgé de soixante ans, entra dans l'éta- : SUEMRSSSS Fes É FAR ALAIN LA .
… hlissement en 1822. Il était agite, articulait diffi-
«1 (1) Service de M. Royer-Gollard.
cilement les finales des mots, et manquait d’assu> w rance en marchant. Son intelligence s’est affaiblie M
graduellement, l'agitation a persisté , et peu à peu
la progression est devenue émpossible; il n’a plus quitté son fauteuil, et a expiré dans la salle où l'on a coutume de placer les paralytiques. Depuis trois.
mois il dépérissait, ne prenait que du bouillon , et rendait plusieurs selles liquides en vingt-quatre heures. Depuis douze jours ilne pouvait plus avaler, avait le pouls fébrile , la peau chaude, la bouche sèche , la langue rouge , et les traits de la face profondément altérés, Il paraissait souffrir, et s'agitait dans son lit; les membres se déplaçaient en-
core, mais l’étendue de leurs mouvements: était.
très bornée (1).
. Autopsié du corps.
Crâne. Rien de particulier dans la boîte osseuse;
dure-mere à l’état habituel. Écoulement abondant de sérosité au moment
où l’on pénètre dans la grande cavité de l’arach-
noide.
: OEdème considérable de l’arachnoiïde cérébrale
et de la pie-mére. Le plan membraneux qui résulte de la superposition de la méningine et de la
(1) Je n’ai observé le malade que pendant quatre mois; déjà il ne pouvait plus se soutenir : la manière dont le système musculaire s'est affaibli, l’aspect des symptômes, dans les derniers temps de la ma- Jadie, indiquent de suite qu’il est question d’une paralysie générale.
CONSIDÉRÉE CHEZ LES ALTÉNÉS. 143 méningette se trouve séparé en deux feuillets par le liquide, qui est rassemblé en quantité plus no-
… table qu'ailleurs au fond des circonvolutions. En . déchirant les méninges, la sérosité s'écoule en » partie, et le tissu lamelleux se dégorge; la ménin- « gineetla méningette sont examinées de près ; leurs … capillaires réfléchissentune teinte violacée ; les vais- « seaux d’un ordre plus élevé ont acquis beaucoup
de développement, et se dessinent comme des fils de fer, en suivant toutes sortes de directions sur les hémisphères cérébraux.
La pie-mère a contracté, avec le pourtour du
| cerveau, des adhérences qui sont à peu prés générales: la substance grise reste attachée à sa surface interne , et forme une doublure d’un quart de
ligne d'épaisseur.
Je pénètre avec le bistouri dans l'épaisseur de la substance grise. Sa coloration est très foncée , et
* peut être comparée à celle de la lie de vin; la cou-
leur est fondue avec la pulpe. La consistance semble telle qu’elle doit être.
Les plexus choroïdes sont d’un rouge vif. Les .
… parties centrales du cerveau ; ainsi que la substance
blanche, examinées d’une maniere générale , ne
donnent lieu à aucune remarque,
Le cervelet, la protubérance annulaire et la
“ moelle alongée sont à l’étatsain.
Poitrine. Le cœur est à l'état hrsidioerques le sommet des poumons ést crépitant ; la base et la
44 LANDE LA PARALYSIE, 110). 1 partiémoyenne sont engorgées. À gauchela plèvre 1 est rouge et enflammér, il existe un épanchement moyen de sérosite dans ja poitrine. ; | … Abdomen. Le péritoine est couvert d'exsudations blanchâtres : dans certains points, ii adhere avec : lui-même, et se sépare difficilement. !
La membrane muqueuse gastrique est fonvée en couleur ; rougeur vive dans le duodénum , ct . dans toute la longueur des intestins gréles. 00