‹ De la paralysie considérée chez les aliénés. Recherches faites dans le service de feu M. Royer-Collard et de M. EsquirolChapitre 50 sur 122 · N° XX XIII. — PARALYSIE GÉNÉRALE SIMPLE AU DERNIER DEGRÉ · texte numérisé non relu

N° XX XIII. — PARALYSIE GÉNÉRALE SIMPLE AU DERNIER DEGRÉ

Démence, commencement de paralysie de Ja langue et des jambes; agitation; paralysie croissante ; rémittence. Rechute; jambes frappées d’immobilité ; bras d’une extrême faiblesse ; sensibilité presque éteinte; mort. — Sérosité sanguinolente entre les lames de l’arachnoïde ; concrétion accidentelle sur l'hémisphère cérébral droit;

- infiltration de la pie-mère; coloration rouge de l’arachnoïde ; adhé-

| j à rence de la substance grise avec la pie-mère (1).

M. D'*, littérateur, ayant été garde-du-corps du roi, et ayant ensuite vécu à la cour, entra à Charenton en 1823. Il avait dissipe en partie sa fortune, avait fait des excès avec les femmes, et s’é tit habituellement excité , à l’aide du vin, des liqueurs fortes et du café. On ignore s’il a eu des maladies vénériennes ‘et s’il à fait usage du mercure ; ses parents n'ont point éprouvé de mala-

dies cérébrales, la raison se dérange pour la pre-

miere fois. Il a soixante-deux ans, conserve une force de constitution rare à cet âge; se tient droit, s’avance d’un air de représentation , et s’obstine à garder le silence le plus absolu.

Enl'examinant avec soin on s’aperçut que la pro-

gression manquait d'assurance ; souvent , et quoique le sol füt parfaitement uni, le malade chan-

celait, l'équilibre était sur le point de se perdre.

() Service de M. Royer-Collard.

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