IDE LA PARALYSIE
Depuis long-temps ces symptômes avaient été no:
tes : la paralysie des jambes s'était manifestée peu
à peu, l’affaiblissement des facultés iutellectuctlles
pa CS A 20 Er Q7 : | , A l'avait suivie de près ; elle avait été accompagnée,
dès le principe, d’une espèce de bégaiement , ou
de difficalté dans la prononciation ; déjà les urines M
et les matières fécales coulaient involontairement à l'insu du sujet.
Pendant six mois M. D*** resta plongé dans une M
espèce de révasserie continuelle ; il paraissait triste, ne parlail jamais et semblait insensible à toute espèce d'impressions; le matin on était obligé de le lever. Le jour il se promeneit avec lenteur et souvent refusait de manger; malpropreté exCessive, sommeil rare , point d’agitation. | à Âu commencement de 1824 l’affaissement moral fut remplacé par un véritable délire général qui s’'xccompagna d'un léger désordre d’activn. Le malade n'était pas violent, avait la figure animée, parlait continuellement, priait avec instance qu'on le rendit à la liberté, et faisait des efforts pour démontrer qu'il n’avait pas mérité d’être couvert d’une blouse, et qu'il était contre toute justice de le confondre avec des fous; les idées étaient rares , Se succédaient avec peine; il fallait deviner en paitie ce qu'il voulait diré. La mémoire avait entiérement disparu; on n’aperccvait plus que quelques vestiges des passions affectives; le malade était plongé dans la démence. La paralysie
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| CONSIDÉRÉE CHEZ LES ALTÉNÉS. 180 Ps générale ne s'était jamais aussi bien dessinée : … J'embarras de la langue eùt frappé la personne là moins exercée; l’aliéné semblait parler du gosier, - et souvent on ne le comprenait pas. Il se tenait
débout ét marchait encore, mais un enfant l'eût
renversé. Les bras et les mains agissaient, Cependant leurs mouvements étaient quelquefois peu
étendus. Les déjections coulaient à l'insu du su- 4 . jet; les sens ne ressentaient pas l’influence de la paralysie ; la santé physique n'était pas aliérée. Appétit naturel, langue exempte de sècheresse et derougeur, pouls dépourvu de fréquence ; respiration facile : point de chaleur à la peau. (Bains, sangsues ‘appliquées à divers intérvalles; régime
alinentaire léger.) La paralysie reste stationnaire. Au milieu de l'été de la:méme année (1824 );
on ést tout surpris, un matin, de trouver le sujet beaucoup moins déraisonuable qu’à l'ordinaire ; il ne parlait plus seul, ne disait rien de déplacé. Nous l'engageimes à marcher, il marcha ACC assurance et parcourut un éspace d'une grande étendue
sans chanceler aucunement; si on n’eût pas connu le malade auparavant on eût difficilement cru qué les jambes avaient élé si terriblement affectées. … L'embarras de la langue était moins diminué pro- 4 portionnellement, mais il n'était pas comparable \ à celui qui avait existé si long-temps. Quoi qu'il en Soi , en nes ‘en Haissa point imposer pour l'a-
venir, eton prévit ce qui est arrivé depuis.
En effet, la paralysie générale a reparu et s'é-
loigne moius du plus haut terme; le sujet rend
ses déjections sous lui, et traîne un reste de vie
automatique. Tous les sons de la voix se confon=.
| dent;il ne peut marcher sans faire de chutes gra-
ves ; il n’a aucune force dans les muscles des bras,
‘dans les muscles du tronc; une fois qu'il est tombé,
il ne peut se remettre sur les pieds ; il sera condamné incessamment à ne plus quitter son fauteuil. Le physique est singulièrement dégradé ; la figure est décomposée ; les jamhes sont œdémateuses ; le ventre est douloureux ; l'appétit se perd : fièvre , dévoiement, chaleur. à la peau, soif, rougeur de la langue, etc. Il est probable que la mort
arrivera avant que la paralysie n’ait parcouru en
entier sa troisième période (1).
. Autopsie du cadavre.
Tête. La boîte osseuse du crâne ne présente
rien de particulier ; on aperçoit sur la surface ex-,
terne de la dure-mère quelques végétations très
petites.
. La grande cavité é de ] arachnoïde | contient deux
(1) Ce paralytique n’est mort qu’au milieu de l’été de 1825. Une entérite chronique compliquait depuis long-temps laffection céré+
brale; la pensée était abolie; les membres pelviens étaient roides et frappés d’immobilité ; la sensibilité BÉR AIS était presque, éteinte ;
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les bras agissaient encore un peu; le SoÏps était couvert d’eschares
horrible à voir.
F NA 12 CONSIDÉRÉE CHEZ LES ALIÉNÉS. 4159 onces à peu près de sérosité sanguinolente. La . dure-mère enlevée, l'hémisphère cérébral du côté . droit se trouve enveloppé en entier dés une pro-
- duction membraniforme.
Le feuillet membraneux qui résulte de l'union de l’arachnoïde et de la pie-mère a acquis une certaine épaisseur qu'il doit à une infiltration de sérosité. Les vaisseaux sont injectés ; la coloration est au-dessus de ce qu'elle doit être.
La pie-mère est adhérente au cerveau dans une * grande étendue; elle refuse d'abandonner la sub- . stance grise qui s’enlève par plaques. ; / La couleur et la consistance générale du ceryéau ont semblé à l’état normal; on n'a trouvé aucune lésion locale dans les parties centrales ; le cervelet et la moelle alongée ont été jugés sains. Poitrine. Rien de particulier du côté du cœurs organes de la respiration à l'état physiologique. Abdomen. Infiltration de la membrane muqueuse de l'estomac, coloration brune de sa sur- . face, principalement vers le pylore.
“ Infiltration de la membrane muqueuse des in testins grêles ; villosités noirâtres, dans une grande ‘étendue; orifices des cryptes qui avoisinent la val- * vule iléo-cœcale bruns. * Rétrécissement des gros sitebines concrétion . albumineuse sur la face interne de leur mem- » brane muqueuse. - Foie sain ; rate volumineuse ; facile à achète :
460 NL LA PARALYSIE 3 US Re voies, urinaires à | Vétat | aceou ‘4 | tumé (1). de: , SLR DCE (Sina0 116 4 LL NRHEE Fat | IC | DU VU