N° XXXIV. — PARALYSIE G ÉNÉRALE AU TROISIÈME DEGRÉ: D
| Démence; commencement de paralysie de la langue et des
abdominaux : par la suite, paralysie des jambes presque complète; mobilité des bras restreinte; mort. — Six onces de sérosité dans
lla cavité gauché de Parachnoïde ; coagulum albumineux de près | d’un pouce d'épaisseur dans sa cavité droite ; circonvolutions affais-
sées; substance grise décolorée ; substance blanche d'un blanc s
* mat, endurcie; endurcissement du corps rie du septum lucidum, de la voûte à trois piliers, ele. (2). | | M. L'*, âsé de cinquante ans, célibataire s compte trente années de service, a obtenu le gra ide de lieutenant-colonel de cavaierie, et à mérité un
grand nombre de décorations honorables. Sa COnr
stitution est forte; sa taille n’a pas moins de cinq
pieds six pouces ; SON Yisage se. disting UE, par une À
expression rare et ses traits ont une grande. régur Jarité. Les cheveux et les sourcils sont noirs, les yeux bruns, letempérament, bilieux predomine,
On ignore s’il a, cu des parents aliénés, et s'il a %
commis des excès s il a cssuyé ls fatigues de. pres= que toutes les gucrres du temps: 5e IDŒUTS sont douces, son caractère est plein de. ficrté; après avoir joui d’une longue aisance, aroir été entouré d'une considération qu'auginentait cncore un, taent rare pour Ja musique, il s'est. vu réduit à une
(a) Résuifats anatomiques commun.qués par M. Le décteur Mar +4
(3) Service de M. Rover- Collardatit 0 1 O4 2 HERO 0 LOT
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modique pension, obligé de renoncer à sa profession , à la société, à ses habitudes ; le passage subit d’une vie active au repos, des honneurs à … l'oubli, a fait naître les réflexions les plus sinistres ; ce militaire, dont on avait admiré le caractère , ne s’est plus fait remarquer que par son abattement etsa faiblesse! I semblait ne plus connaître de convenances ; on le surprenait dans les jardins publics balbutiant et chancelant, comme s'il eût été ivre, ses amis lui faisaient des reproches, l'engageaientà s’observer ; la police l’arrête au milieu des rues , en pleine nuit, courant sans but et délirant complètement : il est envoyé sur-le-champ dans une maison d’aliénés de la capitale et quelques jours après à Charenton.
. Un examen même superficiel apprend aussitôt combien la position de ce colonelest fâcheuse :iln’a plus de mémoire, il écoute long-temps les paroles qu’on lui adresse, et les comprend à peine. Ses réponses sont lentes etindiquent combien les idées sont rares; tout annonce une démence profonde … etqui aurait dû frapper quiconque a eu des rap- . ports avec lui. Il néglige toute espèce de soins de “ sa personne, il marche à droite, à gauche, sans aucun but; la paralysie générale complique l’aliéde. nation; la langue est embarrassée, les extrémités A. inférieures sont génées dans leurs mouvements, les bras paraissent tibros La santé physique est bien conservée; le sujet mange de la manière la plus
vorace; Ja poitrine résonne convenablement; le …
pouls ne s'éloigne pas de l’état naturel ; l'embonpoint contraste avec le désordre des fonctions cérébrales.
Deux mois s’écoulent; pendant ce court délai, le mal fait des progrès alarmants. L’'aliéné est
comme abruti, et n’a plus l'instinct de mangerseul:
il se salit à chaque instant et ne s'en aperçoit même
pas; il passe sa vie sur un fauteuil, et n’a plus ni idées, ni déterminations. Si quelques paroles lui échappent on a de la peine à en distinguer
le sens, tant la langue est embarrassée et la pro-
nonciation obscure. La paralysie des membres ab- |
dominaux va si loin que le sujet ne peut mettre un pied devant l’autre. Aussitôt qu'il essaie de se lever, les jambes fléchissent sous le poids du corps.
L'embonpoint est encore considérable; les mains
servent aux usages habituels , mais leur mobilité diminue de jour en jour. ( Séton à la nuque.)
Au bout de cinq mois la paralysie a atteint son plus haut terme. Les organes thorachiques et abdominaux ne sont pas affectés; leurs fonctions s’'exécutent librement, la longue pression des fauteuils.et des lits a déterminédes eschares profondes
au sacrum, au dos, à la partie postérieure des.
cuisses ; la gangrène s’est emparée des surfaces dénudées, qui sont horribles à considérer. L'aliéné ne se plaint jamais; on le croirait insensible ; il dort, mange et reste paisiblement sur son fau-
moralement. :
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teuil. Les jambes sont complétement privées de mobilité ; les bras se portent encore quelquefois à
droite, à gauche, mais avec lenteur et sont sous l lien ce de la paralysie. Enfia la fièvre s'allume, l’affaissement moral fait place à un délire qui ressemble à de la rêvasserie ; quelques mouvements
spasmodiques s’observent, pendant vingt-quatre heures, dans les muscles de la face, et1 ReTUe Sent
| Autopste, du corps.
Tête. Le crâne paraît vaste; j'éprouve une grande résistance en le brisant ; il n’a pas moins de dix lignes d'épaisseur sur l’occipital, le volume du cerveau est moins qu'ordinaire. |
À gauche, je porte le scalpel sur le milieu de l'hémisphère et j'incise la dure-mère ; dès que la cavité de l’arachnoïde est ouverte, il s'écoule une dose énorme (six onces au moins) de eérosité verdâtre, laquelle est libre entre les deux nee de la membrane séreuse.
J’incise la dure-mére du côté droit, il ne s’écoule pas de sérosité ; je renverse les lambeaux de la membrane, l'hémisphère est surchargé d’un énorme coagulum grisâtre s'étendant depuis la
… table interne de l'os frontal jusqu'à la tente du cer- . velet, et n'ayant pas moins de quatre travers de
doigt de large sur un pouce d'épaisseur; je le saisis avec des pinces, il se laisse soulever, et n’a pas con-
Ps