‹ De la paralysie considérée chez les aliénés. Recherches faites dans le service de feu M. Royer-Collard et de M. EsquirolChapitre 58 sur 122 · CHAPITRE Il · texte numérisé non relu

CHAPITRE Il

| PARALYSIE GÉNÉRALE AVEC COMPLICATION D UNE AUTRE AFFECTION CÉREBRALE.

.: Dans le chapitre qui précède ; je me suis attaché à faire ressortir l'ensemble des signes propres à la paralysie générale des aliénés, et j'ai produit desexemples qui donnent une idée de cettemaladie dans tous ses degrés d'avancement, Les ouvertures de corps ont démontré que la lésion des mouvements n’est due ni à une hémorrhagie cérébrale, nià un ramollissement aigu, nià une congestion sanguine, etc. FA elles ont fait voir que les altéra tions de tissu JE plus constantes se trouvent au pourtour du cerveau et dans ses enveloppes. La | marche qu'a suivie la maladie à toujours ou prés- . que toujours été lente; ce n'est qu'à force de

| temps, pour ainsi dire, que les mouvements de

Ja langue , des bras, des jambes , ont été presque

. impossibles, ou tout-à-fait impossibles. La pro-

gréssion des accidents a été graduelle ; la mort . n'est arrivée qué quand la paralysie à eu parcouru * toutes ses périodes, L’enchainement des symptômes a été régulier; rien ne l'a traversé depuis le commencement jusqu’à la fin. Mais ici, comme dans toutes les maladies, la nature n’est pas tou-

DRE 0) YA DE LA PARALYSIE, 10) jours aussi facile à suivre; par cela même qu'il « existé, du côté du cerveau , un travail habituel , 1 on voit se manifester, dans les fonctions céré- … - brales, uné foule de désordres auxquels on ne s'attendait pas, et qui, en compliquant le diagnostic (1), compromettent l'existence des sujets ; au moment où ils semblent le mieux se porter. 1 Les! complications que j'ai mentionnées sont, les 1 congestions sanguines, les hémorrhagies cérébrales, Ë les hémorrhagies enkystées et non enkystées de l'a; 1 rachnoïde, le ramollissement aigu du cerveau et de la moelle épinière, l'érosion de la substance

grise, enfin les phénomènes convulsifs.

(1) La science du diagnostic est sans contredit hérissée de difficultés, et elle sera le partage de celui-là seul qui, après avoir examiné ke point d’origine de chaque symptôme, ira s'assurer chaque jour par de nouvelles dissections, que le siége du désordre est réellement là où il l'avait soupçonné; mais parceque le diagnostic est difficile, est-ce à dire qu’il est impossible? Un aliéné est frappé depuis six mois de l'espèce de paralysie que je nomme générale ; il survient su- | bitement des symptômes d’une nature particulière , se rattachant à la formation d’une altération cérébrale nouvelle, et on dit : c’est un redoublement de paralysie. L’individu à eu un épanchement sanguin, par | exemple; la résorption s'opère peu à peu; ct l'existence se prolonge encore un an. Au bout de ce terme, on observe un nouveau redou-. blement de paralysie, mais qui cette fois est dù à la formation d’un ramollissement aigu; Le sujet succombe ;: on ouvre le crâne, et l’on trouve, d’une part, une phlegmasie ancienne au pourtour du cerveau ; de l’autre, la cicatrice d’ün ancien épanchement ; d’une autre, enfin, un défaut de consistance dans la pulpe; et l’on prétend qu’il est impossible de se reconnaître dans un parcil dédale! Si on eût pris les symp. ômes un par un, qu'on leur eût appliqué l'analyse, on eût vu qu'il, était facile de prévoir tout ce qui a été trouvé à l'ouverture du corps; mais ilest plus commode de nier et d'éviter les efforts dé travail. |)

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