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qui se compliquait de céphalalgies violentes qu on d. regardait comme sympiomatiques. Depuis six mois 1 le canal digestif paraissait rétabli, lorsque l'alié- # nation mentale s’est déclarée. 4
On ne connaissait aucune cause morale dont ë
{ 1) Service de M. Royer-Collard.
on put soupconner l'influence. Le sujet se plait
gnait quelquefois de ce que son commerce n’4/…
crées, Cp Lee TEE SE
lait pas ; mais il n’était pas probable que ce léger
motif eût produit de si fâcheux résultats. Long-
temps avant que la raison ne se dérangeât d’une manière évidente pour tout le monde , il accusait
de violentes migraines , et dormait mal. Il sentait sa mémoire s’affaiblir, parlait plus que de cou-
tume et formait des projets déraisonnables. Enfin le délire éclata. En général, M. L** divague sur
tous les points ; émet des d'idées extravagantes ; et dit tout ce qui se présente à l'imagination. Il
médite des voyages ; il a des vues d’ambition , et
est persuadé que ses richesses sont immenses. Il
ne sait plus ce qu'il fait; la réclusion devient indispensable. Après un mois de séjour Es une maison d'aliénés de la capitale, il entre à À Cha: rèenton.
La santé physique présente les apparences les
. plus favorables ; le malade n’est point difficile à
contenir , cause avec douceur et n’est dangereux
. pour personne. La sphère de ses idées est mani: festement rétrécie ; ; et il a à peu près oublié tout ce qu'il a su autrefois. Il n’a plus d'idées suivies,
et ne prononce ie plus souvent: que ces mots déta-
chés : Je suis empereur. — Je vous protègerai.
. — J'ai cent millions de rentes, ete. Aussitôt qu'on le perd de vue, il se couche sur le pavé du promenoir ; et y reste, dans une espèce.d apathie,