‹ De la paralysie considérée chez les aliénés. Recherches faites dans le service de feu M. Royer-Collard et de M. EsquirolChapitre 63 sur 122 · BAY CDE LA PARALYSE · texte numérisé non relu

BAY CDE LA PARALYSE

mène dans un vaste jardin , et si on n était prévenu, on né devinerait pas qu'il à été naguère sur lé point de cesser toute espèce d'exercice. L'état moral s’est également améli ioré : B*** ne se livre à aucun désordre d'action, ne présente aucune trace, de délire; mais l intelligence manque d'étendue; la mémoire et le jugement sont affaiblis ; tout indique une démence Sp qui ne laisse aucun espoir de guérison. De même l'espèce de rémiltence de la paralysie générale ne doit inspirer aucune confiance, et nous regärdons le sujet comme con: damné sans retour.

B. Sn re DANS LA PULPE CÉRÉBRALE:

L'hémontagie Sr proprement dite; ne complique pas la paralysie générale des aliénés aussi fréquemment qu'on pourrait le croire au premier abord : ce qui est d'autant plus étonnant , | qu il existe un travail permanent vers la iête, que les congeslions sanguines sont très communes , et que de la pléthore à.la rupture des vaisseaux il semble n'y avoir qu ‘une faible distance. L'exemple ; suivant d’'hémorrhagie cérébrale est le seul que je possède.

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N° XLIV. — PARALYSIE GÉNÉRALE AU DERNIER DEGRÉ : AVEC HÉMORRHACIE GÉRÉBRALE.

je

2 Démence ; paralysie générale qui fait sentir son influence sur la Jangue, sur les jambes et sur les bras ; tout-à-coup hémiplégie à gauche ; résolution assez prompte. Plus tard, augmentation graduelle de ha paralysie générale; mort, Huit onces de sérosité dans la grande * . Cavité de l’arachnoïde ; adhérences entre la pie-mère et le cerveau; coloration intense de la substance grise au dehors ; 3 kyste apoplec- “tique dans le corps strié droit; épanchement sanguin ose sd ‘la cavité de l’arachnoïde rachidienne (1}, FM

J“*, capitaine de première classe , âgé de qua rante-cinq ans à peu près , d’une taille courte, ramassée, d’une force moyenne , ayant la peau bâsanée, les traits grands et les cheveux noirs, présentait, au moment où l'attention fut fixée sur lui, tous les signes qui caractérisent la démence avec ‘complication de paralysie générale. Il ne put rendre compte des antécédents par lui-même, il fal-

lut se borner à la description des AR onEs qui

x - tombèrent sous les sens.

Le malade était assis sur un fauteuil ; quand on | luistendait la main, il avançait indistinctement aussitôt la main droite ou la main gauche , et ré- | pondait par: un sourire à la marque de bienveillance :

qu'où lui donnait. Le déplacement des mains se

| faisait lentement, comme si les bras eussent été

Mona d’un poids extraordinaire, ou comme 5 ils

£ussent été engourdis. Inyitait-on LA bee faire

(1) Service de M. Royer-Collard,

Sup SE ÉA PARTIE, 0) F un tour dans la salle; après beaucoup d'efforts , il sesoulevait, se cramponnait aubras qu'on fuioffrait, etparcourait quelques toises, ayantle corps à moitié cf dbuble, et marchant avec une peine excessive. 1 on eût cessé de le soutenir, il n’eût pu conserver | l'équilibre, ct fut tombé à la renverse. La faiblesse pdraissait également répartie d’un côté et dé |’ autté; la sensibilité était conservée ; mais les sens paraissaient difficiles à exciter, ct les perceptions res- ‘aient imparfailes,. Le langage ctait confus , les mots s' ‘entendäient à peine : on eût dit quela langhc | était sous l'influence de l'ivresse. L'œil conservait de la vivacité, et les traits avaient l'expression. de la douceur. Absence de mémoire , jugement aboli, véritable démence. L’ appétit manquait rarement, les digestions étaient faciles ; le Corps et la figure surtout offraient del OUEN Ne.

Âu commencement de 1824, De un moment où la paralysie générale semblait stationnaire depuis près d’une année , le côté gauche fut lout-ù- COUP frappé d’ hémiplégie. La bouche était dériée ct tournée à droite, le bras pendait immobile , la se traînait sur le Sol, la respiration était embarrassée, ct l'intelligence rigoureusement effacée : SCT CR pouvait être comparé aù carus. (On se hâte dé meltre Je malade au lit, on pratique une saignée , on prescrit une diète continue, ) Au bout de dix | jours de soins assidus, ce capitaine tetrouva Ja faible lueur d'intelligence qui lui restaitravant d'atta-

ques ét put imprimer quelques mouvetfients aus

membres du coté héminlégiquez; mais là faiblesse y resta à un taux plus élevé encore que dans lés extrémités du côté oppose. Lé malade put repren:

dre son régimé alimentairé ; on comimenca à le

lever dé nouveau, et il continua à rester péndant lé jour sur son fauteuil, commé ävant l'accident. Au milieu de l'été de là mêmé année { 1854), étaminant chaique jour le malade , nous suivions de l'œil, pour ainsi dire, les progrès de la paralÿsié

| générale : sa marche était lente ; gradiée ; ét n'as

vait rien de la précipitation de l'hémorrhagie céré. brale; le désordre du cerveat, èn s'étendant peu

à peu, ajoutait chaque jour à la faiblesse du sys-

‘tème musculaires la progression était devenue impossible; la prononciation s'entendait & peines le côté gauche, plus faible que l'autre ; approchait

de l’immobilité; la peau continuait à sentir’ les

organes de l'ouié, de l'odorat , dé la we, étaient |

affectés et avaient perdu la plus-grande partie de

Set hééne nd

Jar

| Jéur énergie; la santé ‘physique commençait à

guir, desescarrés se formaient au siége :toût

annonçait cette espèce d'agonte fente qui est fre quente chez les aliénés frappés de paralysie. géné rale ; et qui se prolonge | er que

| sieurs MOÏSu O1 €

- La mort nes'effectua qu à Lau dan prèmiers

- froids. Il n’était point survenu dé, mouvements . cloniques , de secousses convulsives dans les mem-

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