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toujours de manquer du nécessaire lors même qe ;
* tout abondaït dans son ménage.
1 Sur la fin de 1823, étant encore au lit, il avait éprouvé une série d ‘accidents qui doivent être at- Diibués : à la présence d’une congestion cérébrale :
| Connaissance nulle, mouvements des membres à
moitié abolis, révasserie ; mots prononcés entre les dents. (Sinapismes aux pieds, sangsues au
cou.) ‘Au bout de deux heures, tous les symptômes
de compression disparaissent, mais la prononciation reste embarrassée. Le soir on s ‘aperçoit que la "mémoire a baissé; le malade fait de vains efforts ‘pour rappeler à son souvenir plusieurs actes! im- *portants rédigés la veille en sa présence par son et 3 quelques j Jours après le délire éclate. 0° Lot sent autour de luiune odeur insupportable; “il ne trouve pas sa montre à la place accoutumée ; il soutient qu'on la lui à prise, court chez tous dl es horlogers, les accuse de recéler: et veut se faire restituer... 1 s'imagine être réduit à la misere la
plus profonde ; et se lamente sur!sa triste situas
signalé à un état de ‘repos qui paraissait lui être
228 OU IBE ÆA PARALYSIEN 0) tion . éte. ( Bains. } Pas de mnicux: nn. on RES l'isolement. | |
4, En entrant à Charenton , le malade éproue une vive impreasion ; il réfléchit sur les idées. qui le préoccupent depuis quelques jouts les trouve déraisonnables, et les abandonne.sans retour. (On continue les bains, on applique des sangsues au siège à différentes reprises.) Le calme paraît pars faitement rétabli; mais le malade conserve un léger embarras dans la prononciation; de son propre aveu; il n'a plus l'intelligence aussi mette et aussi vaste qu'autrefois; il retourneichez ses parents.
Au commencement de 1825, il est conduit de nouveau dans l'établissement. Son état est déplorable, sa constitution est détériorée, et sa malpropreté excessive; i lui reste À peine quelaues idées suiviess il croit être roi, et s'engage à me,faire sinistre ; son langage est difficile à comprendre, | la langue esi manifestement paralysée ; il.a des moinents d’agitation, et ne peut rester en place; | aussilôt qu'il se meut on s'aperçoit qu'il n'esb pas solide sur ses jambes. La paralysie générale est avancée; souvent le sujet fait des chutes, quel quefois, au moment où l'équilibre va se perdre | | il: prend un point d'appui contre les murs’ de son À cortidor: la faiblesse est: égale à droite et. à giuehes Les bras, sans paraitre: Aremblants , sans: éure privés de mobilité, ressentent Vinfluenet.du dés
EL
CONSIDÉRÉE GHE7 LES ALTÉNÉS. 223 ordre cérébral; ils ne peuvent soutenir un poids d’ une pesanteur très ordinaire. La sensibilité n est
pas éteinte; les organes des sens éxécutent régu-
lièrement leurs fonctions; l'appétit est naturel : absence de fièvre, point de symptômes annon-
çant l'existence d’un désordre dans les organes de l'abdomen ou de la poitrine,
Vers le milieu d'avril (trois mois après son arrivéc à Charenton}, cet homme fait une chute, et se froisse fortement la tête sur le tranchant d’un
escalier; le cuir chevelu est contus , mais le malade on ‘éprouve aucun. accident comateux, et il ne parait pas plus paralysé qu'auparavant. (On le couche; on ouvre une veine ; on prescrit une boisson
métisée. ) | jte
Le lendemain au matin, comaz le sujet ue parait pas entendre Îles paroles qu'on lui adresse ; il remue légérement ses membres, mais seulement quand on les pince; respiration bruyante , face très Touge, peau couverte de sueur: pouls fort et fréquent. (Nouvelle saignée. de trois palettes, cata pins: sinapisés aux mollets. ) |
Le troisième jour, mieux, qui excite une surprise. générale, Tri ouvre les yeux, montre sa Jangue, commence à reproduire des idées qui font Babilueliement, Je sujet de son délires il peut porter
ses bras et. ses jambes c on différents sens : diwinuipn de} la. fièvre. NEMVAHE Sand ut d'une Du quaiième jour; lamebilté des. menus)
224 PAONDE LA PARALYSIE
persisté; agitation qu'on réprime en appliquant une
camisole.
Le cinquiéme jour, nouveaux accidents qui laissent peu d'espoir. Les quatre membres sont frappés de résolution : le malade est couché sur le dos, et ne voit nin entend ; sa respiration est râ- Jeuse ; le pouls est fréquent , la peau chaude, la
sensibilité obtuse : tout présage une fin PrOCR IR
(Sangsues au cou.) Le septième jour, mort.
Autopsie du corps. é *
Tête. Onenleve la voûte at crâne avec précaution : il n’y a pas de fracture. A
Sur l'hémisphère droit , la dure-mère offre une teinte obscure et violacée : en appuyant légèrement, comme pour la refouler du côté du cerveau, on sent une fluctuation manifeste; on pénètre dans la grande cavité de l'arachnoïde, et on ne pratique d'abord qu’une étroite ouverture sur la dure-mère on aperçoit un énorme épanchement de sang, en partie liquide, en partie coagulé: on renverse les
Jambeaux de la dure-mère qu’on ouvre plus large ment , le sang s'écoule ; sa couleur est violette;
ce sang ne recouvre pas seulement les parties su périeures et latérales de l'hémisphère, il a pénétré jusqu’à la base du crâne , et la protubérance ; les pédoncules du cerveau le carré des nerfs’ optiques
| CONSIDÉRÉE CHEZ LES ALIÉNÉS. 225 sont baignés dans le liquide et comprimés par des caillots. | L'arachnoïde cérébrale (toujours de ce côté ) offre des désordres anciens et des désordres ré- . cents; l'enveloppe qu'elle fines en s’unissant avec la pie-mère, présente une épaisseur considérable, et qui est due à une infiltration séreuse. | | Les vaisseaux de l’arachnoïde sont très dévelop- | pés ; cette membrane est teinte en rose paï le sang qui a été en contact avec sa surface: cette coloration ne ressemble pas à l'injection inflammatoire et s'en distingue parfaitement.
La substance grise superficielle ( toujours à à droite et en dehors ) est également teinte en rose ; probablement encore cette teinte est artificielle. En effet le cadavre reposait sur l’occiput ; on avait noté que le sang régnait entrés petite quantité à la partie supérieure et antérieure de l'hémisphère } sa pesanteur l'avait entraîné vers la base du cerveau et vers sa partie postérieure ; ce fut précisément à la partie la plus élevée que la coloration fut moins intense : elle semblait suivre une progression crois. sante, à mesure qu'on avançait vers le point le plus déclive ; en pénétrant avec le scalpel dans la profondeur des cixconvolutions , on observe des phéno- , pnènes analogues.
… Mais la substance grise offre une altération beau- D plus notable sur la partie moyenne et un
peu externe de l'hémisphère; elle est contuse dans NL ;
‘une étendue d'un pouce ; son tissu est mêlé à du
sang coagulé , et forme une plaque facile à à écraser,
‘ai qui est unie à la pie-mère.
La susbtance blanche de ce côtéest saine, un peu
injectée; le ventricule latéral contient de la sérosité
{deux onces à peu prés), et sa membrane est couverte de granulations rouges.
On passe à l'hémisphère du côté gauche; les méninges sont infiltrees de sérosité; épaississement de plusieurs lignes, aspect entièrement opalin, vaisseaux très injectés et considérablement dilatés.
. La substance grise , ainsi que la substance blanche de tout l'hémisphère, est injectée.
Le ventricule latéral gauche contient de la sérosité sanguinolente ; la membrane qui le tapisse est chagrinée , couverte de villosités nombreuses.
Le quatrième veniricule laisse voir des villosités
du eo le reste de l’encéphale est à l'état nor-
‘tinale est décolorée et dépourvue d'injection: L 2e ‘foie, la rate, les reins, la vessie, sont à Fes
D. HÉMORNIAGES ENKYSTÉESs SIÉGEANT ENTRE LES pruxl
HP SOA 4 VAT 21
ping Les poumons crépitent: le cœur est.
vermeil et exempt d’altérations. sy
Abdomen. La membrane muqueuse gastro-intes-!
physiologique. 4
LAMES DE HARAGENOÏDES 6 4 Ce genre d’altération, infiniment eurieux sous
(RC à NI * un
Céy NE, à
| tous les rapports, paraît se rencontrer assez sou-
vent chez les aliénés atteints de paralysie générale: Les deux exemples suivants ont été recueillis dans un délai très court.