‹ De la paralysie considérée chez les aliénés. Recherches faites dans le service de feu M. Royer-Collard et de M. EsquirolChapitre 71 sur 122 · TES · texte numérisé non relu

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Se

| Ko

240 |) (DE LA PARALYSIE) | digestions sC faisaient bien et rapidement, On ne remarquait aucun indice de maladie du côté de

la poitrine ou de l’abdomen ; le pouls donnait cin-

quante-huit pulsations par minute ; Ja santé phy:

sique paraissait bonne. 14 Dans le cours de la quatrième année, les acci-

dents prirent un accroissement considérable, et il

fut facile de prévoir la mort prochaine de la mas

lade, Absence de mémoire et de jugement, vie végétative, à part quelques passions affectives; dé: jections involontaires ; paralysie complète des meme bres abdominaux ; faiblesse des muscles du cou et des muscles du tronc; mobilité des bras, qui du reste conservent peu de forces ; appétit diminué; maigreur générale; presque pas d’agitations; la malade passe sa journée sur un fauteuil.

La mort arriva vers la fin de cette même année ;

l’aliénée gardait le lit depuis un mois; le sacrum était couvert d’eschares ; les jambes étaient ëmmobiles, fléchies et rétractées , et sentaient à peine;

les bras agissaient encore faiblement; la malade

avalait avec beaucoup de peine de la soupe et du bouillon. R | Il survint dessymptômes d'irritation les to derniers jours , une ophthalmie aiguë s'était emparée des yeux, qui étaient rouges et remplis de mucus; la face, auparavant immobile et abattue, est continuellement en mouvement ; une coloration vive l'anime ; la malade est très agitée; son délire est

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aigu ; elle n’articule aucun mot, mais elle pousse

. des cris qui troublent le repos des personnes qui

. l'entourent; ses bras n’exécutent pas des mouve- 1 ments d’une grande étendue, mais ils se déplacent . incessamment, et sont le siège d’une espèce de 4 tremblement qui se propage à la face: sensibilité . des mains difficile à mettre en jeu, langue sèche et fuligineuse, pouls très fréquent , odeur de * souris. |

D lc Auitopsie du corps,

Crâne. La voûte du crâne s’enlève sans difficulté; les 0s ont offert l'épaisseur normale.

: Aussitôt que la dure- mère est incisée, ils’écoule ‘cinq onces , à peu près, de sérosité limpide de la gr ande cavité de l'arachnoiïde.

Les enveloppes du ceïveau (feuillet cérébral de l’arachnoïde et -pie-mère) sont infiltrées de sé

. rosité; on aperçoit le liquide au fond des circon- ; volutions, dans l’espace qui règne entre les deux membranes.

Les vaisseaux sanguins qui dre x la surface ; de l’arachnoïde, sont gorgés de sang , augmentés \ de volume et dessinés d’une manière f'appante ; À Ads pénètre les rameaux lès plus ténus.

On saisit les méninges avec dés pinces, et on Cherche à les enlever; chaque déchirure donne - lieu à un écoulement de sérosité ; mais l'épaisseur des méninges n'en reste pas moins plus qu'ordi-

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