DE LA PARALYSE, |. À
paire: Ce n est qu après qu’on a exprimé tout le ie quide qui est filtré dans le tissu lamelleux qu’elles reviennent à leur état naturel. | |
de EN 4, À
; La pie-mère se détache difficilement de ja sure
face cérébrale : on réussit à l’enlever ; maïs elle est.
telHément soudée aux circonvolutions , qu’elle em- i
porte des plaques de substance corticale de plus
d’une ligne d'épaisseur. Les adhérences n'existent
pas seulement dans un espace circonscrit ; on les
rencontre dans toute l’étendue de la surface en-
céphalique , elles ne sont nulle part aussi sensibles
que surles côtés de la scissure interlobaire,;en ayant, en arrière , au milieu des hémisphéres. À la base du cerveau , on voit sur la pie-mére des portiqns entières de circonvolutions. É
La pulpe adhérente est mollasse, et sa colora-
tion est fortement prononcée sur les hémisphéres ;
la substance corticale est imprégnée de sang qui paraît fondu avec ses molécules, et lui donne un
aspect violacé, une teinte lie-de-vin ; en raclant |
les circonvolutions , à leur superficie , on emporte une couche de substance grise comparable à une bouillie rouge et peu épaisse ; un peu plus profondément la substance grise est plus ferme, mais
l'injection violacée n’en existe pas moins.
. La substance blanche ne pèche pas sous le rap- |
nor de la consistance ; elle paraît saine et à l’état normal, à part un peu d'injection : elle est loin d'être sablée; cependant on voit suinter, sous
Ja lame du bistouri, , quelques gouttelettes de sang;
on ne découvre aucune altération (locale dans
. lescorpsstriés , dans les couches optiques , dans les .
parties centrales du cerveau ( voûte à trois piliers, corps calleux, septum lucidum,pontdeVarole,etc.);
mais, à deux pouces environ de la partie anté-
rieure de l'hémisphère droit, sur le trajet de la scissure de Sylvius, et non loin de l'extrémité antérieure du ventricule moyen, on-rencontre un
noyau de la grosseur d’une aveline , inégal à son … pourtour, d’une consistance de caséum durct , qui est niché dans l'épaisseur de la pulpe, et res-
semble , lorsqu'on l’écrase , à de la viande mâchée :
j'ignore quelle est sa nature ; je n'ai jamais rencon-
tré de dégénérescence semblable : mais les petits vaisseaux qui le traversent sont solides comme
des tubes de verre , et peuvent être comparés à de
gros crins percés au centre ; la substance cérébrale environnante est ramollie ;.sa couleur'est foncée, et on voit qu’il a existé un travail inflammatoire récent dans la pulpe. ae | La pie-mére qui recouvre la masse cérébelleuse
h adhère sur plusieurs points; la pulpe superficielle
se détache avec la membrane; la coloration intérieure ressemble à celle du cerveau ( violacée ). Le
quatrième ventricule est hérissé de nous . qui sont foncées en couleur.
La moelle alongée paraît saine; ses faisceaux noffrent pas d'injection bien tranchée.
250 HUUMPE A PARALYEIR S AON | 14 Le Men rachidien à offert ja Cconsi- | stance et la couleur propres à l’état sain.
… Les organes contenus dans les cavités abdomi=
male et thorachique n’ont présenté aucune altérai tion notable. | ELA CREUSE
N° XLIX. — PARALYSIE GÉNÉRALE AU DEUXIÈME DEGRÉ, AYEC RAMOLLISSEMENT DE LA MOLLLE ÉPINIÈRE. Coup sur la tête; perte de substance des os. Long -temps après, f frayeur subite, épilepsie. Plus tard, démence profonde, embarras dans la langue, faiblesse des membres abdominaux. Au bout de six mois, symptômes aigus pendant quarante-huit heures; mort. M4 1 lation de continuité sur le pariétal gauche ; adhérences de la duremère au pourtour de l’ouverture ; huit onces de sérosité dans Ja grande cavité de l’arachnoïde ; injection vasculaire des méninges; infiltration séreuse de la méningine et de laméningette ; adhérences partielles de la pie-mère au cerveau ; substance grise dure, molle, : colorée , suivant les places où on l’examine ; substance blanche en: . durcie ; granulations et sérosité dans les ventricules ; ramollissement de la moelle vertébrale, s'étendant depuis la quatrième vertébre cervicale jusqu’à la prémière vertèbre dorsale (1), )
Un charpentier, âgé de cinquante-deux ans , | d’une taille élevée et d’une bonne constitution ;, reçut dans son enfance un coup violent sur le pariétal gauche: il y eut fracture et perte de substance de l'os; la guérison ne laissa pas des’opérer -Sans accidents fâcheux ; mais l'os ne se régénéra | pas; et le cerveau resta protégé par les seules par= ties molles.
L’ intelligence se développa comme de coutume ; ;
(1) Service de M. Esquirol.
__ ‘ GCoNsIDÉRÉE CHEZ LES ALlénés. © 954
… les fonctions cérébrales et les autres fonctions s 'EXÉe
l: cutcrent avec une parfaite régularité ; l'individu are riva à l'adolescence , prit un état, et bientôt après 1 devint militaire. Une nuit, on l'éveille én tirant 4 des coups de pistolet à ses oreilles , et en criant 4 que l'ennemi approche... La frayeur le saisit; il à + un premier accès d’épilepsie ; plus tard les accés se . renouvellent, et il ne reste aucun doute sur leur … nature ; le malade est réformé et rentre au sein de ; ‘sa famille, La santé physique est bonne , l’intelli- « gence ne présente rien de désavantageux ; les attaques convulsives sont rares ; l’on ne conçoit aucune … inquiétude sur le sort du sujet : tout-à-coup il pré- sente les symptômes les plus alarmants : il parle seul, à demi-voix ; fait des gestes bizarres et insi- | gnifants; veut porter des pantalons en bois, acheter des domaines d’un grand prix, bâtir des mai- ‘sons magnifiques , etc. ; si l’on contrarie ses desseins, il s'irrite, s'emporte, et n’écoute aucune
“venue faible; il paraît à peine comprendre ce ‘qu ‘on Jui dit ; il n’a plus que des idées puériles;
“ ont perdu toute léur expressions la bouche à - demi ouverte, l'œil fixe, cet homme écoute d’un À air stupide les paroles qu’on lui adresse et ne réà Ko que des mots au hasard... On remarque en- : core que ; par moments, sa langue s’embarrasse, à [ah fait de vains efforts pour articuler les sons...
‘espèce de raisonnement ; son intelligence est de-.
l'aspect de sa physionomie est changé ; ses traits
ne sr Der. CR
252 SL be LA PARALYSIE ; is Ù
ET
(Bains) saignées répétées, potion caliniièe ) La
maladie marche, on provoque l'isolement.
. L'aliénation avait débuté dans les plus fortes
‘Na de l'été, le sujet entre à Charenton aû.
commencement de l'hiver. La santé physique n' a.
subi aucune altération; la figure est maigre, sans être défaite; les membres ne sont pas dépourvus d'embonpoint; le pouls est régulier, nullement
fébrile; la peau offre le degré de chaleur nor-. mal; la respiration s'exécute librement; l'appétit est naturel, les digestions sont faciles et promptest
La démence est profonde; le malade reste une par-
tie du jour assis , dans une inaction Complète, sans parler à personne, et ne paraissant s'occuper et
s'inquiéter de rien ; il répond quelques mots in=
signifiants aux questions qu’on lui fait; il mange
lorsqu'on lui présente des aliments, vient se coucher quand on l'en prie, et ne trouble en aucune façon le repos de ceux qui l'entourent; il peut marcher, et quelquefois même il se promène pendant des heures entières dans le corridor
ou dans le promenoir, mais il n'est pas /erme
sur ses jambes; pour peu qu’on le touche,
on le renverse, et souvent, lorsqu'il est seul,
on le voit chanceler et chercher un banc pour
s'asseoir. Il remue librement ses bras 3; il conserve
de la sensibilité sur tous les points du corps: la prononciation est défectueuse; il n’articule
distinctement aucun mot, et fatigue à à entendre.
Let L 4 CONSIDÉRÉ GREZ LES ALTÉNÉS. 253 4 Sangsues au cou, à plusieurs reprises ; tisanês rafraîchissantes. ) t | ; Un matin (six mois à partir du début), on observe une altération profonde dans la physionomie ; le teint est livide , l'individu est cramponné au grillage du poêle, et refuse de manger; la chaleur générale est diminuée , le pouls ést fréquent, mais difficile à suivre; agitation commençante , mais qui est encore peu vive; l’étroitesse des pupilles est excessive ; lembarras de la langue est redoublé; la faiblesse des jambes a fait des progrès tels que la
TR EE pe PRO NN LS
. progression est presque impossible. (On s'attend à voir survenir quelques symptômes aigus, ce qui est très fréquent chez les aliénés paralytiques ; on diminue la quantité des aliments. ) Le lendemain, l'agitation est extrême; l’aliéné a passé la nuit sans dormir ; il imprime à ses bras, | continuels, et glisserait hors du lit, si on ne prenait soin de prévenir les accidents par l’applica- * tion d’une forte camisole ; le malade ne peut sou- . Lever les membres abdominaux et les traine sur le - drap du lit. Il peut déplacer les bras et même les À porter jusqu’à latête; les mains sont presque insen- | sibles, ainsi que les jambes et les cuisses; la res- À piration est haute , le râle commence à se faire
entendre. Fièvre vive, chaleur à la peau, danger imminent. Les symptômes : cérébraux absorbent . toute l'attention , et on néglige d'explorer les or-
à ses jambes , à tout son corps, des mouvements
394 (IDE LA PAKALYSIE
ganes tthorachiques : à plusieurs reprises, j’exerce
une compression sur l'hémisphère gauche ,'en ap-
pliquant la main un peu fortement sur la partie
du: crâne privée d'os; l’agttation et le délire ces-
sent aussitôt; le sujet ne parle plus ; auparavant il
entendait et répondait aux questions que je lui. adressais, maintenant il est comme stupide et sans .
mouvement; je retire ma main, le délire et l’agita>
tion reparaissent. Pendant plusieurs minutes , mes
doigts suivent sans interruption les mouvements. d’élévation et d’abaissement du cerveau. ( Vingt
sangsues aux tempes, lavement purgatif, cata-
plasmes sinapisésaux pieds. ) Je suis porté à croire
- qu'une cérébrite aiguë complique la maladie an-°
cienne. La mort a lieu dans la soirée.
Ouverture du cadavre.
Sur la partie moyenne du pariétal gauche, on.
aperçoit une vaste dépression; on dissèque atten- : tivement le cuir chevelu, on trouve que l'os a »
éprouvé une perte considérable de substance; le.
crâne est troué dans une étendue de deux pouces transversalement, et d'un pouce d'avant en ar-
rière ; la dure-mère est exactement appliquée sur » Vouverture , et lui forme un tampon membraneux st
on enlève la voûte du crâne, en brisant les 08.
heaucoup au-dessous de l’altération qui a étéindi-
quée; dans toute l'étendue de la solution deconti- | nuité, le tissu fibreux a acquis de l'épaisseur,
CONSIDÉRÉF, CHEZ LES ALIÉNÉS. ai à mais ce tissu ne paraît pas autrement altéré: au pourtour de l'ouverture, on distingue des lamelles osseuses qui sont entièrement spongieuses ; Si-cés lamelles eussent pris de l’accroissement , elles eussent formé une table solide en. remplacement de Jos détruit, mais elles n'avaient que quelques lignes détendue, et donnaient attache aux brides cellulaires qui fixaient la dure-mère à la face interne du pariétal; car il fallut disséquer ces brides pour mettre le cerveau à découvert.
Vis-à-vis de la solution de continuité, le feuillet arachnoïdien qui recouvre la membrane fibreuse . adhère intimement avec le feuillet arachnoïdien qui tapisse la pie-mère , et celle-ci est unie au cer« veau: il résulte de là qu’en déjetant de chaque côté les lambeaux de la dure-mère sur l’hémisphère gauche , on enlève une portion de circonvolution : nous reviendrons sur cette particularité. : La grande cavité de l’arachnoïde contient au moins huit onces de sérosité verdâtre qui s’accumule à la base du crâne, .et se mêle à la sérosité qui s'échappe du canal vertébral. | |. On procède à l’examen de la méningine et de Ja x méningette : les gros vaisseaux de l’arachnoïde sont gorgés. de sang; ils se dessinent de toutes parts, (3 sont doublés de volume ; l’injection s'étend aux vaisseaux d'un moindre calibre, 0t. cette mempes est généralement injectée.
Pine quantité remarquable de sérosité dieiend
956: MM LAl PARALYBIE > ON : ; Fi les mailles de la pie-mère; l'espace qui sépare cette membrane de l’arachnoïde ee distendu par dû liquide qui s ’écoule en partie, à mesure qu "on déchireles membranes ; mais les méninges n’en conservent pas moins une épaisseur de près de deux lignes ; la pie- -mère abandonne les circonvolutions … sans emporter de substance grise sur toute la \ partie postérieure des deux hémisphères, et sur 1 toute leur partie latérale , excepté vis-à-vis de l'al. à tération de l'os; maïs, en arrivant à la partie an- | térieure de’ la scissure interlobaire, on trouve de j'adhérence entre les deux hémisphères; on cherche à enlever la pie-mère, elle est soudée à la. pulpe corticale, et en enlève une couche mince Ë ét rosée. Les adhérences se renouvellent sur la x partie inférieure et antérieure des hémisphères’, … tout le long des gouttières qui logent les nerfs olfac- " tifs ; là, la PRE se sépare difficilement de l’ en- 4 céphale, et ne s’en détache qu’en A 0 ñ
sa substance grise. | La portion de circonvolution qui était soudée à A la pie-mère vis-à-vis de l'endroit de lafracture n'é- … ‘tait pas ramollie; bien loin de là, son tissu était ÿ ferme et résistant ;: on trouva même , en enfonçant le bistouri dans l’ épaisseur de cette cir convolution, une plaque d’une dureté tres prononcée. Les autres M circonvolutions semblent avoir une consistance … ni normale. Quand on arriva à la cannelure du nerf olfactif du même côté, on trouva une différence de
- CONSIDÉRÉE CHEZ LES ALIÉNÉS. 257 . consistance hien sensible ; sans qu'il existât de ra- . mollissement proprement dit. La couleur, qui n’a 2 vait pas paru augmentée ailleurs, fut jugée là très * foncée. On observe quelque Han d’analogue le long de la cannelure des olfactifs de l'hémisphère : opposé et dans leurs parties adjacentes; les cir-
convolutions de tout le reste de l'hémisphère pa- Vrurent : à l'état sain.
Je coupe la substance Mattel par (cotes et Lie rm'avance vers la voûte des ventricules : je th'a- -perçois aussitôt que cette substance est très endurcie : on peut la tirer sans Ja rompre, comme du caoutchouc; ce qui est surtout bien sensible le long du plancher ventriculaire. Du reste, il n'existe point de /ésion locale dans les corps striés , dans les couches optiques, dans les parties cen- )trales du cerveau. Lafsubstance blanche n’est pas.
Les PA ÉAUIES latéraux contiennent quatre onces de sérosité, à peu près; les villosités sont très
Doe aus toute à “NES de Et mem-=
. Dans le Mine ventricule , comme cela arrive habituellement, le sonflement des villosités est beaucoup plus prononcé encore ; elles ressemblent à des bourgeons d’une couleur vive et animée. . 1 Le cervelet n'offre rien autre on de particu+ | 5
s * ON + ONE "+ au ù 2 \ + « “à
258 AIDE 14 PARALYSIE tr lier; le pont de Varole est jugé sain. Ja moelle alongée et ses éminences paraissent saines.
On ouvre le canal rachidien : les en flines et les enveloppes séreuses n'offrent rien, d'extraordinaire; on remarque, à partirde la qua! trième vertèbre cervicale , un défaut de’consistance). dans les faisceaux postérieurs de la moelle. Nous. craignons d’abord que ce ne soit une altération!" produite par l'application maladroïte du rachitome, … nous examinons de plus près: il existe réellement! un ramollissement bien fondu avec les molécules! intimes de la moelle ; qui pénètre jusqu'aux fais-. ceaux antérieurs, et les intéresse légèrement. La pulpe médullaire n'est point diffluente comme du. pus, mais elle n’a pas sa consistance habituelle ::
le désordre diminue graduellement, et ne dépasse,
pas la huitième vertebre.
Le reste du prolongement rachidien n’est alté 18
quesous le rapport de la ‘coloration; là substanc eu
grisé est violacée.i prob s
-Poitrine. Épanchement de sérosité dans la:ca-, vité des plèvres, à droite comme à gauche; Us membranes: non. ‘organiséess qui lECOUVIENÉ lest parties latérales des côtes, le diaphragme et les! 1 poumons ; ces concrétions couenneuses se déta= chent avec facilité, par plaques larges comme’ lat main, et épaisses de plus d’une ligne. fr *
Leparenchyme pulmonaire a subi de graves MO difications; partout, excepté dans quelques points
Re > 4 ET SRE
trés peu étendus, on aperçoit de l'hépatisation et . un commencement de suppuration grise.
Le cœur est volumineux, et offre un épaississe- ‘ ment qui est limité au ventricule gauche ; ses: ca-
vités ont conservé la largeur qui leur est propre. Abdomen. Rien de particulier dans les premières | pros du canal alimentaire, nous apercevons dans les intestins gréles quelques plaques assez fortement injectées, mais l'injection correspond
aux anses intestinales les plus déclives et probable:
. ment elle constitue un phénomène cadayérique.
F; ÉROSION Du CERVEAU.
ef la substance blanche, dans une légère profon-
. deur, avaient disparu, comme sion les eût enlevées: . molécule par molécule, sans rien gâter etsans rien! . . défigurer dans les parties voisines. Quelle est la na=! ture, de cette espèce d’ulcération? Que sont devenues les particules qui occupaient la placerde la
cayité? Je l’ignore, et je n’ai jamais trouvé de désordre semblable depuis que j'ouvre des cadavres.
Un malade que j'avais long-temps observé et qui: be tard fut ouvert par M. le docteur Leuret, dont l'exactitude ne peut être soupçconnée, a offert sur Je lobe moyen du côté droit une cavité dont la for-. . mation s'explique difficilement. La substance grise:
pe
| Qt 260! | LDH LA PARALYSIEs oo)
Ne L. = pARALYSIE GÉNÉRALE AU DERNIER DEGRÉ »